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 La Malbouffe pour Chats & Chiensfleur

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carole

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MessageSujet: La Malbouffe pour Chats & Chiensfleur   Mar 15 Jan 2013 - 22:28



La Malbouffe pour Chats & Chiens
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MessageSujet: Re: La Malbouffe pour Chats & Chiensfleur   Mar 15 Jan 2013 - 22:34

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MessageSujet: Re: La Malbouffe pour Chats & Chiensfleur   Mar 15 Jan 2013 - 22:37




1*-INTRODUCTION :


Aux États-Unis,
plus de 95% des animaux de compagnie tirent leur besoins nutritionnels
d’une seule et unique source: les boîtes et les
croquettes pour animaux (Perry, 1996). Par conséquent, l’industrie
pour animaux est un commerce prospère qui a de beaux jours devant lui.
En 1998, les ventes américaines de nourriture pour chiens
se sont élevées à 5.9 milliards de dollars, et les ventes de
nourriture pour chats à 4.7 milliards. Ces chiffres représentent une
augmentation de 25% depuis 1993. Avec environ 55 millions de
chiens et 70 millions de chats en 1998, chaque chien a
approximativement rapporté 107 dollars par an à l’industrie, et chaque
chat approximativement 67 dollars (Gurkin & Fenstermacher, 1999).
Dès 2002, l’industrie américaine de nourriture pour animaux
affichait un capital de 11 milliards de dollars (API, 2002).


De tels profits sont
obtenus par la minimisation des coûts et l’amélioration de la saveur
(attrait en termes de goût, d’odeur, de couleur et de
texture) des produits vendus. L’industrie utilise dans
l'alimentation une variété de substrats ingénieux afin de minimiser ses
coûts (de production), substrats dont beaucoup présentent des
risques pour la santé. Ce qui fait que les profits sont maintenus
tandis que la compréhension du consommateur quant à ces risques reste
minimale.


Encouragé par des
étiquettes commerciales telles que celles que l’on peut trouver sur les
boîtes de première qualité Hills Science Diet affirmant
que «seuls les ingrédients de la plus haute qualité sont utilisés»,
les consommateurs présument couramment que les produits carnés de
qualité constituent la majorité de la nourriture commerciale
dont ils nourrissent ‘leurs’ animaux. Induits en erreur par les
publicités affichant des poulets entiers, des morceaux choisis de boeuf,
et des céréales nouvelles, les consommateurs crédules ne
sont pas conscients que les fabricants ont depuis longtemps
substitué aux poulets entiers des têtes de poulets, des pieds et des
intestins; aux morceaux choisis de boeuf des cerveaux de veaux,
des langues, des oesophages, et d'autres viscères (y compris des
tissus malades et même parfois cancéreux); et aux céréales complètes des
céréales jugées impropres à la consommation humaine pour
cause de moisissure, de décomposition ou de mauvaise qualité; ainsi
que par des fruits à écale et autres résidus du moulinage (Perry, 1996).


Jusqu'à 50% des
produits de marques commerciales sont composés de ‘sous-produits
animaux’ et de ‘produits dérivés’, euphémismes de l’industrie pour
désigner les différents morceaux de cadavres, les déchets
d'abattoirs, la viande 4M (d’animaux morts, malades, mourants, malades
ou mal en point), les rejets de supermarchés, et un grand nombre
de chiens et chats morts aux centres animaliers. Ainsi que des corps
gras usagés de restaurants, avec une haute concentration en dangereux
radicaux libres et acides gras trans, des
polychlorobiphényles (PCBs), métaux lourds et autres toxines,
surtout dans le poisson, des agents de contamination bactériens,
protozoaires, champignons, virus et prions, ainsi que des
endotoxines et mycotoxines qui leur sont associés, des résidus
d’hormones et d’antibiotiques, et de dangereux conservateurs. Le tout
est rendu alléchant pour les animaux par l’addition d’une
soupe digestive – soupe d’entrailles de poulets partiellement
dissoutes. Les scientifiques qui travaillent à la nourriture pour
animaux ont découvert depuis longtemps comment enrichir un mélange
de restes de nourriture autrement immangeables par des vitamines et
minéraux artificiels, comment les préserver de la pourriture durant un
stockage d’un an ou plus, comment ajouter des
réhausseurs de goût et colorants afin d'améliorer la saveur et
l’apparence du produit, et comment extraire la mixture ainsi obtenue en
des formes fantaisistes qui vont attirer le
consommateur.


