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 Les pesticides dans nos cours d'eau !

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MessageSujet: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 19:41


Les pesticides dans nos cours d'eau ne reculent pas.





Même les pesticides interdits." La phrase, sans appel, est prononcée par Martin Guespereau, directeur général de l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, qui présentait un rapport important sur l'état des rivières et des nappes phréatiques, mardi à Lyon.

La moitié des cours d'eau des bassins Rhône-Méditerranée et Corse sont certes en bon état – un meilleur taux qu'au niveau national, et une évolution positive dans le temps – mais 40 % sont pollués par des pesticides, pour 20 % des nappes phréatiques.


L'herbicide Roundup de Monsanto.


Il s'agit surtout d'herbicides, et surtout du Roundup de Monsanto. Ses premiers utilisateurs ? Les agriculteurs, bien sûr: c'est le pesticide le plus vendu sur les bassins Rhône-Méditerranée et Corse, avec près de 4.000 tonnes commercialisées entre 2009 et 2011, précise l'agence. Mais aussi les particuliers qui cultivent leur jardin, ainsi que sur les bords de route et les voies ferrées. Or, la présence du Round-Up dans nos rivières "ne baisse pas, prévient Martin Guespereau. Le taux est parfois 200 fois au-dessus de la valeur de l'eau potable."


D'où viennent les 49 pesticides interdits présents dans nos cours d'eau ?


Pire, l'Agence de l'eau a détecté 49 pesticides interdits dans nos cours d'eau, sur les 53 cloués au pilori par le Grenelle Environnement en 2007. Pour certains, cette présence est relativement normale, car ils ne se dégradent pas. Pour d'autres, en revanche, on ne devrait plus en retrouver trace dans l'eau... du moins, si l'on avait réellement cessé de les utiliser. La conclusion de Martin Guespereau est simple : "On fait toujours un usage courant de pesticides interdits !" Notamment dans le Beaujolais.

Du côté des nappes phréatiques, 38 d'entre elles dépassent les normes de potabilité.Cela implique un coût énorme en matière de dépollution. Au niveau national, on dépense ainsi 400 à 700 millions d'euros par an pour dépolluer de l'eau destinée à être bue. Certains cours d'eau sont si "sales" qu'il est interdit de les transformer en eau potable, dépollution ou pas...


D'où viennent ces pesticides ? De la vigne et des lavandes, notamment. Ces deux pollutions se sont avérées suffisamment fortes pour imposer un blocage du captage. Mais aussi l'arboriculture, soit en répandant beaucoup de pesticide sur des surfaces limitées, soit en utilisant peu de pesticide mais sur des surfaces très larges.


3 solutions pour lutter contre les pesticides dans nos cours d'eau :


L'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse entrevoit trois solutions pour diminuer le taux de pesticides dans nos rivières. Des solutions de bon sens, voire de "bonnes vieilles recettes", selon les termes de son directeur général :

1) Utiliser moins de pesticides, tout simplement.

2) Eviter les pertes de pollution. Par exemple, lorsqu'on vide une cuve et qu'on en lave le fond.

3) Eviter les agricultures polluantes. Deux possibilités : privilégier l'agriculture biologique ; acheter des terrains autour des captages, déplacer les cultures polluantes qui s'y trouvaient et y implanter des cultures moins ou non polluantes.



( Source : Le Net ) [/quote]
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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 19:48

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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 19:49

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Source : animatedgifs.centerblog.net sur centerblog.
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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 19:54

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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 19:55

cafe
Des pesticides perturbateurs endocriniens dans les pâtes et les céréales

ALIMENTATION – Une étude menée sur douze produits de consommation quotidienne a montré la présence d’insecticides…
Des pesticides dans vos nouilles. Selon une étude de l’association Générations futures révélée ce mercredi, des traces d’insecticides perturbateurs endocriniens ont été détectées dans plusieurs produits à base de blé: pâtes, biscuits, céréales, brioches…

>> Lire notre décryptage: Les perturbateurs endocriniens, des substances banales aux effets néfastes

L’ONG a fait procéder par un laboratoire à des tests sur douze produits de consommation quotidienne, achetés en grande surface. Les analyses ont montré que 75% des échantillons testés «contiennent des résidus de pesticides» –sans dépassement de la limite maximale autorisée– et «sur ces 75%, tous contiennent une ou plusieurs substances, organophosphorées ou pyrethrinoides, suspectées d’être perturbatrices du système endocrinien».

http://www.20minutes.fr/societe/1121939-20130320-pesticides-perturbateurs-endocriniens-pates-cereales



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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 19:56

cafe

LES PESTICIDES SUR LE BANC DES ACCUSÉS : LA SYNTHÈSE DE L’ASEF


La France est le premier utilisateur européen de pesticides en Europe et le 3ème dans le monde. Utilisés de façon massive en agriculture, les pesticides ont d’abord paru bénéfiques. Mais leurs effets nocifs ont été rapidement mis en évidence, et notamment chez les agriculteurs : troubles de la fertilité, troubles neurologiques voire même cancers. Face à ce problème sanitaire, l’ASEF fait le point sur ces produits plus que toxiques.

Un pesticide…

Qu’est-ce que c’est ?

Utilisés pour lutter contre les animaux ou les plantes jugés nuisibles aux plantations, les pesticides sont des produits chimiques dotés de propriétés toxicologiques. Il existe différents types de pesticides :

- Les insecticides qui tuent les insectes,

- Les herbicides, qui neutralisent les mauvaises herbes,

- Les fongicides, qui luttent contre les champignons,

- Les raticides, qui éradiquent les rats.

Les principaux pesticides utilisés actuellement appartiennent à quelques grandes familles chimiques :

 Les organochlorés (hydrocarbures chlorés), comme le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane). Synthétisé dès les années 1940, ce sont des pesticides très stables chimiquement. Le DDT a été utilisé partout dans le monde dans la lutte contre les insectes. En raison de sa toxicité et de sa capacité à s’accumuler dans les organismes, son utilisation est interdite en France depuis 1972, mais aussi dans de nombreux pays tempérés. Cependant, on en trouve encore beaucoup dans les milieux aquatiques et ils continuent à être employés dans certains pays tropicaux.

 Les organophosphorés sont des composés de synthèse qui se dégradent assez rapidement dans l’environnement mais qui ont des effets neurotoxiques sur les vertébrés.

 Les pyréthroïdes sont des insecticides de synthèse.

 Les carbamates sont utilisés comme insecticides et fongicides.

 Les phytosanitaires, qui regroupent un très grand nombre de produits de la famille des triazines (familles d’herbicides) ou des fongicides. Ils représentent plus de la moitié du tonnage annuel des pesticides utilisés en France.

Comment contaminent-ils les populations ?

