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 les films qui vous ont marquees

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Fleur

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MessageSujet: les films qui vous ont marquees   Lun 8 Mar 2010 - 16:08


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Fleur

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MessageSujet: Re: les films qui vous ont marquees   Lun 5 Avr 2010 - 14:55


Alfred Hitchcock

Sir Alfred Joseph Hitchcock (13 août 1899 à Leytonstone dans la banlieue
de Londres - 29 avril 1980 à Los Angeles) est un cinéaste à la fois
britannique et américain. Il est surtout connu pour ses films policiers
et à suspense. Mort le 29 avril 1980 (à 80 ans)
Los Angeles, Californie (États-Unis)

Surnom : Hitch, Le Maître Du Suspense


Profession(s) Réalisateur

Participations
Les 39 marches
Une femme disparaît
Rebecca
Les Enchaînés
La Corde
Fenêtre sur cour
Sueurs froides
La Mort aux trousses
Psychose
Les Oiseaux
Pas de printemps pour Marnie


Alfred a un seul enfant, une fille prénommée
Patricia, née le 7 juillet 1928.


Les débuts
Alfred Joseph Hitchcock naît le 13 août 1899 à Leytonstone dans la
banlieue de Londres. Ses parents, William et Emma, sont épiciers en gros
et Alfred est le dernier de leurs trois enfants : l’aîné William est né
en 1890 et la cadette Eileen en 1892. Dès son plus jeune âge, il est un
enfant solitaire et peureux. Il avoue lui-même ne pas avoir eu d’amis
dans son enfance et avoir passé son temps à jouer seul. Certains
éléments marquants de son enfance se retrouveront dans ses films. Ainsi,
il est plusieurs fois question du métier d’épicier - cf. Agent secret,
Frenzy. De même, l’aversion très visible de Hitchcock pour la police -
en fait pour les policiers, montrés incompétents - peut s’expliquer par
un rapide séjour au commissariat, alors qu’il était âgé de seulement 4
ou 5 ans. Enfin, les religieux sont aussi souvent critiqués à travers
ses films ; Hitchcock avait en effet été placé par ses parents
catholiques dans un collège de Jésuites et il en a gardé un très mauvais
souvenir, notamment à cause de sa crainte des punitions corporelles.

À la mort de son père en 1914, il doit trouver un emploi et entre à la
compagnie Henley, qui fabrique des câbles électriques ; son travail dans
la publicité développe ses talents de graphiste.

Sa carrière cinématographique débute en 1921 lorsqu’il est engagé par
les studios américains de la Famous Players-Lasky à Islington. Pendant
deux ans, il va dessiner des intertitres. Durant cette période, il
côtoie le réalisateur George Fitzmaurice, qui dessinait ses films plan
par plan ; Hitchcock appliquera cette méthode quand il réalisera ses
propres films.

En 1922, il tente de produire et de réaliser son premier film - Number
Thirteen - mais le projet sera abandonné. Hitchcock est ensuite
assistant-metteur en scène dans la compagnie fondée par Michael Balcon.
C’est ainsi qu’en 1923, il rencontre sa future femme Alma Reville lors
du tournage de Woman to woman.

Contrairement à d’autres réalisateurs perçus comme plus littéraires,
Hitchcock montre très tôt un goût pour la technique. Pendant ses années
de formation, il s’implique dans tous les domaines : décors, costumes,
scripts… Son perfectionnisme lui vaudra par la suite de nombreuses
scènes cultes. Comme le cinéma allemand est alors un des plus aboutis,
il complète ses connaissances entre 1923 et 1925 en travaillant à Berlin
pour l’UFA en tant que décorateur puis scénariste. Il restera
profondément marqué par cette expérience et s’inspirera des réalisateurs
expressionnistes.

En 1926, il réalise son premier film - The Pleasure Garden - puis un
second la même année - The Mountain Eagle - qualifié par Hitchcock de
mauvais film et d’ailleurs désormais perdu.