Il ne faudra donc pas
s'étonner que les risques pour la santé intrinsèques à la nourriture
carnée de type commercial pour animaux suffisent à
remplir un livre. Le livre d’Ann, N. Martin (2003) «La nourriture
dont nos animaux meurent d’envie» inclut une enquête de 161 pages sur
les produits chimiques, conservateurs, hormones,
pesticides, et les restes d’animaux malades trouvés dans la
nourriture commerciale pour animaux, avec toutes les maladies qui
peuvent en résulter. Le docteur vétérinaire Wendell Belfield déclare:
«malgré les déclarations faites par l’industrie que les animaux ont
vie longue et saine en suivant un régime commercial, nous les
vétérinaires sommes quotidiennement confrontés à cette évidence
contraire que constituent les animaux malades. Nous avons
fréquemment affaire à des réactions aiguës telles que la diarrhée, les
vomissements, et les lésions de la peau. La plupart du temps,
cependant, nous sommes témoins de symptômes d'une santé qui se
dégrade, d'une diminution de l'efficacité des fonctions corporelles et
des organes, d'hépatites rénales vers l’âge adulte dues à un
excès de protéines, de systèmes immunitaires affaiblis et de
réactions allergiques. Nous constatons l’effet cumulatif de tous ces
additifs, toxines, plomb, et à la provenance hautement douteuse
de tous ces ingrédients naturels» (Belfield et al., 1983). En tant
que vétérinaire praticien, je conviens que ces problèmes de santé sont
bien plus répandus qu’ils ne devraient l’être, et que
beaucoup de ces problèmes semblent être exacerbés ou directement
provoqués par les nombreux ingrédients plus que douteux présents dans
les aliments carnés en boîte destinés aux chiens et
chats.



2*- SOUS PRODUITS ANIMAUX - DECHETS ABATTOIR :

Sous-produits animaux et produits dérivés: déchets d'abattoir, viande 4M, rejets de supermarchés et restes d'animaux

Les estimations du
nombre de carcasses d’animaux ‘de boucherie’ qui ne sont pas consommées
par les humains aux États-Unis chaque année varie
approximativement entre 50% (Phillips, 1994) et environ 20% (Pearl,
1997: la population américaine consume 181,2 livres (soit 90,6kg) de
viande désossée par personne et par an. Une telle
consommation génère approximativement 44 milliards de livres (soit
environ 64 milliards d'euros) de matière animale immangeable rendue.


En 2004, Kvamme
estimait que l'on produit environ 50 milliards de livres de gras, suif
et graisses, produits dérivés et farine d'os et autres
produits animaux annuellement aux États-Unis. La majeure partie des
produits dérivés et des farines d'os sont utilisés comme suppléments
dans l’alimentation pour animaux: 43% pour la volaille,
23% pour la nourriture pour chiens et chats, 13% pour les porcs, 10%
pour les bovins, et 11% à d’autres fins, dont la production de
nourriture pour les poissons de culture. Étant donné le plus
grand besoin en protéines des chats, leur alimentation contient
typiquement plus de produits dérivés d'animaux (35-50%) que
l'alimentation pour chiens (25-40%) (Halpin et al., 1999).


Les multinationales
étant propriétaires des marques principales de nourriture pour animaux,
cela facilite le recyclage des déchets animaux en
‘sous-produits industriels’ et ‘produits dérivés’. Trois des cinq
compagnies majeures de nourriture pour animaux aux États-Unis sont des
filiales des principales multinationales d'alimentation
suivantes: Nestlé (Alpo, Fancy Feast, Friskies, Mighty Dog, et les
produits Ralson Purina comme Dog Chow, Proplan, et Purina One), Heinz (9
Lives, Amore, Gravy, Train, Kibbles-n-Bits, Nature's
Recipe), et Colgate-Palmolive (Hill's Science Diet Pet Food). Les
autres companies comptent Procter & Gamble (Eukanuba and Iams), Mars
(Kal Kan, Mealtime, Pedigree, Sheba, Waltham’s), et
Nutro (API, 2002).


Finalement, qu’est-ce
qui en fait relève de la catégorie ‘sous-produits animaux’ et ‘produits
dérivés’? Certainement peu de viande de qualité.
Lorsque les bovins, cochons, poulets, moutons et autres animaux sont
abattus, les morceaux de choix de muscles et d’organes maigres prisés
par les humains sont ébarbés de la carcasse, laissant
les os, le sang, les têtes, cerveaux, nez, becs, poumons, rates,
reins, foies, estomacs, intestins, ligaments, graisses sous-cutanées,
sabots, cornes et autres parties indésirables pour la
revente en ‘produits dérivés’ (Perry, 1996). Des cadavres entiers de
mammifères (agneaux, veaux, cochons, etc.) par centaines de milliers,
donc des millions de leurs organes vitaux; sans compter
des milliers de tonnes de chair d’oiseaux jugées annuellement
impropres à la consommation humaine aux abattoirs. (Mason & Singer,
1990). La viande ‘4M’ d’animaux morts, mourants, malades et
mal en point est inclue, et à cause des coûts de main d’oeuvre
élevés, les étiquettes d’oreille ne sont que rarement ôtées. On utilise
les viandes de supermarchés vieilles ou avariées, souvent
sans retirer la mousse de polystyrène d'emballage (car cela
augmenterait le coût de la main d’oeuvre)(Gillen, 2003). Le vétérinaire
Docteur Alfred Plechner décrit les produits dérivés comme «des
tissus malades, pus, poils, plumes, déchets d'abattoirs divers, et
des carcasses dans des états variés de décomposition» (Plechner &
Zucker, 1986). Même les 'pet treats' (friandises pour
animaux) contiennent des produits dérivés de la viande,
essentiellement des oreilles de cochons et des groins, des sabots et des
queues de vaches, des peaux, des fémurs, du cartilage de requin,
et des fricassés de lapin et cervidés (Halpin et al., 1999).