Lors de l’épandage de pesticides, une grande partie d’entre eux est dispersée dans l’atmosphère, soit lors de leur application, soit par évaporation ou par envol à partir des plantes ou des sols sur lesquels ils ont été répandus. Disséminés par le vent parfois loin de leur lieu d’épandage, ils retombent avec les pluies directement sur les plans d’eau et sur les sols d’où ils sont ensuite drainés jusque dans les milieux aquatiques par les eaux de pluie (ruissellement et infiltration). Les pesticides sont ainsi aujourd’hui à l’origine d’une pollution diffuse qui contamine toutes les eaux continentales : cours d’eau, eaux souterraines et zones littorales. Et ces eaux arrivent ensuite jusqu’à notre robinet…

Les pesticides peuvent également se retrouver dans notre assiette… En juillet 2010, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié un rapport sur les résidus de pesticides présents dans les aliments consommés par les européens en 2008. Plus de 70 000 échantillons provenant de près de 200 types d’aliments différents ont été analysés. Des résidus de pesticides ont été retrouvés dans 57,9% des échantillons testés et 3,5 % d’entre eux dépassaient les limites maximales de résidus (LMR) de pesticides autorisées dans les produits alimentaires en Union Européenne. En 2009, le rapport de la DGCCRF (Direction Générale de la concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) estimait que 52,1% des fruits et légumes analysés en France en 2007 comportaient des résidus de pesticides et que 7,6% dépassaient les doses autorisées. Les aliments les plus contaminés sont en effet les fruits et les légumes, mais il y a aussi les céréales, le lait, et même le vin ! En mars 2008, les associations du Pesticides Action Network Europe (PAN-Europe) ont publié les résultats d’une campagne d’analyses réalisée sur des vins d’Europe et du monde entier. Au total, 40 bouteilles de vin rouge ont été analysées – 34 étaient issues de l’agriculture intensive et 6 de l’Agriculture Biologique. Les 34 vins conventionnels testés été contaminés par les pesticides. Les niveaux de contamination étaient dans certains cas 5 800 fois plus élevés que ceux autorisés pour l’eau potable ! Pour en savoir plus sur les pesticides dans notre alimentation, consultez notre synthèse « La santé est dans l’assiette ».

Les pesticides peuvent même se retrouver dans les salles de classes de nos enfants… Une étude menée en 2011 par Airaq a en effet révélé la présence de fongicides dans l’air ambiant de quatre établissements scolaires de la région Aquitaine situées en zone rurale et à proximité de zones viticoles (Saint-Emilion, Saint-Estèphe, Saint-Gervais et Saint-Sulpice-de-Faleyrans). Dans chaque école, l’organisme de surveillance de l’air a détecté la présence de fongicide dans l’air ambiant, et notamment de Folpel. Le Folpel est un fongicide de la famille des phtamilides. Cette substance est classée « cancérogène probable pour l’homme » par l’Agence de Protection de l’Environnement des Etats-Unis (EPA). Pour en savoir plus, cliquez ici !

Si la population générale est exposée aux pesticides à travers l’eau et l’alimentation, les premières victimes sont les agriculteurs qui les utilisent quotidiennement dans le cadre professionnel. L’exposition professionnelle aux pesticides concerne entre 1 et 2 millions de personnes en France. Lors de l’épandage, du stockage et du transport de pesticides, ces personnes s’exposent à de fortes doses de pesticides, et ce, tous les jours pendant plusieurs années. La contamination peut se faire par inhalation (pulvérisation), par ingestion, ou par contact cutané. Et comme de nombreuses études l’ont montré, ces expositions ne sont pas sans conséquences pour la santé

.
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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:00



Principales voies d’exposition aux pesticides



Une enquête menée par l’association Générations Futures a révélé que l’exposition de salariés viticoles ou de voisins de vignes à des pesticides dangereux était également très importante, même si ceux-ci n’ont pas manipulé les produits… Ils ont prélevé et fait analyser par le laboratoire Kudzu Science des mèches de cheveux de 25 personnes : 15 salariés viticoles du bordelais, 10 non-salariés viticoles dont 5 riverains habitants à moins de 250 m des vignes du bordelais et 5 « témoins » vivants loin des vignes. Les cheveux portent la trace de l'exposition à une substance pendant trois mois.

Sur les 35 molécules recherchées lors des tests, 22 ont été retrouvées au moins une fois dans les échantillons de cheveux. En moyenne, 6,6 substances différentes ont été trouvées chez les salariés viticoles, contre 0,6 chez les personnes n'exerçant pas ce métier. Autrement dit, les professionnels portent en moyenne 11 fois plus de résidus de phytosanitaires que les non professionnels habitant loin de vignes. Par ailleurs, les personnes non-professionnelles de la vigne habitant près des vignes sont plus exposées que celles habitant loin des vignes : 3 résidus de pesticides en moyenne trouvés chez les premières contre 0,6 pour les secondes, soit 5 fois plus ! Au moins 45% des molécules repérées sont classées cancérigènes possibles en Europe ou aux Etats-Unis et 36% sont suspectées d'être des perturbateurs endocriniens. Pour en savoir plus, cliquez ici !



L’usage de pesticides : quelles conséquences pour la santé?

La toxicité des pesticides ne se limite pas aux seules espèces (insectes, champignons, herbes ou rats) que l’on souhaite éliminer. Ils sont également néfastes pour l’homme et l’environnement… Même si les mécanismes d’actions des pesticides sur notre organisme sont complexes et encore mal connus, les effets eux, ont été mis en évidence scientifiquement.

Troubles de la reproduction

Les agriculteurs étant les premiers exposés, de nombreuses études épidémiologiques ont déjà montré une relation entre l'exposition aux pesticides et les troubles du développement. Ces troubles sont dus à un dysfonctionnement du système hormonal induits par les pesticides, entrainant notamment des problèmes de stérilité.

Entre 1995 et 1998, des scientifiques[1] de l’INSERM et de l’hôpital Garibaldi à Rosario, en Argentine, ont étudié une population de 225 argentins issus d’une des régions agricoles les plus productives (où les pesticides sont fortement utilisés) et qui avaient consulté pour problème d’infertilité. Les résultats ont montré que l’exposition aux pesticides est associée à des concentrations en spermatozoïdes bien en dessous de la limite de la fertilité.

Chez les femmes, l’exposition aux pesticides est également un facteur de risque d’infertilité important. Une étude[2] publiée en 2003 a montré dans une population de femmes ayant des problèmes d’infertilité que le facteur de risque le plus important était la préparation et l’utilisation de pesticides et particulièrement d’herbicide, le risque d’infertilité étant multiplié dans ce cas par 27 ! Les pesticides entraineraient aussi des malformations génitales lors d’une exposition in utero. En 2011, des chercheurs de l’INSERM ont mené une étude[3] pour savoir si les femmes exposées à des polluants chimiques durant leur grossesse, pouvaient avoir des effets négatifs sur leur santé et celui du fœtus. Ils se sont penchés sur les insecticides et plus particulièrement sur l’atrazine : herbicide utilisé en milieu agricole pour les cultures du maïs et du sorgho. Bien qu’il soit interdit en Europe depuis 2003, l’atrazine persiste encore aujourd’hui dans l’environnement.

Au total, 3 421 femmes enceintes vivant en Bretagne, ont été suivis de 2002 à 2006 avant leur 19ème semaine de grossesse. L’urine de chaque femme a été analysée pour examiner les biomarqueurs d’exposition aux pesticides. Les analyses ont alors indiqué des traces d’atrazine et un de ses métabolites pour 5,5% des femmes. Des métabolites désalkylés de l’atrazine et l'hydroxyatrazine ont été retrouvés dans respectivement 20 à 40% des échantillons. Selon cette étude, l’exposition à l’atrazine de la mère pendant sa grossesse entraîne une diminution du poids de naissance de l’enfant et plus de risques d’avoir un enfant avec un petit périmètre crânien.

Une autre étude[4] plus récente a confirmé ce risque de malformation génitale et plus particulièrement au Brésil, pays dans lequel beaucoup d’habitants vivent dans des favelas dépourvues d'égouts, où pullulent les insectes. Les insecticides sont donc utilisés massivement. Cette étude a été menée pendant deux ans auprès de 2 710 garçons ayant été examinés dans les 48 heures après l’accouchement. Les scientifiques ont recherché trois anomalies génitales : l'absence de descente des testicules dans les bourses (cryptorchidie), la position anormale du méat urinaire (hypospadias) et le micropénis (défini comme de morphologie normale mais mesurant moins de 31 mm, par rapport à la moyenne qui est de 47 mm dans cette population). Ils ont alors identifié 56 cas de malformations génitales: 23 cas de cryptorchidie (0,85 % des garçons), 15 cas d'hypospadias (0,55 %) et 18 cas de micropénis (0,66 %). En parallèle, les chercheurs ont évalué l’exposition prénatale à l’aide d’un questionnaire adressé aux parents. Les mères ont été interrogées sur le recours à des insecticides au domicile et sur leur lieu de travail avant et pendant leur grossesse, ainsi que l'exposition à d'autres produits domestiques contenant des perturbateurs endocriniens. Ils ont alors constaté que 92 % des garçons présentant une malformation génitale avaient subi une exposition durant la période fœtale ! De plus, 80 % des mères et 58 % des pères avaient eu une ou plusieurs activités professionnelles impliquant l'usage de pesticides ou d'autres perturbateurs endocriniens.

