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 Histoire de " l'Hôtel-Dieu de Besançon "

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Fleur

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MessageSujet: Histoire de " l'Hôtel-Dieu de Besançon "   Ven 5 Fév 2010 - 19:19


Histoire de " l'Hôtel-Dieu de
Besançon "


Détail du plan relief de Besançon 1722
réalisé par Ladevèze


Il y eut deux périodes : l'avant Saint Jacques de Chamars et l'après
! La nécessité de venir en aide aux pauvres affligés
et aux pèlerins usés par le cheminement sur la route de Compostelle
imposèrent aux édiles et parfois aux princes la conception de
lieux de repos et de soins. Ainsi, dès 1095, le Pape Urbain II donnait-il
son accord pour la création de l'Hospital des Antonins afin de porter
remède également au " mal des ardents " ou "
feu de Saint Antoine " lourd tribut payé au manque d'hygiène
alimentaire de l'époque !
En 1176, la maison de Cirey-les-Belleveaux était consacrée
comme " pénitentiaire du Bon Pasteur ".
En 1182, Besançon était pourvu, avec l'accord pontifical de
Lucius II, de quatre établissements charitables : Saint Jacques des
Arènes (aux lieux actuellement occupé par la basilique de la
Madeleine), Sainte Brigitte ou Brigide, qui sera fonctionnel jusqu'en1660,
Sainte Antide, dépendant de l'abbaye Saint Paul rue Bersot, et supprimée
en 1777 et Saint Antoine et en 1207 y fut ajouté l'hôpital du
Saint Esprit, sous l'impulsion de J. de Montferrand, avec la bénédiction
du pape Innocent III. Les soignants, religieux, seront appelés de Montpellier.
Il restera fonctionnel jusqu'en 1797 et alors rebaptisé " hôpital
des enfants de la Patrie "!.
En 1436, l'archevêque J. de Rochetaillée restructure le tissu
hospitalier de la cité : le " Saint Esprit " prend en charge
l'hôpital Saint Jacques, le reconstruit et le destine aux vieillards
et voyageurs. L'atmosphère est alors alourdie par les épidémies
de peste (1424, 1439, 1451, 1456) et les guerres épisodiques: Charles
le Téméraire disparaît en 1477.
En 1456 un premier médecin est affecté à l'univers hospitalier,
il vient de Flandres !
En 1571, le Recteur du Saint- Esprit abandonne la gestion de Saint Jacques
des Arènes qui devient l'hôpital civil.
En 1666, sous l'égide de l'archevêque Antoine-Pierre de Grammont,
le Magistrat confie l'administration de Saint- Jacques à un bureau
spécial fait de notables et de dames patronnesses . On fait appel à
cette occasion aux religieuses de l'Hôtel Dieu de Beaune , qui, arrivées
en grande pompe le 24 mars 1767 s'en retournent, dégoûtées,
en 1670 ! L'ordre des Ursulines leur succède.