Les tissus cancéreux
en provenance des abattoirs américains rapportent environ quinze
millions de livres sterling par an (Mason & Singer, 1990).
De son expérience en tant que vétérinaire et inspecteur fédéral de
la viande, le Docteur P. F. McGargle conclut que: «donner à manger aux
animaux les déchets d’autres animaux augmente leurs
risques d'attraper le cancer et d’autres maladies dégénératives...
De plus, l’augmentation du nombre de cancers correspond à l’introduction
et à l’augmentation de l’usage de sous-produits
industriels comme nourriture pour animaux» (Pitcairn & Pitcairn,
1995).


Approximativement
cinq millions de chiens et chats abandonnés sont tués annuellement dans
les refuges pour animaux chaque année aux États-Unis, et
nombre de leurs cadavres sont transformés en sous-produits dérivés.
Les producteurs et fournisseurs sont, et on le comprend, réticents à
attirer l'attention du public sur cet usage d' animaux de
compagnie qui furent autrefois chéris. Comme on le rapporte dans la
San Francisco Chronicle, la National Renderer’s Association et les
dirigeants de la fabrique Modesto Tallow, ont même tous deux
nié qu’ils utilisaient les animaux de compagnie. Cependant les
employés, vendeurs, et inspecteurs d'état ont rapporté qu’ils
observaient régulièrement des chiens et des chats rétrocédés aux
usines de Sacramento Rendering comme à Modesto, de plus la AVMA et
FDA ont toutes deux confirmé l’utilisation de carcasses d'animaux de
compagnie (Perry, 1996). A Sacramento Rendering, un employé
a déclaré: «des milliers et des milliers de kilos de chiens et chats
sont ramassés et amenés ici chaque jour». Un ancien employé confirme:
«les petits animaux constituent une grosse part pour la
compagnie» (Eckhouse, 1990). Derechef, pour des raisons de main
d’oeuvre coûteuse, les colliers anti-puces contenant des insecticides
organophosphates toxiques ne sont couramment pas retirés
avant la fabrication. Une enquête de 1998 de la FDA a également
détecté la solution d’euthanasie sodium penthiobarbital, solution
spécifiquement désignée pour tuer chiens, chats et autres animaux
et qui, donc, est utilisée dans ce but aux refuges animaliers dans
43 marques et gammes de produits secs pour chiens choisies au hasard.
Ces ingrédients sont restitués ensemble, ce qui implique
de les faire fondre de façon à séparer les solubles dans la graisse
des solubles dans l’eau et des composants solides; ainsi que
l'élimination de la majeure partie de l’eau. Alors que cette
opération tue les agents de contamination bactérienne, elle altère
et détruit également les nutriments vulnérables à la chaleur tels que
les enzymes et les vitamines (API, 2002).


En grande partie dus
aux risques pour la santé qu’ils posent, les produits dérivés de la
viande ont été bannis du Royaume-Uni depuis 1990 (Peden,
1999). Cependant, l’utilisation de sous-produits animaux et de
produits dérivés persiste aux États-Unis malgré les risques évidents
pour la santé, et pour des raisons de profit. En 1991 une usine
de fabrication dans le Green County (N. C.) paya 2,4 a 2,7 cents par
livre pour les carcasses de cochons, et le prix en vigueur pour les
volailles était de 0,02 à 0,04 cents par livre (Barker
& Williams, 1993). Avec des prix comme cela ajoutés à
l’ignorance généralisée des consommateurs quant à la nature véritable
des ingrédients contenus dans les produits dérivés de nourriture
pour animaux, il n’est donc pas étonnant que la nourriture pour
animaux contienne jusqu'à 50% de produit dérivés



3*- CORPS GRAS DES RESTAURANTS ET AUTRES GRAISSES :

Dans la nourriture
industrielle, la saveur de nombreux ingrédients au goût autrement
mauvais pour les animaux est améliorée en saupoudrant les
croquettes avec un mélange de graisses animales raffinées, de
saindoux, de corps gras de restaurants, et d’autres huiles considérées
trop rances ou inconsommables. La plupart des chats et chiens
adorent le goût de ces graisses ajoutées en spray, qui agissent
également comme facteur d'attraction et de dépendance, sans compter que
les fabriquants peuvent y ajouter des additifs de saveur.
L’odeur émanant d’un sac ouvert de nourriture pour animaux est
suscitée par ces graisses (Perry, 1996); cette odeur est également
importante pour les chiens et chats qui se fient en grande partie
à leur sens de l’odorat.