Une autre malformation génitale est attribuée aux pesticides : l’hypospadias. C’est l'affection la plus fréquente du pénis. Il s'agit d'une anomalie de la fermeture de la gouttière urogénitale à la face inférieure du pénis. Ce lien a été démontré par une étude[5] menée auprès de 80 mères dont les enfants présentent un hypospadias. Elles ont été interrogées sur leurs pratiques quotidiennes et sur leur exposition éventuelle à des perturbateurs endocriniens pendant leur grossesse. En parallèle, les concentrations en trois familles de polluants organiques persistants (POP) ont été analysées dans le sérum sanguin de 37 des femmes de l’étude :

- le dichlorodiphenyldichloroéthylene ou DDE (même famille que le DDT), pesticide interdit en France à l’utilisation et à la production

- l’hexachlorobenzene ou HCB, pesticide organochloré interdit en France depuis 1988 et en Europe depuis 1993

- différents congénères de polychlorobisphényls ou PCB, composés chimiques industriels interdits à la vente depuis 1987. Les résultats ont montré que le risque d’avoir un enfant avec un hypospadias est plus important chez les mères consommant beaucoup de poisson ou de fruits de mer pendant leur grossesse et celles qui sont exposées un groupe de perturbateurs endocriniens dans leur travail. Ce risque devient accru si la mère est exposée à plusieurs groupes de perturbateurs endocriniens.

Enfin, les pesticides peuvent impacter sur le développement du cerveau des enfants exposés in utero. Ce sont les conclusions d’une étude américaine publiée en 2012. Les auteurs se sont intéressés aux taux de CPF (Chlorpyriphos-éthyl) dans le sang du cordon ombilical - car ils constituent un bon indicateur de l'exposition de la mère durant les dernières semaines de grossesse. Ils se sont alors concentrés sur 20 enfants de 6 à 11 ans qui avaient les niveaux d'exposition fœtale au CPF le plus élevé - supérieur à 4,39 picogrammes par gramme - et les ont comparés à 20 enfants du même âge moins exposés.

Les scientifiques ont observé un développement cérébral altéré chez le premier groupe. Les cerveaux de ces enfants présentaient plusieurs types d'anomalies : un élargissement de certaines régions, associé à de moins bonnes performances aux tests cognitifs à l'âge de 7 ans ainsi qu'une diminution de l'épaisseur du cortex frontal et pariétal. Le CPF, présent dans de nombreux pesticides, inhibe l'acétylcholinestérase, l'enzyme qui dégrade l'acétylcholine, un des principaux neurotransmetteurs excitateurs du cerveau. Ce pesticide augmenterait ainsi la quantité d'acétylcholine dans le cerveau.

Ces anomalies cérébrales trouvées chez ces enfants pourraient être associées à des troubles neurocognitifs ou neuropsychologiques durables…

Troubles neurologiques
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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:01

cafe

Cet impact sur la structure du cerveau entraine des altérations des fonctions et du développement du système nerveux, du fœtus, de l’enfant et de l’adulte.

Une étude[6] publiée en 2012 a d’ailleurs démontré que l’exposition professionnelle aux pesticides chez les ouvriers viticoles girondins peut réduire les capacités cognitives. Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont suivi pendant au moins 12 ans, 929 personnes âgés de 42 à 57 ans. Parmi eux, 784 ouvriers étaient directement ou indirectement exposés aux pesticides. Les autres - non exposés professionnellement - constituaient le groupe témoin. Après avoir évalué leur exposition aux pesticides, les participants ont passé des tests neuropsychologiques. Les résultats ont montré que les personnes exposées présentaient des performances altérées aux tests neurocomportementaux par rapport aux sujets témoins. Les altérations touchées étaient plus particulièrement les fonctions les plus fines de la cognition : attention, conceptualisation et attention contrôlée. Quatre ans plus tard, l’expérience a été répétée de la même manière sur 614 ouvriers encore disponibles. Les résultats ont confirmé les conclusions précédentes : les personnes exposées aux pesticides présentaient des performances moindres à l'ensemble des tests.

Déjà en 1998, une étude[7] avait a montré que des populations d’enfant âgés de 4 à 5 ans exposés à des pesticides ont une moins bonne coordination motrice, une mémoire à trente minutes moins bonne et de moins bonnes aptitude à dessiner.

Plus récemment, en 2010, une équipe[8] de chercheurs des Universités de Harvard et de Montréal, a découvert que l'exposition aux pesticides pourrait être associée à l'apparition d'un trouble d'hyperactivité avec déficit de l'attention (THADA) chez les enfants. Les urines de 1 139 enfants vivant aux États-Unis ont été analysées afin de mesurer les concentrations de pesticides qui s'y trouvaient. Selon les auteurs, l'exposition au malathion (un organophosphoré utilisé comme insecticide et acaricide), aux concentrations fréquemment observées chez les enfants américains, pourrait contribuer au diagnostic de THADA. L’exposition aux organophosphorés pendant l’enfance pourrait ainsi avoir des effets persistants sur le système nerveux et provoquer des troubles de l’attention et un déficit cognitif.

D’autres études[9] ont mis en évidence des effets neuro-cognitifs des pesticides tels que des troubles de la mémoire, l’anxiété, l’irritabilité, l’agressivité et la dépression.

Parkinson

Ces effets nocifs sur le système nerveux central peuvent jouer un rôle dans l’apparition de la maladie de Parkinson. Une étude[10] publiée en 2011 a en effet montré le lien entre pesticides et cette pathologie. Au total, 808 personnes ont été interrogées sur leurs habitudes de vie, leur emploi, leur consommation de médicaments et leur exposition aux pesticides. Parmi les participants, 403 patients atteints de la maladie de Parkinson, et 405 personnes dans le groupe témoin. La comparaison entre le groupe témoin et le groupe Parkinson a montré que l’exposition aux pesticides reportée par les sujets augmente d’un facteur 1,76 le risque de développer la maladie de Parkinson. Chez les agriculteurs, le facteur de risque est de 2,47 !

En avril 2009, une autre étude[11] avait montré qu’habiter à moins de 500 mètres de surfaces agricoles sur lesquelles des pesticides ont été épandus augmente le risque de Parkinson de 75 % ! Et le risque de développer la maladie avant 60 ans (cas plus rares) est même multiplié par 4 !

Alzheimer

Selon une étude[12] américaine publiée en mai 2010, la maladie d’Alzheimer pourrait également être une des conséquences d’une exposition aux pesticides. Les chercheurs ont suivi 3 084 personnes (572 exposées aux pesticides et 2 512 non exposés) âgées de plus de 65 ans et originaires d'une région très agricole de l'UTAH (Cache County). Leurs fonctions cognitives ont été évaluées au bout de 3, 7 et 10 ans après le début de l'étude.

En comparant les deux groupes, les chercheurs ont constaté que les personnes exposées avaient respectivement 38% et 42% de risques en plus d’être atteint de démence et de la maladie d’Alzheimer.