La période britannique
Le premier grand film du « maître du suspense » est sans aucun doute The
Lodger, réalisé en 1926. On y retrouve la plupart des éléments des
prochains succès : une jeune femme blonde, un assassin, un homme accusé à
tort… Les films qui suivent ne remporteront pas un grand succès et
certains seront même décriés par Hitchcock lui-même, tel Champagne
(1928). 1929 marque une année charnière puisque son film Chantage
connaît d’abord une version muette par volonté de la production, puis
une version parlante, Hitchcock ayant fait des enregistrements en
cachette. Désormais, tous ses films seront parlants.

De nombreux films, de plus en plus justes, suivront. Certains
rencontreront un vif succès tel L'homme qui en savait trop (1934) dont
un remake sera fait en 1956. Le thème de l’innocent accusé à tort et
obligé de s’enfuir pour prouver son innocence apparaît dans maints films
de la période britannique ; citons par exemple Les 39 marches ou Jeune
et innocent. Vers la fin des années 1930, Hitchcock commence à avoir une
certaine réputation auprès du public américain ; alors au sommet de son
art, David O. Selznick lui propose de partir à Hollywood. Désormais, il
réalisera tous ses films en Amérique.


La période américaine
Selznick voulait qu’Hitchcock réalise un film sur l'histoire du Titanic ;
néanmoins Hitchcock parvient à imposer son film — Rebecca (1940). Des
tensions naissent entre les deux hommes quant à l’importance du montage,
au choix et à la direction des acteurs et à la fidélité à laquelle est
tenue un réalisateur[1]. Hitchcock ne réalisera que quatre films pour
Selznick (Rebecca en 1940 ; La Maison du docteur Edwardes en 1945 ; Les
Enchaînés en 1946 et Le Procès Paradine en 1947) avant de décider qu’il
vaut mieux être son propre producteur en 1947. Cependant, produire un
film coûte cher et les premières œuvres indépendantes d’Alfred Hitchcock
(La Corde et Les Amants du Capricorne) n’ont guère de succès au
box-office. C'est ainsi que pressé par ses créanciers et par son agent,
Les Wasserman, il accepte en 1955 de prêter son nom et son image à une
série télévisée intitulée d’abord Alfred Hitchcock présente (1955-1962)
pour un salaire de 129 000 $ par épisode de 30 minutes. De 1962 à 1965,
la série prendra le titre de Suspicion.

Son rôle y est toutefois limité et cela relève de son propre choix. Il
écrit et présente l’introduction de chacun des épisodes et en choisit
les scripts (rôle qu’il confiera à partir de 1959 à Joan Bennett son
assistante et amie). Contrairement à ce que beaucoup de spectateurs
croient à l’époque, la série Alfred Hitchcock présente est fort peu
révélatrice de ses particularités et de ses talents en tant que
concepteur, scénariste, monteur et réalisateur. De fait, sur les 368
épisodes télévisés, Hitchcock n’en réalisera que 20.

Revenge (2/10/55)
Poison (5/10/58)
Breakdown (13/11/55)
A Dip in the Pool (1/06/58)
Back for Christmas (4/3/56)
Banquo’s chair (3/05/59)
The case of Mr Pelham (4/12/55)
Arthur (27/09/59)
Wet Sathursday (08/56)
The Crystal Trench (4/10/59)
Mr Blanchard’s secret (23/12/56)
Incident at a corner (5/4/60)
Four o’clock (30/09/57)
Mrs Bisby and the colonel (27/09/60)
One more mile to go (7/04/57)
The horse player (14/03/61)
The perfect crime (20/10/57)
Bang! You’re dead! (17/190/61)
Lamb to the slaughter (13/04/58)
I saw the whole thing (11/10/62)
Les films réalisés et produits par Hitchcock entre 1954 et 1963 sont en
général considérés comme ses plus grands chefs-d’œuvre. Citons notamment
Sueurs froides (1958) ou Psychose (1960) d’après le roman de Robert
Bloch. Avec les Oiseaux en 1963, Hitchcock tente de faire réfléchir le
spectateur sur la place de l’Homme : « Et si mère Nature reprenait le
dessus ? ».