Les déchets
d'abattoirs, les rejets de supermarché et les graisses usagées de
restaurants sont tous utilisés comme sources de gras, et, en
particulier, les graisses usagées de restaurants sont devenues un
composant majeur des graisses animales par classe d'alimentation au
cours de ces 20 dernières années. Les fritures de restaurants
entraînent une oxygénation rapide, produisant des radicaux libres,
acides gras trans, et autres toxines dangereuses. L’huile qui est
utilisée à répétition devient de plus en plus contaminée.
Lorsqu’elle se révèle impropre à l' usage en restaurant, cette
graisse peut être stockée à l'extérieur dans des bidons d'environ 200
litres des semaines durant sous des température élevées, sans
considération pour la sécurité ou son utilisation ultérieure. Ce
produit rance est ensuite acheté par les coupeurs de graisses qui mixent
ensemble les graisses animales et végétales, les
stabilisent avec de puissants antioxydants pour éviter qu’elles se
dégradent davantage, et vendent ensuite les produits mixés aux
compagnies de nourriture pour animaux. Ces graisses rances,
chargées de conservateurs, sont difficiles à digérer, ce qui peut
conduire à une multitude de problèmes de santé chez les animaux,
problèmes digestifs, diarrhée, flatulences, et mauvaise haleine
(Perry, 1996).


4*- LES DIGESTIFS :

Les ingrédients au
goût désagréable utilisés dans la nourriture pour animaux de type
commercial sont rendus délicieux aux chiens et aux chats par
l'addition de 'digestifs', euphémisme de l'industrie pour les
entrailles partiellement dissoutes. D’après la Small Animal Clinical
Nutrition, “La soupe digestive constitue probablement le
principal moyen employé ces dernières années dans l’amélioration du
goût des croquettes pour chats, et dans un moindre degré, pour chiens”
(Lewis et al., 1987). En fait, ces digestifs sont si
efficaces que leur accoutumance peut, à long terme, provoquer des
symptômes comportementaux de dépendance, nécessitant une patience
considérable et de la persévérance lors de la mise en place de
changements alimentaires.


Les digestifs sont
produits par la dégradation enzymatique contrôlée des intestins, des
foies, des poumons, et des divers viscères de poulets
(principalement), et d'autres animaux. Un contrôle du Ph inhibe la
putréfaction bactérienne et favorise l'autolyse. Le processus s'arrête
au stade de digestion partielle via l'ajout d'un puissant
acide (généralement phosphorique). Les enzymes et substrats précis
utilisés sont jalousement classés secret commercial. Les croquettes pour
animaux reçoivent des digestifs secs pasteurisés à 1-3%
de concentration pour les chiens et 1-7% pour la nourriture pour
chats (Peden, 1999), en saupoudrant le produit fini après l'application
de suif, ou bien en mélangeant du suif avec les digestifs
avant leur application. Les digestifs sont aussi ajoutés dans les
formules semi-humide, semi-sèche, ou en boîte, via portion de sauce ou
de jus le cas échéant. (Peterson Co., date
inconnue).


Les personnes
s'occupant d'animaux sont souvent induits en erreur quant aux effets
insidieux des digestifs. Bien que les digestifs soient
d'ordinaire seulement autolysés, on considère que certaines
entrailles de poulets, certains lots ont plus le goût de boeuf, poisson,
dinde, etc., que d'autres. C'est le type de digestif ajouté,
plutôt que la contenance en viande, qui détermine la désignation de
la saveur sur l'étiquette. Indistinctement, des entrailles partiellement
dissoutes à 'saveur de boeuf ' peuvent être étiquetées
'ragoût de bœuf', alors que la substitution de digestifs 'saveur
poisson' va transformer une boîte en 'hareng de l'océan'.


5*- LES AGENTS CONTAMINANTS DU POISSON :

Du vrai poisson est
parfois réellement utilisé dans la nourriture pour animaux, cependant,
ce poisson est particulièrement sujet aux contaminations
bactériennes et toxiques. Contrairement aux autres animaux de rente,
le poisson arrive généralement mort à l'usine, parfois mort depuis des
jours. A cause du type de bactéries et d'enzymes
présents dans le poisson, et des effets de l'oxygène, le poisson se
décompose plus rapidement que les autres animaux de rente, produisant
l'odeur 'poissonnière' bien distinctive du poisson, qui
est en fait un signe de détérioration (Anonyme, 2001).