Cancer

Plusieurs études montrent que l’exposition aux pesticides augmenterait le risque de développer certains cancers, dont le lymphome non-Hodgkinien (NHL), le sarcome, la leucémie, le cancer de la prostate et le cancer du cerveau. S’ajoutent à ces informations les résultats de recherches émergeantes, qui indiquent également que l’exposition aux pesticides jouerait un rôle dans des cancers hormono-dépendants, dont celui de la prostate, du sein ou des testicules. Selon une étude[13] conduite par Isabelle Baldi (Institut de santé publique, d'épidémiologie et de développement, Bordeaux) dans le sud-ouest viticole français, les agriculteurs exposés à de forts niveaux de pesticides, mais aussi ceux qui les utilisent pour leurs plantes d'intérieur, ont un plus grand risque de développer une tumeur cérébrale. L'étude a porté sur 221 adultes domiciliés en Gironde ayant une tumeur cérébrale et 442 témoins non malades. Les chercheurs ont alors constaté que chez les agriculteurs exposés aux niveaux les plus élevés, le risque est ainsi plus que doublé, toutes tumeurs cérébrales confondues. Il est même multiplié par plus de trois si l'on ne considère que les gliomes, les tumeurs du cerveau les plus fréquentes chez l'adulte. Le risque de développer une tumeur cérébrale serait aussi plus que doublé pour les personnes qui traitent leurs plantes d'intérieur avec des pesticides.

Ces études sur le lien entre pesticides et cancer ont mené le CIRC(Centre International de Recherche sur le Cancer) à classer certains pesticides :
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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:02

cafe


Pesticides Classement par le CIRC
application professionnelle d’insecticides non arsenicaux groupe cancérogène probable (groupe 2A)
arsenic cancérogène certain (groupe 1)
captafol et dibromure d’éthylène cancérogènes probables (groupe 2A)
dix-huit molécules, dont le DDT cancérogènes possibles (groupe 2B)
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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:03

cafe

L’étude AGRICAN (AGRIculture et CANcer)

L'étude AGRICAN est une vaste étude, coordonnée par le Dr Pierre Lebailly du GRECAN (Groupe Régionale d’Etudes sur le Cancer) dont l’objectif était d’étudier le risque de cancer en milieu agricole en France en suivant une population agricole en activité ou à la retraite. Elle concerne les personnes affiliées à la Mutualité Sociale Agricole (MSA) des départements couverts par un ou plusieurs registres de cancer.

La première phase, qui a débuté en septembre 2005 a consisté à envoyer un questionnaire à plus de 600 000 personnes, destiné à recueillir leur histoire professionnelle, leur état de santé générale ainsi que certaines de leurs habitudes de vie. Le taux de participation a dépassé les 30% puisque 180 000 personnes (constituant la cohorte de cette étude) ont répondu au questionnaire. Les premiers résultats de cette étude, publiés en juin 2011 concernent différents aspects :

- l’obésité : les hommes et les femmes de la cohorte sont plus souvent en surpoids que la population générale.

- la bronchite chronique : près d’une personne sur dix déclarait souffrir de bronchite chronique, la fréquence augmentait avec l’âge mais aussi avec l’ancienneté et l’intensité du tabagisme.

- mortalité générale : les membres de la cohorte ont une plus grande espérance de vie que la population générale quel que soit la cause de décès.

- mortalité par type de cancers : il a été observé une sous-mortalité de cancer de la cohorte par rapport à la population générale pour de nombreux cancers, notamment ceux liés au tabagisme : lèvres, colon, anus, foie, pancréas, poumons, vessie, rein... En revanche des excès ont été observés pour les mélanomes malins de la peau chez deux sexes, du cancer du sein chez les hommes – même s’il reste très rare - et des cancers de l’œsophage, de l’estomac et du sang chez les femmes.

- intoxication à un pesticide : les hommes utilisateurs de pesticides ont déclaré plus souvent une intoxication à un pesticide (8,7 %) que les femmes utilisatrices (5,1%) quelle que soit l’activité agricole. Près de la moitié de ces intoxications ont entraîné une consultation chez un professionnel de santé, voire une hospitalisation.

En savoir plus sur ces résultats...

Mortalité

Selon les résultats d’une étude[14] menée par une équipe de chercheurs américains du Centers for Disease Control and Prevention (CDC), une exposition aux pesticides, métaux et solvants, augmenterait de façon significative le risque de mortalité quinze ans plus tard. Les chercheurs ont suivi des hommes américains d’origine japonaise d’une cinquantaine d’années qui avaient participé au Honolulu Heart Program au cours des années 1965-1968. Au total, 4 485 morts ont été dénombrés parmi les participants. La mortalité était significativement corrélée à l’exposition aux pesticides (vs. personnes non exposées) quel que soit la cause : toutes causes confondues, maladies circulatoires, crise cardiaque, cancers. En savoir plus sur cette étude…

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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:04

cafe

les algues vertes

L’usage des pesticides peut avoir des conséquences à long terme sur l’environnement : pollution des eaux, des sols, mais aussi prolifération des algues vertes. Depuis 30 ans, ces algues envahissent les côtes bretonnes. Cette pollution est due à un excès de nitrates provenant des pesticides agricoles ou industriels, et à la configuration des baies qui favorise le développement des algues. Sur les plages, celles-ci dégagent de grandes quantités de gaz lors de leur putréfaction, notamment de sulfure d’hydrogène (H2S), caractérisé par une odeur « d’œuf pourri ». Ce gaz est un irritant des voies respiratoires, un neurotoxique par asphyxie et qui pourrait être à l'origine du déclanchement du syndrôme MCS (Hypersensibilité Chimique Multiple). Durant l’été 2011, une mortalité importante de sangliers ainsi que de blaireaux et de ragondins a été constatée sur la plage de Morieux, dans l’estuaire et dans les alentours du Gouessant, cours d’eau des côtes d’Armor. L’hypothèse de l’intoxication par l’H2S est très probable. En ce qui concerne les risques pour l’homme, selon l’INERIS, pour des expositions de longues durées et de faibles concentrations, les effets olfactifs de l’H2S interviennent à des doses très inférieures à celles entraînant des effets sur la santé. Par contre, pour une forte exposition à courte durée à laquelle par exemple sont soumis les randonneurs ou les promeneurs, les risques pour la santé sont plus inquiétants. En effet, les concentrations mesurées se situent à des niveaux pour lesquels des effets ont été observés sur l’homme, notamment l’anesthésie de l’odorat, au-delà d’une heure d’exposition en continu sur des zones de dépôts d’algues. Pour en savoir plus, consultez notre article. Pour la protection du public et des travailleurs chargés du ramassage, en 2010, l’Anses a émis des recommandations. Pour les consulter, cliquez ici.


En octobre 2012, le Sénat a présenté un rapport dénonçant les risques sanitaires des pesticides pour les utilisateurs: dermatoses, problèmes respiratoires, troubles neurologiques et cognitifs, cancers...

Au terme de 7 mois de travail durant lesquels 205 personnes ont été entendues, les sénateurs estiment que les dangers et les risques des pesticides pour la santé sont sous-évalués et déplorent également le manque de suivi des produits après leur mise sur le marché.

Le rapport propose également une centaine de recommandations qui devraient faire l'objet d'un débat en séance plénière en janvier 2013. Parmi ces recommandations figurent celles ayant pour but d’amélioration la connaissance des risques sanitaires: généraliser les registres de cancer; harmoniser les informations collectées par l’Anses, l’InVS, les mutuelles, développer la recherche pluridisciplinaire sur les liens entre exposition et maladies.

Les sénateurs recommandent également le renforcement du contrôle des nouvelles substances, en prenant notamment en compte le critère de perturbateur endocrinien, ou encore le classement d'un produit comme cancérogène dès la reconnaissance de cet effet chez l'animal. Pour en savoir plus, consultez notre article en cliquant ici !