Les films qui suivront seront moins personnels - peut-être aussi moins
ambitieux. L’âge commence à se faire sentir, le cinéma est en crise à
cause de l’arrivée de la télévision dans les ménages et Hitchcock a
perdu deux de ses plus proches collaborateurs : Bernard Herrmann, son
musicien, et Robert Burks, le directeur de la photographie. Sans être
toutefois des « navets », les films réalisés après Pas de printemps pour
Marnie (1964) n’ont pas la même dimension que ceux de son âge d’or.

Après l'échec du Rideau déchiré et de L'Étau, Hitchcock retrouve le
succès avec Frenzy, en 1972. Puis, Complot de famille en 1976 reçoit les
hommages de la critique. Le réalisateur prépare, en 1978, un nouveau
film d'espionnage très prometteur, The Shorth Night. Mais devant la
difficulté du tournage, il met fin à sa carrière et prend sa retraite.


L’influence hitchcockienne
Si aujourd’hui Hitchcock est considéré par beaucoup comme l’un des plus
grands réalisateurs de cinéma, cela n’était pas le cas lors de la sortie
de ses films. Peu aimé de la critique, il était accusé de toujours
refaire la même histoire ou de faire ses films en fonction du public. À
cela, Hitchcock répondait qu’il ne comprenait pas l’attitude nombriliste
de certains réalisateurs qui font des films pour eux-mêmes.

Néanmoins, Hitchcock a toujours été plébiscité par le public. De plus,
de nombreux films, clins d’œil à Hitchcock, ont été faits tel Psycho
(1998) de Gus Van Sant qui reprend à quelques détails près les mêmes
plans que l’original mais est tourné en couleurs. Ce film fut un échec.

Aujourd’hui, de nombreux réalisateurs s’inspirent directement du travail
d’Hitchcock. Il est le premier à avoir appliqué dans ses films toutes
les « recettes » du suspense et des scènes d’anthologie toujours
appréciées - la douche dans Psychose - montrent à quel point il reste
populaire.

Parmi les réalisateurs actuels, celui qui se veut le plus hitchcockien
est sans doute Brian De Palma.


Le cinéma hitchcockien
Nous nous appuierons sur Psychose, Sueurs froides, Les Oiseaux et
Fenêtre sur cour pour déterminer les éléments récurrents du cinéma
d’Hitchcock.


Le suspense
Le suspense doit se distinguer de la surprise, plus caractéristique du
cinéma d’horreur ou d’épouvante. Dans les films d’Hitchcock, justement
surnommé le « maître du suspense », le suspense est obtenu par un
décalage entre ce que le spectateur sait et ce que le personnage voit.
L’attente anxieuse du spectateur peut ensuite être renforcée par une
musique accentuée, des ombres, des effets de lumière… Dans le cinéma
d’horreur, l’effet de surprise consiste à faire apparaître une chose (ou
un personnage) inattendu et souvent terrifiant alors que ni le
personnage ni le spectateur ne s’y attendait. Mais dans les films
hitchcockiens, l’anxiété du spectateur augmente au fur et à mesure que
le personnage reste inconscient du danger. Il se demande ce qui va
arriver quand il l’apercevra enfin. Tous les films d’Hitchcock
s’appuient sur cet effet.

Ainsi, dans Fenêtre sur cour, le spectateur est seul à voir le voisin
d’en face sortir de son appartement avec une femme ; Jeffries dort à ce
moment. De même, quand le détective monte les escaliers du manoir dans
Psychose, le spectateur voit la porte s’entrouvrir et il est seul à
prévoir le meurtre du détective. Sueurs froides est aussi
particulièrement significatif puisque le spectateur apprend par un
flash-back, dès le début de la seconde partie du film, la véritable
identité de Judy et tout le complot monté contre Scottie. Le spectateur
s’interroge ainsi sur la tournure que vont pouvoir prendre les
évènements.