Dans une enquête
menée en 2000 sur les échelles de qualité du poisson en vente aux
États-Unis, Consumer Reports rapporte qu'alors qu'un 1% seulement
des échantillons étaient naturellement décomposés, 28% étaient en
voie de détérioration. Entre 3% (basé sur les chiffres de la Commission
Internationale de spécifications micro biologiques pour
l'alimentation) et 8% (basé sur les directives du gouvernement
Canadien) des échantillons présentaient des taux inacceptables
d'Escherichia Coli (colibacille), une bactérie potentiellement
pathogène certainement originaire de l'eau contaminée par des
excréments ou par des pratiques non-conformes aux normes hygiéniques
(Anonyme, 2001). Le poisson utilisé dans la nourriture pour
animaux est, bien évidemment, de moins bonne qualité.


Des polluants
océaniques sont aussi incorporés dans le plancton, les petits poissons,
et, successivement, dans les poissons plus gros, concentrés à
chaque étape par la solvabilité des graisses et le stockage
conséquent de DDT, polychlorobiphényles (PCBs) et autres toxines, et par
la capacité limitée des poissons à excréter ces toxines
non-naturelles de leur système.


Du mercure est
relâché dans l'environnement en quantités non naturelles lors de la
fabrication du ciment, du brûlage de charbon pour la houille, et
de l'incinération de certains produits. Cela va à la dérive ou
s'infiltre dans les égouts, les conduits d'eau, ou est transformé en
méthylomercure, une forme plus toxique qui fait son chemin
jusqu'à la chaîne alimentaire. Chez les grands prédateurs, tels que
le requin et l'espadon, les concentrations en méthylomercure peuvent
être 10000 à 100000 fois plus élevées que dans celles des
eaux environnantes (Anonyme, 2001). Une enquête de Consumer Reports
de 1992 révéla qu'au niveau des poissons de rente, 43% du saumon
contenait des PCBs, et que 90% des espadons contenaient du
mercure (Peden, 1999). Dans une enquête de l'an 2000, la moitié des
échantillons examinés excédaient le 'niveau d'alerte' préconisé par la
FDA en méthylomercure de 1 part par million (ppm). En
fait, le niveau moyen dans tous les échantillons était de 1,11 ppm
(Anonyme, 2001).


Une étude par Boyer
et associés (1978) a trouvé que les chatons exclusivement nourris de
viande rouge ou de thon du commerce pendant 100 jours
présentaient des concentrations de mercure et de sélénium dans le
sang, les os, le cerveau, les reins, foie, muscles et tissus spléniques.
Houpt et al. (1988) ont se sont pareillement aperçus que
les chats nourris au saumon présentaient des tissus à taux élevé en
mercure et sélénium, et que ces chats étaient moins actifs, vocalisaient
moins, bougeaient moins et mangeaient plus que les
chats nourris de nourriture commerciale à base de boeuf.


Des études faites sur
les enfants nés de femmes routinièrement exposées au méthylomercure
dans le poisson ont révélé des différences subtiles mais
notables au niveau de l'écoute, des fonctions motrices, et des
capacités d'apprentissage. Par conséquent, la FDA a mis en garde les
femmes enceintes ou désirant avoir un enfant, aussi bien que
les mères allaitant et les tout jeunes enfants, de ne pas manger de
requin, d'espadon, de tilefish, ou de thazard, dû aux taux
potentiellement dangereux de méthylomercure (Anonyme,
2001).


6*- LES MALADIES INFECTIEUSES DUES A CETTE ALIMENTATION INDUSTRIELLE :

Il est typique que
l'on accorde aux inspecteurs d'abattoirs, quand ils sont présents, pas
plus de 1 à 2 secondes pour vérifier la présence de
maladies infectieuses, d'infestations parasitaires et de tissus
cancéreux ou malades sur chaque carcasse. Les maladies sont nombreuses,
qui sont susceptibles d'affecter nuisiblement la santé des
consommateurs, qu'ils soient humains, chiens ou chats.


Comme les chats et
les chiens ne sont généralement pas consommés par les humains, les
restrictions sur l'usage des tissus à risque de contamination
par les prions (la cause de la maladie de la vache folle et de son
équivalent humain, la maladie de Creutzfeldt-Jacob), tissus tels que
ceux du cerveau et tissus spinaux, ne sont normalement pas
étendues à la nourriture pour animaux. L'utilisation de viande et de
produits dérivés des abattoirs dans la nourriture pour animaux augmente
les risques d'encéphalopathie spongiforme subaiguë
transmissible (ESST) comme l'encéphalopathie spongiforme féline, qui
grignote peu à peu le cerveau, entraînant des désordres neurologiques
et de l'organisme variés, et, éventuellement, la mort.
Bien que ces maladies incurables n'aient pas été détectées chez le
chien jusqu'à présent, la capacité des ESST à traverser la barrière d'un
nombre d'autres espèces a été découverte tout
récemment, et il n'est absolument pas impossible qu'on découvre par
la suite la maladie chez les chiens, comme cela a été le cas pour les
chats.