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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:06

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Un agriculteur indemnisé par l’Etat

L’industrie des pesticides n’est pas la seule à avoir été reconnue responsable d’atteinte à la santé humaine… En mai 2012, c’est au tour de l’Etat français d’être condamné à indemniser un agriculteur, Dominique Marchal, 54 ans ayant développé un cancer après avoir été exposé à des herbicides et des pesticides. En 2002, ce céréalier de Meurthe-et-Moselle a développé un syndrome myéloprolifératif, une maladie caractérisée par une production anormale, d'allure cancéreuse, de certains types de cellules sanguines dans la moelle osseuse. Les symptômes font alors penser à un empoisonnement par le benzène, une substance classée comme cancérigène avéré par le CIRC (groupe 1). Sur le conseil du médecin de la sécurité sociale, Dominique Marchal fait alors une demande de reconnaissance de maladie professionnelle mais il devait prouver par lui-même que les matières actives utilisées pour le traitement contenaient du benzène.

Après s’être remémoré tous les produits utilisés pendant ses années d’activité, l’agriculteur a fait analyser de vieux produits stockés dans les caves qui ne sont plus commercialisés. Une vingtaine de produits, principalement des herbicides et pesticides, commercialisés par 7 fabricants, dont BASF ou Bayer, contenaient du benzène. C’est ainsi qu’en 2006, le cancer de Dominique Marchal a été reconnu comme maladie professionnelle par le tribunal des affaires de sécurité sociale d'Epinal. Il s'est ensuite tourné vers la Commission d'indemnisation des victimes d'infraction (Civi) du tribunal de grande instance (TGI) d’Epinal. Commission qui, dans une décision rendue le 23 avril 2012, vient de condamner l'Etat à réparer le préjudice subi.

D’après les juges, dès 1982, les fabricants de ces produits phytosanitaires ne pouvaient ignorer que leurs produits contenant du benzène exposaient leurs utilisateurs au risque grave de contracter ce type de maladie. Par ailleurs, le benzène n’apparaissait dans aucune des fiches de sécurité des produits phytosanitaires, ce qui, selon les magistrats, constitue un manquement à une obligation de sécurité ainsi qu'une faute d'imprudence. Dominique Marchal est actuellement en arrêt maladie et même s’il peut encore travailler, plus personne ne veut l’assurer. En savoir plus…

De nombreuses études ont mis en évidence les propriétés toxiques des pesticides, ce qui amènera peut-être les pouvoirs publics à prendre en considération ce problème. L'EFSA a déjà reconnu que certains pesticides seraient dangereux pour les abeilles, c'est un bon début !

Pour des conseils pratiques sur le jardinage, téléchargez notre petit guide vert du Bio jardinage en cliquant ici !

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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:07

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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:08

cafe


Le diflubenzuron (C14H9ClF2N2O2) est un pesticide couramment utilisé en agriculture, qui, comme l’ensemble des pesticides, présente des risques pour la santé. En France, l’usage du diflubenzuron est autorisé pour lutter contre différents insectes, notamment les papillons (carpocapses, bombyx).



Utilisation du diflubenzuron pour les poissons

Le diflubenzuron est aussi donnée aux poissons d’élevage comme le saumon pour lutter contre le pou de mer, notamment en Norvège. La dose recommandée (3 mg/kg de poisson/j pendant 14 jours) est administrée par voie orale, par des granules jetés dans l’eau. Cette pratique pose donc un problème au niveau sanitaire lors de la consommation de poisson.

Selon certaines études résumées dans un rapport de l’Agence européenne des médicaments (EMEA), l’administration de 333 fois la dose recommandée en 1 fois, ou de 33 fois la dose pendant 21 jours n’aurait pas d’effet sur la santé des poissons. Si les doses recommandées sont bien appliquées dans les élevages, ainsi que les délais avant la vente des poissons traités (100 jours) pour permettre l’élimination de la molécule de la chair du poisson, il ne reste alors que moins de 50 µg de diflubenzuron/kg de poids total de poisson.

La dose[1] journalière acceptable pour l’homme est de 0,02 mg/kg de poids corporel. La consommation de saumon ne dépasserait donc pas les limites recommandées et resterait sans danger pour la santé...

Le diflubenzuron dans l’eau potable

Dans les régions où sévit le paludisme, le diflubenzuron peut être dissout dans l’eau potable pour éviter la multiplication des moustiques vecteurs de maladies. Il agit comme un inhibiteur de la fabrication de la chitine, molécule complexe qui forme l’exosquelette des insectes.

L’OMS recommande de dissoudre le diflubenzuron dans l’eau potable (à raison de 0,25 mg/l)[2] pour tuer les larves qui se développent dans les points d’eau stagnante. Pour un adulte de 60 kg qui boit 2 litres de cette eau par jour, la dose journalière acceptable n’est pas dépassée. Mais qu’en est-il des enfants dont le poids est nettement inférieur à celui d’un adulte ?

Pour les enfants de moins de 10 kg qui boivent un litre d’eau, la dose journalière est alors de 0,025 mg/kg de poids corporel, soit une dose légèrement supérieure à celle recommandée. Mais selon l’OMS, dépasser les doses journalières acceptables ne résultent pas forcément en des effets indésirables. Le diflubenzuron ne serait donc pas si dangereux pour la santé...

Effets sur la santé

Pourtant, des études l’ont prouvé, ce pesticide n’est pas inoffensif. Le diflubenzuron peut provoquer des effets hématologiques. Par un moyen encore inconnu, elle provoque une augmentation de la concentration sanguine en méthémoglobine (dérivé de l’hémoglobine). Des études de toxicité ont montré qu’une administration orale répétée sur des souris, des rats ou des chiens peut entrainer des effets sur le foie et la rate, surtout chez les chiens[3].

Mais ce n’est pas l’avis de l’OMS car, selon un rapport [4] de 2006, l’organisation considère le diflubenzuron comme très peu toxique, la dose létale 50 (DL50 = dose causant la mort de 50 % des animaux) chez la souris étant supérieure à 4,5 g/ kg de poids corporel. Suivant les études réalisées sur les animaux (souris, chien, rat, lapin), aucun indice ne permet de supposer que la substance soit génotoxique ou carcinogénique. Elle n’est pas non plus fœtotoxique, ni tératogénique (ne provoque pas de malformations congénitales), et n’aurait pas d’effet sur la reproduction. Les jeunes animaux ne seraient pas plus sensibles que les adultes.

Mais en 2009, l’Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) a indiqué que le diflubenzuron est « hautement toxique pour les organismes aquatiques »[5] et l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA) confirme. Lorsqu’un organisme ingère du diflubenzuron, la PCA (4-chloroaniline) se forme dans son estomac et son intestin. Or, selon l’EPA et l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques), cette substance est considérée comme cancérigène pour l’homme.

L’inquiétude du gouvernement français

Suite à la diffusion d’un reportage télévisé en juin 2010 concernant les élevages de saumon en Norvège et l’utilisation abusive de diflubenzuron qui mène à l’apparition de poissons « monstres », le ministre français de l’Agriculture et de la Pêche Bruno Le Maire a écrit à Lisbeth Berg-Hansen ministre norvégienne de la Pêche et des affaires côtières :

« Cette substance ne dispose pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) communautaire ou française en tant que médicament vétérinaire. Elle est réservée au traitement phytopharmaceutique de certaines espèces végétales et à la désinsectisation des bâtiments d’élevage. Pour ces raisons, son administration aux poissons destinés à la consommation humaine n’est pas autorisée. »

Lisbeth Berg-Hansen a alors répondu que l’usage du pesticide diflubenzuron est légal en Norvège et respecte la réglementation européenne notamment le délai d’attente de 100 jours avant consommation. Les conditions d’utilisation du pesticide seraient conformes aux règlementations communautaires (respect du règlement 37/2010 de la commission du 22 décembre 2009 relatif aux substances pharmacologiquement actives et à leur classification en ce qui concerne les limites maximales de résidus dans les aliments d’origine animale). Affaire à suivre...