Des critiques reprochaient à Hitchcock de toujours faire le même film.
Il y a d’abord un élément déclencheur « Le MacGuffin » et un personnage
lambda devient héros du film. Il est vrai que la plupart de ses films
adoptent cette structure. Le MacGuffin (ou élément déclencheur) de
Psychose est l’argent volé au patron ; celui de Les Oiseaux est le
couple d’inséparables… Leur importance dans le film diminuera
progressivement jusqu’à ne plus avoir aucun rôle, tant le personnage est
emporté par les évènements. Ainsi, le psychiatre à la fin de Psychose
remarque lui-même que « c’était un crime passionnel » et donc que les 40
000 $ n’ont eu aucun rôle dans l’action. Norman Bates n’en avait
d’ailleurs pas connaissance ; l’argent n’a servi qu’à conduire Marion
Crane vers le Motel Bates, et vers sa perte.
Les femmes

Hitchcock entretient des rapports difficiles avec les femmes dans son
enfance et son adolescence. Il est un enfant solitaire et ne s’y «
intéressera » que vers l’âge de 20 ans. Dans ses films, les figures
féminines sont souvent les plus noires. D’une part, les jeunes femmes
blondes représentent souvent le mal ; dans Les oiseaux, Melanie Daniels
est accusée de sorcellerie, dans Sueurs froides, Judy est complice d’un
meurtre. De plus, la figure de la mère est omniprésente et en opposition
constante avec son fils. Cela aussi est visible dans les Oiseaux, où la
mère a peur d’être abandonnée par son fils ; le paroxysme de cette
relation est bien sûr présent dans Psychose où l’assassinat de sa mère
déclenche la schizophrénie de Norman Bates
.


La nourriture
Hitchcock était complexé par son poids, héritage de son père qui
appréciait également la bonne cuisine. Différents acteurs et membres de
l’équipe technique racontent qu’Hitchcock les invitait à dîner pour
faire plus ample connaissance mais qu’ils parlaient davantage de
gastronomie et du bon vin que du film en cours.

Dans ses films, la nourriture a un rôle important. Elle accentue le
désir de Norman Bates pour Marion Crane dans Psychose, puisqu’il lui
apporte les sandwiches afin de discuter avec elle. La fameuse scène du
baiser dans Les Enchaînés est entrecoupée de propos sur le poulet. De
même, l’invitation au dîner est souvent un désir d’un des deux
personnages d’aller plus loin dans sa relation avec l’autre. Ainsi,
Scottie invite Judy à dîner, Mitch invite Melanie, John « le Chat » et
Frances partent en pique-nique respectivement dans Sueurs froides et Les
oiseaux et La Main au collet ; une relation amoureuse peut débuter.
Enfin, dans Fenêtre sur cour, Lisa est vue comme une femme parfaite et
Jeffries semble l’admettre lorsqu’elle lui apporte son repas : «
Parfait, comme d’habitude ».


Les caméos
Article détaillé : Caméos d'Hitchcock.
Un caméo est l’apparition furtive (souvent muette) d’une personnalité
célèbre dans un film. Hitchcock apparaissait dans ses premiers films car
il manquait de figurants. Mais rapidement, ses caméos devinrent un jeu
pour le spectateur et on peut le voir dans tous ses films de la période
américaine. Mais en aucun cas cette apparition furtive ne doit freiner
le déroulement de l’action et Hitchcock apparaît ainsi généralement en
tout début de film pour que les spectateurs ne l’attendent plus et
puissent être pleinement dans le film.

Les caméos d’Hitchcock révèlent un personnage assez paradoxal. Obsédé
par son physique, il ne perdait pourtant pas une occasion de se montrer,
contrairement à d’autres réalisateurs très discrets. Cela est une part
de son humour cocasse, qui ponctue bien souvent ses films.