Les bactéries
pathogènes et autres micro-organismes peuvent aussi être contractés
durant la production, la récolte des ingrédients végétaux, la
fabrication, la manipulation, le stockage, la distribution ou le
conditionnement, par les sols, l'eau, l'air, les plantes, le fourrage ou
les engrais, les animaux, les humains, l'évacuation des
eaux usées, les équipements de fabrication, les ingrédients et
matériaux d'emballage. Durant les dernières étapes de la fabrication des
croquettes, le produit est enrobé avec des digestifs et de
la graisse liquide. Bien que la cuisson lors de la fabrication tue
les bactéries, le produit final perd de sa stérilité lors du séchage
subséquent, de l'enrobage des graisses, et des phases
d'emballage du processus de fabrication. La plupart des produits
animaux utilisés dans la nourriture contiennent 1000 à 10000 bactéries
par gramme. La qualité pauvre des ingrédients dont dépend
la nourriture pour animaux, les conditions sanitaires qui laissent à
désirer, la cuisson non satisfaisante, ainsi que la recontamination ou
les mauvaises manipulations et stockages, augmentent
tous le nombre de bactéries (Strombeck, date inconnue).


Les désordres
intestinaux comptent parmi les effets secondaires les plus répandus de
la contamination bactérienne. La salmonellose est la maladie la
plus commune provoquée par la contamination bactérienne dans la
nourriture pour animaux, tout comme dans celle de l'homme. Il est estimé
que la contamination par la salmonelle des ingrédients à
base de protéines animales utilisés dans la nourriture pour animaux
varie de 57 à 60%. Pour les ingrédients à base de protéines végétales,
le taux est de 36 à 37% (Strombeck, date inconnue). Le
poulet est un composant habituel de la nourriture pour animaux: des
entrailles partiellement dissoutes de poulets ('digestifs') sont très
communément ajoutées pour relever la saveur. Bien que le
Département de l'Agriculture Américaine (USDA: US Department of
Agriculture) rapporte officiellement que 20% de tous les poulets crus
sont atteints de salmonellose, des études faites par l'USDA
vers la fin des années 80 jusqu'à la fin des années 90 montrent que
ces chiffres sont une grossière sous-estimation. Une des études faite
plus tôt sur une ferme modèle à Porto Rico en 1987,
estime le nombre d'oiseaux contaminés sortant du camion frigorifique
à 76%. Lorsque l'enquête fut reconduite les chiffres étaient de 80%.
Des études conduites en 1992 par l'USDA sur cinq
installations industrielles dans le sud-est des États-Unis
trouvèrent que les niveaux de contamination par la salmonelle
s'élevaient aux alentours de 58% avant que les poulets n'entrent dans
les
camions frigorifiques, et 72% après leur 'bain' en commun (Eisnitz,
1997). Il n'est pas surprenant que la salmonelle puisse être
cultivée/retracée dans les excréments de plus de 30% des chiens.
Beaucoup d'entre eux s'en accommodent et ne présentent aucun signe
de maladie, mais d'autres peuvent souffrir de diarrhées et de désordres
gastro-intestinaux (Strombeck, date
inconnue).


Le Staphylococcus
aureus (staphylocoque doré), a été identifié comme la seconde cause
bactérienne la plus courante des maladies liées à
l'alimentation; elle est souvent présente dans la viande contaminée.
La bactérie peut également causer des dérangements gastro-intestinaux.
Clostridium perfingens a été identifiée comme la
troisième cause bactérienne la plus courante des maladies liées à
l'alimentation, et on est bien documenté sur cette maladie chez les
chiens et les chats. Alors qu'il est tué pendant la cuisson,
ses spores, résistantes aux désinfectants et à la chaleur, survivent
et recontaminent le produit fabriqué. Souvent aussi, des souches
pathogènes d'Escheridia Coli sont identifiées comme cause de
maladie liée à l'alimentation, et sont communément associées à la
contamination fécale (Strombeck, date inconnue).


Toutes ces bactéries
peuvent être présentes en petit nombre dans les intestins d'animaux
cliniquement sains. Cependant, présentes en grand nombre,
les souches pathogènes ou leur maladie concourante ou bien le stress
peuvent causer des désordres intestinaux tels que diarrhée, ou tels que
la maladie rénale (qu'on a supposé trop souvent n'être
qu'une conséquence inévitable du vieillissement), et des signes
non-spécifiques de maladies. La fermentation des fortes concentrations
de composants difficiles à digérer dans la nourriture à bon
marché, comme la cellulose et la fibre hémicellulosique, fait
également augmenter le nombre de bactéries de 100 à 1000 fois dans le
côlon des animaux de compagnie (Strombeck, date
inconnue).