Cliquez ici pour consulter le communiqué de presse concernant la diffusion du reportage.

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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:10

cafe


Pesticides interdits
Dans de nombreux pays, lorsqu'une gamme de produits a été interdite ou retirée de la vente pour des raisons de santé ou environnementales, les stocks existants ne sont pas considérés comme il le faudrait. Ces stocks restent dans leur entrepôt d'origine et finissent par se détériorer. En tel cas, il faudrait que les autorités compétentes permettent une interdiction progressive pour que les stocks existants puissent être écoulés avant l'application totale des restrictions.
L'interdiction des pesticides POP
POP signifie polluants organiques persistants. Les produits chimiques POP ne se décomposent pas facilement et demeurent longtemps dans l'environnement. La plupart d'entres eux s'évaporent dans les climats chauds, voyagent à travers l'atmosphère et s'établissent dans les climats plus froids. Ils sont également liposolubles, ce qui signifie qu'ils sont solubles dans les lipides. De ce fait, ils s'accumulent dans les graisses des animaux en quantités croissantes qui peuvent causer des problèmes physiologiques à long terme tels que cancers, problèmes hormonaux et infertilité. Certains de ces effets peuvent également devenir héréditaires. Alors qu'ils grimpent dans la chaîne alimentaire, les POP deviennent également de plus en plus concentrés.

Cependant, lorsque les dangers des produits chimiques POP furent présentés au public à la fin des années 70, ces pesticides furent bannis des campagnes d'éradication des criquets pèlerins financées par les donations.

Beaucoup de pesticides, la dieldrine en particulier, étaient largement utilisés dans les campagnes d'éradication des criquets en Afrique. Lorsque les pesticides POP furent bannis, le sort des stocks déjà existants ne fut pas considéré sérieusement, et ceux-ci sont devenus un problème majeur. Les données disponibles indiquent que plus de 20 pour cent des stocks de pesticides périmés sont des POP.

Certains des stocks de pesticides existants ont presque 30 ans. Ils sont médiocrement entreposés et s'infiltrent dans l'environnement, contaminant le sol et les eaux. De plus, du fait de leur persistance, les pesticides POP comme la dieldrine peuvent être actifs longtemps. C'est pourquoi ils sont souvent volés et revendus illégalement. Pour plus d'information sur les pesticides POP voir les pages «Organochlorés, les pesticides POP» et «Pesticides périmés».
Les pesticides interdits sont ils vendus dans les pays en développement?
Il arrive fréquemment que des pesticides très dangereux, interdits à l'utilisation dans les pays industrialisés, soient exportés vers les pays en développement.

Pour qu'un pesticide soit interdit, il faut qu'il soit d'abord répertorié. Certaines compagnies pesticides n'ont pas enregistré ou re-enregistré des produits en sachant que ceux-ci ne seraient pas autorisés dans leur propre pays, mais ils continuent à les produire pour les exporter vers les pays en développement. Il arrive même que les fabricants augmentent les exportations pour épuiser leurs stocks existants ou pour compenser la perte de leur marché local.

Les compagnies pesticides ont également su contourner les interdictions sur des produits spécifiques en construisant des installations de production de la formulation dans les pays en développement. Ils fournissent ensuite l'ingrédient actif nécessaire pour créer le pesticide et prétendent que le produit est fabriqué sur place.

L'argument avancé est que les pays en développement demandent ces pesticides dangereux parce que les produits moins toxiques sont souvent trop coûteux.

Pesticides POPs interdits vendus sur un marché de Lagos
Photo gallery

Obsolete, Unwanted and/or Banned Pesticides
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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:11

cafe


Qui est responsable?
Les gouvernements des pays en développement, fabricants et distributeurs de pesticides, organisations multinationales, et agences d'aide ont tous contribués d'une manière ou d'une autre à l'accumulation d'énormes stocks de pesticides périmés.

De ce fait, ils ont également tous un rôle à jouer dans l'élimination de ces stocks et dans la prévention pour qu'une telle situation ne se reproduise plus dans le futur.


Propriétaires de stocks
Les stocks de pesticides sont principalement sous la responsabilité du propriétaire des pesticides. Cela inclut:
Les ministères du gouvernement, principalement l'Agriculture et la Santé;
Les organisations semi-publiques telles que les coopératives et commissions de production;
L'industrie pesticide ; ou
Les agriculteurs et propriétaires de plantations.
Lorsque les pesticides expirent, le propriétaire est responsable de leur élimination en toute sécurité pour la santé humaine et l'environnement, ainsi que du nettoyage de toute éventuelle contamination..

Cependant, il est très souvent difficile, voire impossible de déterminer à qui appartiennent les stocks périmés. Dans de nombreux cas, les «propriétaires» n'existent plus. Par exemple, des entreprises publiques privatisées, des organisations agricoles dissoutes ou des entreprises en faillite ne se considèrent pas responsables des stocks de pesticides périmés préalablement accumulés. Dans ces cas précis, les stocks sont négligés et les conditions d'entreposage ne sont pas entretenues comme il se doit. Ce qui mène à une détérioration plus rapide des pesticides et à de graves contaminations environnementales.

De plus, il arrive que des dons de pesticides ne soient pas acceptés de façon totalement volontaire. Les gouvernements peuvent accepter des dons de pesticides dont ils n'ont pas l'usage de peur d'offenser un donateur important ou de mettre en jeu les relations politiques avec le gouvernement donateur. Dans d'autres cas, les gouvernements peuvent aussi avoir accepté les pesticides en toute confiance et en se basant sur des informations incorrectes concernant les besoins, ou l'efficacité et les propriétés chimiques du produit.

Gouvernements des pays en développement
De nombreux gouvernements des pays en développement considèrent les pesticides absolument essentiels pour le maintien d'un secteur agricole productif et compétitif. Les ministères de l'agriculture, fermes d'état et commissions agricoles pour les cultures majeures telles que le coton et le café, ont joué un rôle central dans l'achat des pesticides et leur distribution aux agriculteurs, souvent à des coûts inférieurs à ceux du marché.

Les évaluations des besoins en pesticides ont souvent été excessives et n'ont pas considéré la capacité du pays à adéquatement distribuer, entreposer et gérer les pesticides et n'ont pas vérifié l'aptitude des agriculteurs à appliquer les pesticides en sécurité. Indépendamment de la cause spécifique de leur accumulation, l'existence de ces larges quantités de pesticides périmés est indéniablement la conséquence d'une intense dépendance à ces produits chimiques dangereux.

Beaucoup de gouvernements de pays en développement changent leur manière de considérer les pesticides, vu que les coûts environnementaux et financiers de leur utilisation prolongée et de l'accumulation de tonnes de produits périmés sont mieux compris. Ces gouvernements investissent plus dans la recherche et le développement de nouvelles stratégies de lutte contre les ravageurs, nécessitant moins de pesticides, telles que les techniques de gestion intégrée préconisées par la FAO.

La fourniture et la distribution des pesticides sont de plus en plus déléguées au secteur privé par les gouvernements. De ce fait, il existe de moins en moins de stocks importants appartenant au gouvernement. Comment les gouvernements réussiront à empêcher leurs stocks nationaux d'expirer dépendra en grande partie de leur capacité d'établir et d'appliquer des réglementations et des procédures de certification sur les futures fournitures, dans le cadre d'une économie de marché.


Les gouvernements des pays en développement doivent assumer la responsabilité des stocks de pesticides périmés et empêcher leur réapparition dans le futur. Différentes agences externes peuvent fournir un support technique ou financier mais ne peuvent imposer leur volonté au pays bénéficiaire, aux magasiniers ou aux autres organisations et individus.

Lorsqu'un ministre ou un autre dirigeant donne son soutien à la solution de ces problèmes, il y a un message important qui passe: cela démontre que la situation est devenue inacceptable et qu'un changement radical est attendu et encouragé pour qu'une telle situation ne se reproduise plus.