Des exemples de caméos :

Dans l’appartement du pianiste dans Fenêtre sur cour.
Sortant de l’oisellerie avec ses (vrais) chiens alors que Melanie y
entre dans Les Oiseaux.

Un M. Tout Le Monde innocent
La plupart des personnages des films d’Hitchcock deviennent héros malgré
eux. Parfois accusés à tort, ils doivent s’enfuir afin de prouver leur
innocence. Marion Crane (Psychose) est une employée lambda, Mitch (Les
oiseaux) un simple avocat… Le déroulement de l’action va les pousser à
faire preuve de sang-froid et ainsi devenir héros. Hitchcock tient ainsi
à montrer que ses histoires peuvent arriver à n’importe qui, et le fait
que le spectateur s'identifie au personnage peut amplifier le suspense.



Un spectateur complice
Hitchcock réalise ses films pour le spectateur et il aime jouer avec
eux. Dans Fenêtre sur cour, il nous amène à avoir la même attitude que
Jeffries et Lisa : comme le dit cette dernière, « nous sommes déçus
parce qu’un homme n’a pas assassiné sa femme ». Et la fenêtre de
Jeffries, sorte d’écran de cinéma, nous place dans la même position que
Jeffries. Évidemment le spectateur veut une victime et un meurtrier car
il veut de l’action. Cela est aussi visible dans Psychose, où l’on
espère que Norman Bates ne va pas oublier le journal — presque une
preuve de sa culpabilité. De même, quand il veut faire disparaître la
voiture dans le marais, celle-ci s’arrête un moment de s’enfoncer et le
spectateur est aussi soulagé que Norman quand elle s’enfonce à nouveau.

La force d’Hitchcock est de rendre le spectateur complice du meurtrier,
malgré lui.


Hitchcock et les blondes
Les « blondes sophistiquées » des films de Hitchcock sont devenues des
paradigmes du cinéma, des figures fondatrices, et des images éternelles
de l’imaginaire. Les blondes de Hitchcock sont toujours représentées
comme étant froides. Les Oiseaux et Pas de printemps pour Marnie sont
deux films clés pour qui veut saisir quelque chose entre la vie privée
et l’œuvre du cinéaste. La raison tient à Tippi Hedren. La seule actrice
à laquelle Hitchcock a osé déclarer sa flamme. On a l’impression que
Hitchcock a réalisé les Oiseaux pour malmener Tippi Hedren, l'effrayer,
abîmer sa beauté insolente. Façon pour le moins maladroite de lui avouer
son amour. C’est durant le tournage de Marnie, que Hitchcock va tenter
de le lui avouer une nouvelle fois. Il va poursuivre lourdement Tippi de
ses assiduités. Le ressort d’Hitchcock sera cassé, Marnie se terminera
dans une lourde ambiance de bâclage et la carrière de Tippi Hedren sera
brisée net. Tippi Hedren avait refusé toutes les avances d’Hitchcock
durant le tournage des Oiseaux ; pour se venger, Hitchcock lança de
vrais volatiles pour certaines scènes de film. Blessée physiquement et
psychiquement, elle dut être soignée. Sur le plateau, déclare-t-elle
dans une interview, il y avait en permanence une personne de la S.P.A. «
C’est plutôt moi qui avait besoin d’être protégée. Je ne sais combien
de fois j’ai été mordue, griffée, parfois cruellement, par les oiseaux
pris de panique. Les hommes manipulant les mouettes et corbeaux
portaient des gants, moi j’étais l’innocente cible inventée par
Hitchcock ».