Les toxines produites
par ces bactéries sont de trois types. Les entérotoxines qui
s'attachent à la membrane muqueuse intestinale, stimulent la
sécrétion des fluides et provoquent la diarrhée. Ces bactéries et
leurs toxines sont généralement inactivées par la cuisson lors de la
fabrication. Les cytotoxines tuent les cellules des
muqueuses directement. Les endotoxines sont en partie formées de la
structure cellulaire des bactéries Gram négatives comme la salmonelle et
l' Escherichia Coli, et ne sont pas inactivées lors de
la fabrication (Strombeck, date inconnue). De même que les hautes
températures utilisées durant la fabrication tuent les bactéries, elle
peuvent aussi produire une désintégration bactérienne, ce
qui relâche plus d'endotoxines dans les organismes(Peden, 1999).


Les protozoaires
parasitaires peuvent également contaminer la nourriture destinée aux
animaux. Toxoplasma gondii, par exemple, est un agent causatif
de toxoplasmoses, qui peut infester les humains, chats et chiens.
Les chats y sont le plus vulnérables entre les âges de deux semaines à
trois ans. Les symptômes d'infestation sévère comprennent
des difficultés respiratoires pour cause de pneumonie s'aggravant
rapidement, accompagnée de fièvre intraitable. La mort s'ensuit
généralement dans les trois semaines. Une incapacité à se
reproduire et des morts néonatales peuvent aussi en résulter.
Certains chats sont porteurs de la maladie sans les symptômes, mais
peuvent la transmettre à d'autres. Les femmes enceintes devraient
prendre de grandes précautions afin d'éviter le contact avec les
litières, et porter des gants lorsqu'elles font du jardinage car la
contamination peut entraîner des problèmes congénitaux des
yeux et du cerveau chez l'enfant humain (Peden, 1999).


7*- LES AFLATOXINES ET VOMITOXINES :

La plupart des
marques commerciales de nourriture carnée sont produites en très grandes
quantités, et stockées pendant longtemps dans les entrepôts,
chez les détaillants et chez les particuliers. Cela crée un terrain
favorable aux mycotoxines, maladies causées par les toxines fongiques.
L'une d'elles, l'aflatoxicose, causée par les produits
toxiques de l'Aspergillus flavus est la plus importante (Peden,
1999). Les Aflatoxines sont hépatotoxiques (toxiques pour le foie),
tératogènes (cause de difformités congénitales), cancérigènes,
et immunodépressantes. Le symptôme le plus commun chez les animaux
se traduit par des défaillances hépathiques, et comprend jaunisses,
perte de la vue, tournis, chutes et convulsions (Blood &
Studdert, 1988). La vomitoxine est moins grave, causant inappétence,
vomissements et diarrhée (API 2002).


En 1995, Nature's
Recipe retira des rayons des milliers de tonnes de nourriture pour
chiens occasionnant une perte de 20 millions de dollars après
que des consommateurs se furent plaints que leurs chiens vomissaient
et perdaient leur appétit. La vomitoxine fut identifiée comme en étant
la cause. En 1999, la compagnie Doane Pet Care dans le
Tennessee rappela tous ses produits expédiés au Texas et en
Louisiane à cause d'une irruption d'aflatoxine qui coûta la vie à 55
chiens. La compagnie Doane Pet Care est le plus gros fabriquant
privé de marques de nourriture pour animaux aux États-Unis, et le
second plus gros producteur de croquettes pour animaux. Le rappel des
produits comprit Ol'roy (une marque de Wal-Mart) et 53
autres marques (API 2002, Binghan et al. 2004, Peden, 1999).


8*- LES ANTIBIOTIQUES ET LES HORMONES :

Dans le but
d'augmenter croissance et productivité tout en diminuant les coûts liés à
la sustentation des bêtes, et afin d'augmenter les capacités
des cochons, vaches et des poulets d'élevage intensif à résister aux
conditions non-hygiéniques et hautement stressantes auxquelles ils sont
sujets en permanence, les fermiers américains donnent
régulièrement aux animaux de ferme de grandes quantités de produits
antibiotiques favorisant la croissance, et ont recours à des injections
ou des implants d'hormones. Treize millions de livres
(environ 7 millions de kilos) d'antibiotiques médicalement
importants sont donnés aux animaux de ferme aux États-Unis pour
favoriser leur gain de poids (Union of Concerned Scientists, 2001).
Comme la nourriture semi-humide contient de 25 à 50% d'eau, des
conservateurs anti-microbiens doivent aussi être ajoutés à la nourriture
(Perry, 1996). Ces pratiques peuvent entraîner des
conséquences néfastes pour la santé chez les consommateurs humains
ou animaux sensibles aux résidus d'antibiotiques ou hormonaux.