Un soutien de haut niveau de la part des institutions ne veut pas dire une recherche des coupables de l'accumulation des stocks de pesticides périmés. Cette accusation amènerait d'autres problèmes tels que la dénégation de la situation, la décharge irresponsable et illégale des stocks ou encore la dissimulation de ceux-ci. La responsabilité collective quant à la prévention et l'apport de solutions concernant les problèmes posés par les pesticides périmés est la manière la plus constructive de gérer ce problème dans le futur.

Agences d'aide
Dans de nombreux pays, et surtout en Afrique, les stocks de pesticides périmés sont en grande mesure des surplus de pesticides obtenus ultérieurement par des agences d'aide.

Dans certains cas, ces fournitures étaient motivées par la volonté des agences donatrices d'encourager économiquement les fabricants de pesticides installés dans leur propre pays. D'autre part, il se peut que le donateur ait offert ces pesticides pour se débarrasser de ses propres stocks de pesticides indésirables. Lorsque les dons de pesticides sont supérieurs à la demande du pays bénéficiaire, le risque que ces produits chimiques dangereux ne soient pas utilisés et deviennent obsolètes est très élevé.

Il arrive aussi occasionnellement que les donateurs n'analysent pas avec attention la requête d'un pays. Le manque de communication avec les officiels du pays bénéficiaire concernant leurs besoins réels a déjà conduit à des livraisons de quantités excessives ou de produits inadéquats. Il est trop souvent arrivé que des agences d'aide se contentent de fournir des pesticides sans s'assurer que les pesticides sont distribués, entreposés et utilisés comme il se doit.

On pourrait argumenter que les agences d'aide devraient prendre en charge les opérations de nettoyage, lorsque les pesticides qu'elles ont donnés ne sont pas gérés de façon coordonnée ni appropriée ou n'ont pas été utilisés à cause d'une arrivée tardive. Certaines de ces agences ont volontairement accepté cette responsabilité.

Agences multilatérales et organisations intergouvernementales
De grandes organisations multilatérales, principalement la FAO et l'OMS ont fourni des pesticides pour des campagnes antiacridiennes afin de protéger la santé humaine et l'agriculture. Certains de ces stocks n'ont pas été utilisés et ont expiré.

La FAO et l'OMS sont au courant de ce problème et recherchent constamment de nouvelles stratégies permettant de livrer la quantité de pesticides nécessaire au moment opportun. Elles recherchent également de nouveaux moyens de lutte contre les ravageurs nécessitant un usage réduit de pesticides.

Le programme d'évaluation des pesticides de l'OMS (WHOPES) encourage et coordonne les tests et évaluations des pesticides pour préserver la santé humaine. Ce programme effectue les recherches et développe la gestion intégrée du vecteur (integrated vector management:IVM), l'équivalent pour la santé humaine de la protection intégrée promue par la FAO.

Le système de prévention des urgences pour les ravageurs et les maladies transfrontières des animaux et des plantes de la FAO (EMPRES) fut créé dans l'optique de minimiser les risques d'invasions importantes de ravageurs migrateurs et de s'assurer que des méthodes de contrôle efficaces sont disponibles au moment voulu. EMPRES contrôle la situation des criquets pèlerins en s'assurant que les pesticides soient pulvérisés au moment opportun et sur une zone clairement délimitée. Il entreprend aussi des recherches portant sur de nouvelles méthodes de lutte contre les invasions des ravageurs migrateurs à l'aide de pesticides biologiques. Le programme travaille également pour s'assurer que les donations de pesticides sont efficacement coordonnées pour que le pays touché ne reçoive pas des quantités de pesticides excessives. Outre la gestion des stocks de pesticides et des déchets toxiques, le programme aide également les pays, à s'occuper aussi de leurs conteneurs de pesticides vides résultant des opérations de lutte contre les ravageurs migrateurs.

L'industrie pesticide
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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:14

bouquet+

es contre-feux de l'industrie agrochimique
Outre les trois opinions scientifiques de l'Autorité européenne de sécurité sanitaire (EFSA), l'Italie, la France ou le Royaume-Uni ont récemment pris des mesures à l'encontre des insecticides néonicotinoïdes ou mènent des enquêtes parlementaires sur leurs effets sur les abeilles.
Les agrochimistes allument des contre-feux. Un rapport commandé par Bayer et Syngenta à un cabinet de consultants, rendu public lundi 14 janvier, chiffre les bénéfices des néonicotinoïdes à 4,5 milliards d'euros par an pour l'économie européenne et estime que leur abandon coûterait 50 000 emplois agricoles.
Le rapport ne dit pas qu'au niveau mondial, les services rendus par les insectes pollinisateurs sont estimés à 115 milliards d'euros par an.
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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:15

cafe

un apiculteur
s
Un truc excellent dans ce rapport de l'Efsa: Les semences des plantes ont été classées en deux catégories; celles où les abeilles vont butiner ou récupérer de l'eau (Colza, Maïs, Tournesol) et celles qui ne les intéressent pas du tout (pommes de terre, choux, ...). Ils en déduisent que si il y a sans doute un problème potentiel avec les premières, il n'y a aucun problème avec les autres. Donc pas de limitation pour utiliser ces produits lorsque les abeilles ne sont pas impactées. Limpide, non?
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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:16

cafe

Au moins deux problèmes subsistent néanmoins : Tout d’abord, seul l’impact sur les abeilles « domestiques » est évalué en raison de leur intérêt économique pour l’apiculteur. L’influence de ces produits serait donc nulle sur le reste de la faune. Que les abeilles, on vous dit. Deuxième point ; le nectar, le pollen et l’eau exsudée sont contaminés. Les plantes, elles, non !?! Et elles finissent dans nos assiettes. Mais cela n’a pas été demandé à l’EFSA ; longue vie à Monsanto, Syngenta et Bayer !
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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:16

cafe


Pour retrouver des conditions de vie terrestre normales il faut avant tout retrouver un ensoleillement normal et le libre rétablissement des cycles de l'eau, c'est-à-dire faire disparaître le toit de la serre qui nous enferme: http://www.eauseccours.com/article-reperer-la-serre-qui-nous-fait-de-l-effet-112478921.html En 2012, à cause de la bizarrerie de la météo les récoltes de miel ont été minables en France, en Suisse, en Belgique, .... et aussi en Italie .
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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:18

cafe

Une étonnante recette pour nourrir les abeilles: http://www.mottoul.eu/apiwiki_ver3/index.php?title=Nourrissement "Compléments protéinés: ... Recette: On ajoute au candi, à froid: pollen (16 à 40%) farine de soja (32% de protéines) levure de bière, lait en poudre, lactoalbumine, viandes séchées (55% de protéines) farines de poissons (hareng) farines végétales (blé, maïs,…), algues,…" D'abord inclure une clause de non nourrissement et une clause de véracité sur les kgs de miel produits.
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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:19

cafe


Remplace le miel pris aux abeilles ou comme stimulant
Doit donc ressembler le plus possible au miel ou nectar ( Glucose / fructose, % en eau acide, oligo-éléments…)
Empêche la famine
Peuvent être liquides, solides ou enrichis
Sont administrés dans des nourrisseurs posés à même la ruche ou à l’extérieur et ce en dehors de la période de pillage.
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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:20