L'état de délabrement de l'établissement fait alors naître
l'idée d'une reconstruction de l'institution dans un autre site à
acquérir : le quartier de Chamars est élu !
Une correspondance est établie en1662 avec d'autres Hôtels-Dieu
en prévision d'un nouveau bâtiment : Lyon, Angers, Paris .
La ville ayant donné son accord en 1671, la cession de terrains de
vignobles appartenant aux hospices est consentie pour payer le nouveau terrain.
La Franche Comté, envahie une première fois en 1674, devient
française à la suite d'une deuxième et cruelle invasion
suivie du traité de Nimègue de novembre 1678 ! L'autorité
régalienne va se faire sentir : Louvois soutient les intentions de
A. P. de Grammont et la construction du nouvel édifice va s'étendre
de 1686 jusqu'en 1702 !
Les plans primitifs sont établis par un parisien, Royer, mais remaniés
par un homme du pays, aumônier de la Visitation , Jacques Magnin, puis
par Jean Cuene, entrepreneur-architecte de Besançon. La maçonnerie
et les gros travaux seront confiés à des entrepreneurs du Bourbonnais
ou de Liège !
En 1683, au cours d'une visite effectuée par le " Seigneur Roi
très chrétien " dans la ville, Monsieur de la Vallée,
ingénieur de Sa Majesté, apporte de nouveaux plans pour des
bâtiments complémentaires ; quelques libéralités
s'en suivent !
La consécration des lieux est effectuée en 1691 et la fin des
travaux est datée de 1702.
Le prix de l'ensemble semble avoir été colossal puisque le monarque
lui-même estimait bon d'être gueux à Besançon tant
les soins y étaient de qualité !
Les ressources étaient en grande partie d'origine locale : effets de
la bienfaisance privée, subventions communales, privilèges tels
que l'encaissement de la moitié des amendes de police, le droit prélevé
sur les viandes vendues en période de carême, prix des journées
des militaires hospitalisés, revenus de prieurés et revente
des maladreries de Quingey et Lavèze .
Un impôt provincial de 6000 Livres est autorisé et le monarque
répond en 1688 aux sollicitations par un " secours " de 24.000
livres !
Une commission administrative fut composée en 1679, réunissant
sept membres dont le pharmacien Gabriel Gascon, elle sera complétée
en 1683 par le maire de la ville et un assesseur.
1691 est une date importante pour l'établissement : par le transfert
de l'Université de Franche-Comté à Besançon, ce
qui coûte 150.000 livres à la ville, l'hôpital devient
universitaire et l'enseignement de la médecine y est entrepris. Un
an plus tard, les chirurgiens font l'objet d'une particulière distinction,
on les sépare des barbiers, la charge de " chirurgien royal juré
" est créée à Besançon.
Sont alors dénombrés 64 lits retenus pour les " fondations
", 180 pour les malades et 260 pour les militaires. Le cloître
possède 19 fenêtres sur chaque façade, les plafonds sont
à " hauteur d'église ", hauteur jugée démesurée.
Il est ajouté, pour clore le cloître, une grille réalisée
par le serrurier de Rans, Nicolas Chappuis pour la somme coquette de 12 700
Livres (certains disent 2000). Les horlogers Dumont fabriquent l'horloge et
s'engagent à son entretien pour dix ans et pour la somme de 390 Livres,
Bobilier se charge du dessin du cadran pour 6 livres !
En 1687 les sœurs adoptent la tenue des religieuses de Dole, leur congrégation
dirigée à partir de 1694 par une supérieure élue
pour trois ans cédera régulièrement des soignantes aux
hôpitaux de la région : Arbois 1689, Poligny 1696, Baume-les-Dames
1697, Pontarlier 1700, Châlins 1701, Ornans 1724.
En 1692, déjà membre de la commission administrative, G. Gascon
lègue à l'institution sa pharmacie et 3000 livres pour l'entretien
! Ainsi peut-on y retrouver le mortier ayant servi à la préparation
ophidienne publique : la thériaque !
Presque dans le même temps (1704) est édifié à
côté de l'hôpital une institution d'accueil pour les jeunes
filles en situation difficile, " le refuge ". On y recrute "
parmi les meilleures familles de la province ". En sa faveur va le testament
de Antoine François de Montcley Blicterswick (1709).
De 1739 à 1745 s'y trouvera adjointe une chapelle conçue par
l'architecte Nicolas Nicole et en 1793 un bâtiment de " pénitence
" dessiné par André, architecte de Nancy.

Mais la révolution va sévir et changer bien des choses. L'Université
est abolie, l'enseignement devenant clandestin est assuré par des bénévoles,
la consommation des médecins sur les champs de bataille de la République
rendra les autorités moins regardantes !
A l'an II de la République, les hôpitaux sont nationalisés,
leurs biens sont aliénés au titre des biens nationaux, y compris
l'eau de vie !! Ils seront remplacés par les avoirs confisqués
aux émigrés (qui en redemanderont restitution en 1827 !). Saint-Jacques
devient l' " hôpital de la montagne ", L'ancien abbé
Marrelier, président de la municipalité révolutionnaire,
impose des surveillantes laïques et renvoie les religieuses (le 7 mars
1792), un Conseil d'Administration de 5 membres est installé à
la direction de l'établissement (loi du 6 ventose an V).
Peut-être par réaction, Jeanne Antide Thouret fonde en 1799 "
les Sœurs de la Charité ".
Puis vint l'Empire, les structures du " Refuge " sont annexées
à l'hôpital. Les travaux de maçonnerie permettent alors
la libre communication entre les bâtiments contigus.
L'enseignement est rétabli imposant même la construction d'un
amphithéâtre d'anatomie (1810).Trois médecins, deux chirurgiens
et un pharmacien assurent les cours pratiques dans l'établissement.

Enfin, la Restauration et l'ère moderne et pastorienne vont suivre
avec leur cortège de transformations :


  • restauration d'un enseignement par l'Ecole Secondaire de Médecine
    le 18 mai 1820. Cette école comportera, en 1837, 8 Professeurs titulaires,
    3 Adjoints pour 60 élèves.
  • soucis d'application de mesures d'hygiène : drainage des égouts
    desservant l'hôpital, suppression des fosses d'aisance…après
    curage !(dont celle se trouvant sous la boulangerie !) chauffage des salles,
    meilleure aération, construction de salles de bain (1843 !),
  • réaménagement de la salle d'opération du service
    " Saint-Joseph ", où se déroulera la première
    intervention sous anesthésie générale (janvier 1847),
    éclairage au gaz (1854).


Ainsi furent abordés les temps modernes mais il fallut attendre le
premier tiers du vingtième siècle pour pouvoir disposer de monte-charges
et monte-malades électriques, le téléphone automatique
n'apparut qu'en 1931. En 1955, l'hôpital fut reconnu comme lieu d'enseignement
d'Ecole Nationale de Médecine et le 12 octobre 1966, il recouvrait
son titre et son rôle de Centre Hospitalier Universitaire.
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