La fille de Hedren (Melanie Griffith) ayant grandi confia à Télérama : «
J’ai toujours pensé que Hitchcock avait volé ma mère ». « Il était
obsédé par elle et il a brisé sa carrière parce qu’elle ne voulait pas
se laisser faire. Pour mes six ans, il m’a envoyé une boîte en forme de
cercueil avec une poupée représentant ma mère telle qu’elle était dans
les Oiseaux. C’était un malade ». La carrière de Hitchcock déclinera.
Effrayés, les producteurs imposeront leurs propres blondes. Tippi
Hedren, quant à elle, n'aura pas eu tout à fait la carrière prévue, mais
deviendra encore plus célèbre après Pas de printemps pour Marnie, en
tournant avec Charlie Chaplin, Marlon Brando, Sophia Loren, Jude Law,
Mark Wahlberg ou encore Naomi Watts.

Pour le film Sueurs froides , Hitchcock ne voulait pas au départ de Kim
Novak, il voulait Vera Miles, et en faire « la nouvelle Grace Kelly ».
On avait photographié son visage, doux et distingué, pendant des jours,
tout était prêt. Mais Vera Miles était enceinte de son mari, Gordon
Scott. Hitchcock voulut retarder le tournage après la naissance de
l’enfant. Impossible. Il trouva alors sa vengeance : lui donner le
second rôle féminin dans Psychose, celui de la sœur de Janet Leigh. Vera
Miles avait le crâne rasé car elle jouait dans Cinq Femmes marquées et
Hitchcock l’affubla d’une perruque qui détruisait sa beauté. Hitchcock
déclare en parlant de Sueurs froides « Quand la Paramount a donné le
rôle à Kim Novak, j’ai perdu tout intérêt pour le personnage et le film
lui-même… » Ce qui est faux, à en voir le résultat. « Je crois avoir
déçu Hitchcock. Je ne correspondais pas à son image de blonde idéale. À
mon avis, il était conscient d’avoir commis une erreur en me
choisissant, et il a décidé de tirer parti de cette erreur. C’est comme
s’il avait voulu se mettre lui-même dans la peau de Scottie en espérant
retrouver en moi une blonde à la Grace Kelly, ce qui n’était pas le cas,
tout en espérant changer ma nature. Du coup on retrouve cette
résistance à l’écran. »

Les différents lieux de tournage
Hitchcock, en grand perfectionniste, prenait soin de choisir les lieux
où il tournait ses films et ses scènes.

Dans L'ombre d'un doute, Hitchcock choisit la petite ville de Santa
Rosa, idyllique et pleine de charme, afin de renforcer l'aspect innocent
de ses personnages et criminel de l'oncle Charlie. En 1958, il choisit
San Francisco pour tourner son prochain long-métrage, Sueurs froides.
Cette ville vallonée reflétait parfaitement les émotions de Scottie.
Dans La mort aux trousses, il prend un champ vide pour tourner la scène
mythique de l'avion. Cette espace vide permettait à Hitchcock de montrer
à quel point la situation est inattendue et absurde.


Filmographie
À partir des années 1950, Hitchcock a décidé, non seulement de continuer
ses films, mais aussi de lancer une série télévisée, Alfred Hitchcock
présente, petites histoires à suspense, et également de prêter son nom
pour des livres pour enfants, dont la série Les Trois Jeunes Détectives.
Cela montre à quel point Hitchcock aime son travail et comment il le
diversifie.


Films muets

par récompense ou nationalité
Période britannique

Comme coscénariste, directeur artistique et assistant réalisateur :

1923 : La Danseuse blessée (Woman to woman)
1924 : L’Ombre blanche (White Shadow)
1924 : The Passionate Adventure
1925 : Le Voyou (The Blackguard)
1925 : Prude's Fall

Comme réalisateur :
1925 : Les Jardins du plaisir (The Pleasure Garden)
1926 : The Mountain Eagle
1926 : Les Cheveux d'or (The Lodger)
1927 : Downhill
1927 : Le Passé ne meurt pas (Easy virtue)
1927 : Le Masque de cuir (The Ring)
1928 : Laquelle des trois ? (The Farmer's Wife)
1928 : Champagne
1929 : The Manxman
1929 : Chantage (Blackmail)