cafe

Sirop de stimulation
Le sirop dénommé 1/1 ou 50/50 est fabriqué dans la proportion de 1 kg de sucre pour 1 litre d'eau. On le donne à partir de la mi-mars par petite quantité (250gr max) Il a pour but d'augmenter la ponte et l'activité de la reine pour augmenter la population pendant la miellée. Attention donc à l'essaimage. Il aide également à la construction de cire. Ce sirop peut être également donné lors de l'élevage de reines et les nucléis.
On peut également gratter les cadres de nourritures d'hiver lors de la première visite de printemps.
Sirop d'hiver
A pour but de rétablir les provisions prises par l’apiculteur pour que les colonies hivernent avec +/-15 kg de nourriture (dépendant du type de ruche) Sirop dit 60/40, il est fait en dissolvant 600gr de sucre dans 400ml d'eau (faire chauffer pour une meilleure dissolution). Il est donné aux abeilles au mois d'août, juste après la récolte afin de leur donner de la nourriture en hiver. Généralement, on en donne entre 10 et 15 Kg en fonction du type de ruche:
15 kg pour une Dadant
10 Kg pour une WBC
5Kg pour une mini+
Cette quantité sera corrigée en fonction de la nourriture restant dans la ruche.
Plus le sirop est donné tard, plus il doit être concentré ex: sirop à 66%, 75%, 80%, 92%(candi) On trouve sur le marché, des sirops préparés: ex: Apiduder, Trilolin, Apirêve80, Apistar75, Tree-o-Bee 75, ApiInvert, Apisuc,… Ils sont déjà invertis (acide ou enzymes), possèdent un conservateur. Ils sont conditionnés par bidon de 10 litre = 14kg = 1 ruche

Recette:
Proportions: 6 litres d’eau pour 10 kg de sucre
- Faire chauffer les 6 litres d’eau jusque 90°C On peut y ajouter des plantes: Ortie, thym, sauge, sarriette,… - quand l’eau est frémissante, enlever les plantes et ajouter le sucre - remuer jusqu’à ce que le sucre devienne limpide (95°C) - laisser refroidir avec un couvercle (éviter l’intrusion de bactéries qui pourraient fermenter le sirop) - ajouter ½ litre de vinaigre ou 30cc d’acide acétique concentré pour invertir le sirop - OU 1 litre de vinaigre ou 60cc d’acide acétique pour la prévention à la nosémose (Nosema apis Zander).
Inversion = transformation du saccharose en glucose / fructose
Le Candi
Contient 90 % de matière sèche. Il permet la survie en hiver quand le nourrissement d'hiver n’a pas pu être fait à temps ou n'est pas complet. On le place généralement avant le 15 mars (après la colonie peut avoir du sirop liquide) lorsque la colonie a consommé son sirop constaté par pesée de la ruche. En cas de famine, placer directement le candi sur les cadres et enfoncer celui-ci dans les ruelles pour un accès direct par les abeilles.

Recettes: Candi à chaud:
- Verser lentement 10kg de sucre cristallisé dans 2 litres d’eau bouillante. - Forcer la température jusque 115°C précisément. - Ajouter 1gr d’acide tartrique - Monter la température à 118°C puis arrêter de chauffer. - Malaxer lorsque la température est en dessous de 100°C - à 60°C mettre en sachet
Rem: A 118°C, on peut ajouter 1kg de miel. Ajuster alors le sucre à 9kg.
Candi à froid:
Mélanger 1 kg de miel avec du sucre glace (impalpable) à volonté jusqu’à obtenir une pâte dure et peu collante.
Ou
Mélanger 1 part de miel à 5 parts de sucre glace. Malaxer à chaud (35-40°C)
Marques : Nektapol, Apifonda, Stimulapi,…
Nourrissements de secours
En période de disette, de sécheresse, de pluies prolongées, population importante…
Sirop de type 2/3 (66%)
Nourrissements pour les essaims
Stimule la construction de cire et de la ponte.
Sirop de type 1/1 (50%)

Le miel
Éviter de donner du miel qui ne vient pas de sa propre production. En effet, le miel étranger peut contenir des germes pathogènes (ex. : le bacillus larvea, agent pathogène de la Loque Américaine). Certains miels peuvent également donner de la dysenterie.
Les miellats ne sont pas recommandés comme réserves hivernales, ils contiennent trop de résidus que les abeilles auront du mal à évacuer.
Sirop médicamenteux pour les abeilles:
Versez un litre et demi d'eau bouillante sur une forte poignée de plantes aromatiques : thym, sauge, serpolet, lavande, sarriette, etc. dans un pot de terre qu'on laisse pendant 20 minutes à côté du feu. Ensuite passer l'infusion à travers un linge et la faire tomber sur un kilo de sucre, que l'on fait dissoudre près du feu. Ne jamais faire bouillir. Lorsque la dissolution est terminée, ajouter environ deux cuillerées à bouche d'alcool à 50 ou 60° soit de l'eau-de-vie, mélanger et servir tiède à la dose de un demi-litre par colonie pendant plusieurs jours. Vous serez étonnés de la bonne allure que prendront les colonies ainsi alimentées. (recette de E.ANGELLOZ-NICOUD)
Compléments alimentaires
On peut compléter les sirops ou candi avec divers compléments alimentaires: Stimule le couvain et la production de la gelée royale
Compléments protéinés
On peut ajouter des protéines au sirop ou candi pour aider le développement du couvain à la sortie de l'hiver.
On ajoute généralement du pollen, de la poudre de lait ou de la farine de soja.
Recette: On ajoute au candi, à froid: pollen (16 à 40%) farine de soja (32% de protéines) levure de bière, lait en poudre, lactoalbumine, viandes séchées (55% de protéines) farines de poissons (hareng) farines végétales (blé, maïs,…), algues,…
Proportions: 30gr de pollen dans 100gr de sucre glace ou candi
Oligo-éléments
Acidification des nourritures
Afin de prévenir la nosémose (voir Nosema apis Zander) on peut acidifier les nourritures d'hiver avec de l'acide acétique. Pour ce faire, il suffit d'ajouter 6 ml d'acide acétique (100%) par litre de sirop d'hiver ou verser un litre de vinaigre dans 10 litres de sirop (60/40)

L’eau
Prélèvement de l'eau
Indispensable à la colonie, le couvain, la régulation de T° dans la ruche…
Au printemps, on placera des abreuvoirs (ou seau avec flotteurs) avec de l’eau légèrement sucrée au début. A placer par exemple à 10 m du rucher, derrière une vitre (petite serre).
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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:21

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MessageSujet: Re: Les pesticides dans nos cours d'eau !   Sam 6 Avr 2013 - 20:22

cafe

Les stocks de pesticides sont principalement sous la responsabilité du propriétaire des pesticides. Cela inclut:
Les ministères du gouvernement, principalement l'Agriculture et la Santé;
Les organisations semi-publiques telles que les coopératives et commissions de production;
L'industrie pesticide ; ou
Les agriculteurs et propriétaires de plantations.
Lorsque les pesticides expirent, le propriétaire est responsable de leur élimination en toute sécurité pour la santé humaine et l'environnement, ainsi que du nettoyage de toute éventuelle contamination..

Cependant, il est très souvent difficile, voire impossible de déterminer à qui appartiennent les stocks périmés. Dans de nombreux cas, les «propriétaires» n'existent plus. Par exemple, des entreprises publiques privatisées, des organisations agricoles dissoutes ou des entreprises en faillite ne se considèrent pas responsables des stocks de pesticides périmés préalablement accumulés. Dans ces cas précis, les stocks sont négligés et les conditions d'entreposage ne sont pas entretenues comme il se doit. Ce qui mène à une détérioration plus rapide des pesticides et à de graves contaminations environnementales.

De plus, il arrive que des dons de pesticides ne soient pas acceptés de façon totalement volontaire. Les gouvernements peuvent accepter des dons de pesticides dont ils n'ont pas l'usage de peur d'offenser un donateur important ou de mettre en jeu les relations politiques avec le gouvernement donateur. Dans d'autres cas, les gouvernements peuvent aussi avoir accepté les pesticides en toute confiance et en se basant sur des informations incorrectes concernant les besoins, ou l'efficacité et les propriétés chimiques du produit.
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