Films parlants
Période britannique

1929 : Chantage (Blackmail)
1929 : Junon et le paon (Juno and the Paycock)
1930 : Meurtre (Murder)
1931 : The Skin Game
1932 : À l'est de Shanghai (Rich and Strange)
1932 : Numéro dix-sept (Number Seventeen)
1934 : Le Chant du Danube (Waltzes from Vienna)
1934 : L’Homme qui en savait trop (The Man who Knew Too Much) (fera
l’objet d’une nouvelle version en 1956)
1935 : Les 39 marches (The 39 Steps)
1936 : Quatre de l'espionnage (The Secret Agent)
1936 : Agent secret (Sabotage)
1937 : Jeune et innocent (Young and Innocent)
1938 : Une femme disparaît (The Lady Vanishes)
1939 : La Taverne de la Jamaïque (Jamaica Inn)
Période américaine



Correspondant 17 (1940)
1940 : Rebecca
1940 : Correspondant 17 (Foreign Correspondent)
1941 : Soupçons (Suspicion)
1941 : Joies matrimoniales (Mr. and Mrs. Smith)
1942 : Cinquième Colonne (Saboteur)
1943 : Lifeboat
1943 : L'Ombre d'un doute (Shadow of a Doubt)
1944 : Aventure Malgache
1944 : Bon voyage
1945 : La Maison du docteur Edwardes (Spellbound)
1946 : Les Enchaînés (Notorious)
1947 : Le Procès Paradine (The Paradine Case)
1948 : La Corde (The Rope)
1949 : Les Amants du Capricorne (Under Capricorn)
1950 : Le Grand Alibi (Stage fright)
1951 : L'Inconnu du Nord-Express (Strangers on a Train)
1952 : La Loi du silence (I confess)
1954 : Fenêtre sur cour (Rear Window)
1954 : Le crime était presque parfait (Dial M for Murder)
1955 : Mais qui a tué Harry ? (The Trouble with Harry)
1955 : La Main au collet (To Catch a Thief)
1956 : L’Homme qui en savait trop (The Man who Knew Too Much) (nouvelle
version du film de 1934)
1956 : Le Faux Coupable (The Wrong Man)
1958 : Sueurs froides (Vertigo)
1959 : La Mort aux trousses (North by Northwest)
1960 : Psychose (Psycho)
1963 : Les Oiseaux (The Birds)
1964 : Pas de printemps pour Marnie (Marnie)
1966 : Le Rideau déchiré (Torn Curtain)
1969 : L'Étau (Topaz)
1972 : Frenzy (Frénésie)
1976 : Complot de famille (Family Plot)
1980 : The Shorth Night (Inachevé)


Citations
« Je suis un philanthrope : je donne aux gens ce qu’ils veulent. Les
gens adorent être horrifiés, terrorisés. » Alfred Hitchcock
« Je n’ai jamais dit que les acteurs étaient du bétail. Ce que je disais
c’est qu’il fallait les traiter comme tel. » Alfred Hitchcock
« La durée d’un film devrait être adaptée à l’endurance de la vessie. »
Alfred Hitchcock
« Il n’y a pas de terreur dans un coup de fusil, seulement dans son
anticipation. » Alfred Hitchcock
« Demander à un homme qui raconte des histoires de tenir compte de la
vraisemblance me paraît aussi ridicule que de demander à un peintre
figuratif de représenter les choses avec exactitude. » Alfred Hitchcock
« Ma femme fait la cuisine tous les soirs et je l'aide à faire la
vaisselle. » Alfred Hitchcock
« Malgré toutes mes fanfaronnades et ma bravade, je suis en fait assez
sensible et poltron. » Alfred Hitchcock
« L'autoplagiat, c'est le style. » Alfred Hitchcock
« Je crois au cinéma pur. » Alfred Hitchcock
« Certains films sont des tranches de vie. Les miens sont des tranches
de gâteau. »[
« Le cinéma, c'est la juxtaposition de différents éléments filmés pour
susciter une émotion chez le spectateur. » Alfred Hitchcock
« Tous les méchants ne sont pas noirs, tous les gentils ne sont pas
blancs. Il y a du gris partout. » Alfred Hitchcock
« Avec l'aide de la télévision, le meurtre doit entrer dans les foyers,
là où est sa place. » Alfred Hitchcock
« Si vous voyez un homme arriver derrière un innocent avec une arme à la
main, vous en savez plus que l'innocent, et ça crée le suspense. »
Alfred Hitchcock
« Le mystère intrigue, c'est un phénomène intellectuel. Le suspense est
quelque chose de purement émotionnel. » Alfred Hitchcock
« Pour moi, le montage est l'élément essentiel d'un film. » Alfred
Hitchcock

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Hommage
à Alfred Hitchcock


Publié le 29/04/2008 à 12:00 par
cigalemistralavande


Hommage à Alfred Hitchcock
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MessageSujet: Re: les films qui vous ont marquees   Lun 5 Avr 2010 - 14:55


"FENETRE SUR COUR"

JAMES STEWART ET GRACE KELLY


par le Maître du 7ème art : ALFRED HITCHCOCK
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MessageSujet: Re: les films qui vous ont marquees   Lun 5 Avr 2010 - 14:56


Ingrid Bergman et Cary Grant dans "Les Enchaînés"
(1946)

La séduction est aussi synonyme de courage, de volonté et d’intelligence
chez Hitchcock. Ingrid Bergman la symbolise dans «Les Enchaînés»
(1946), aux côtés de Cary Grant.
elle devient un agent secret qui risquera sa vie par amour.
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MessageSujet: Re: les films qui vous ont marquees   Lun 5 Avr 2010 - 14:57


Il y a 52 ans !

To catch a thief (1955)
"LA MAIN AU COLLET"

Origine : Etat Unis
Scénario: John Michael Hayers
Réalisation: Alfred Hitchcock
Durée: 97 mn

Une série de cambriolages est commise dans des palaces de la Côte
d'Azur. La police soupçonne John Robie (Cary Grant) ancien célèbre
cambrioleur retirée sur la côte. John retrouve ses anciens amis de la
résistance dans un restaurant dont le maître d'hôtel est Betrani
(Charles Vanel). Danielle, la fille du sommelier du restaurant est
persuadée que Robie est l'auteur des cambriolages.

John rencontre alors une riche héritière américaine Frances Stevens
(Grace Kelly) qui tombe amoureuse de lui. Peu de temps après, un collier
de Frances est dérobé et le sommelier est retrouvé noyé. John décide
alors de confondre le vrai voleur lors d'une réception. Il monte sur le
toit et surprend Danielle en pleine tentative de cambriolage, qui lui
avoue qu'elle travaillait sous les ordres de Betrani. La fin du film
voit les retrouvailles de John et Frances.

Un des films les plus légers d'Hitchcock , "To catch a thief" (la main
au collet) est une agréable comédie bien menée. Hitchcock filme
superbement les magnifiques paysages de la Côte d'Azur et la beauté de
Grace Kelly.

Ainsi, chez Hitchcock, l’élégance, la distinction, et le calme masculin
séduit la blondeur, la sophistication et l’audace féminine.
Réciproquement, ces femmes à l’allure parfaite se laissent séduire puis
protéger par ces hommes qui les comprennent, les épaulent et les
rassurent. La perfection de la mise en scène se confond avec celle des
personnages, le suspense croissant les met à l’épreuve, et c’est au cœur
du danger que la séduction atteint son paroxysme et plonge dans les
abîmes de l’amour.
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MessageSujet: Re: les films qui vous ont marquees   Mer 23 Fév 2011 - 5:52

j'aime bien ce petit résumé que tu as fait sur Alfred Hitchcock
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MessageSujet: Re: les films qui vous ont marquees   Mar 25 Juin 2013 - 23:06

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