Etre exposé à long
terme à de faibles doses d'antibiotiques joue aussi génétiquement un
rôle de sélection pour les populations de bactéries
résistantes aux antibiotiques, dont certaines sont pathogènes, avec
la possibilité de donner naissance chez l'homme à des maladies
incurables. A cause de ces sérieux problèmes de santé, les
produits antibiotiques de croissance et les hormones exogènes
(dérivées extérieurement) ont été bannis à différents niveaux en Europe
(BBC News, 1998), en Australie, et dans d'autres régions du
monde. Leur utilisation répétée aux États-Unis viole les
recommandations vieilles de dix ans faites par l'Organisation Mondiale
de la Santé (World Health Organization, 1997). L'American Medical
Association (2001) et l'American Public Health Association (1999)
sont également toutes deux opposées à l'utilisation non thérapeutique
d'antibiotiques chez les animaux de ferme sains.


Leur utilisation
persiste aux États-Unis pour des raisons commerciales. La National
Academy of Science estime que l'interdiction complète de
l'utilisation largement répandue d'antibiotiques pour les animaux de
ferme pourrait augmenter les prix des volailles d'entre 1 et 2 centimes
de dollars par livre et le prix du porc ou du boeuf
pourrait même passer de 3 à 6 centimes la livre, coûtant au
consommateur américain moyen jusqu'à 9,72 dollars par an (NRC, 1999). En
même temps, les infections résistantes aux antibiotiques
chaque année coûtent à la société américaine dans les 30 milliards
de dollars (Frist, 1999) et, aux États-Unis seuls, tuent 60000 personnes
(NIAID, 2004).


9*- LES CONSERVATEURS :

Afin de retarder la
dégradation des marques commerciales produites en grandes quantités et
stockées pendant de potentielles longues périodes, et
parce que la plupart des aliments pour animaux contiennent en
pourcentages élevés des graisses ajoutées, les fabriquants 'se reposent'
très souvent sur les conservateurs, dont certains sont si
toxiques qu'ils ont été bannis de la consommation humaine. Les
deux-tiers de l' alimentation pour animaux fabriquée aux États-Unis
contiennent des conservateurs synthétiques ajoutés par le
fabriquant, et, du tiers restant, 90% inclut des ingrédients déjà
stabilisés par des conservateurs synthétiques (Perry, 1996).


Les conservateurs
communément utilisés incluent le glycol propylène, qui est connu pour
causer des maladies chez les chiens; le propylène gallate,
qui est suspecté de provoquer des dommages du foie; l'hydroxyanisole
butylique, qui cause dommages du foie, stress métabolique, déformations
du foetus, et augmente le sérum-cholestérol; le
nitrite de sodium qui peut être métabolisé en de puissants éléments
cancérigènes; et de l'éthoxyquine, qui a été interdite de vente à la
consommation (humaine) et suspectée de causer de sérieux
problèmes de santé chez certains chiens (Pitcairn & Pitcairn,
1995).


L'éthoxyquine (EQ)
fut développée par Monsanto dans les années 1950 et premièrement
utilisée comme stabilisant pour gomme. L'EQ a également été
prouvée efficace comme insecticide, pesticide, fongicide et
herbicide. Elle était à l'origine autorisée dans l'alimentation comme
stabilisant pour la luzerne, le trèfle, et les herbes données au
bétail, à raison de 150 ppm (0,015% par tonne). Bien qu'elle n'ait
jamais été prévue à ces fins dans le permis d'origine, et cela en dépit
des différences très importantes de digestion et de
métabolisme entre les animaux de compagnie et le bétail, on ajouta
l'EQ dans la nourriture pour animaux de compagnie car elle relève de la
catégorie légale d'alimentation pour animaux (Peden,
1999 & 2004).


Des contrôleurs
officiels de la FDA ont reconnu explicitement l' EQ comme substance
toxique et ont autorisé l'administration de minuscules doses au
seul bétail uniquement parce que c'était le moyen le plus rentable
et le plus puissant conservateur en circuit. Les chercheurs de la FDA et
de Monsanto ont à l'origine déclaré que l'EQ commence à
se dégrader autour de 160 à 190 degrés Celsius; par conséquent
lorsqu' un produit contenant de l'EQ passe à la cuisson, l'EQ disparaît
tout simplement. Des recherches plus tardives ont démontré
qu'elle ne disparaît pas, mais qu'elle mute en EQ oxydée. La FDA a
permis progressivement d'augmenter l'EQ dans la nourriture pour animaux,
parce que, conformément à son rôle premier de protéger
la santé humaine, elle porte tout d'abord son attention sur
l'alimentation, et non sur les animaux de compagnie. Aujourd'hui,
quasiment toute nourriture pour chien est conservée à l'aide d'EQ
d'une manière ou d'une autre, bien qu'elle soit absente des
étiquettes car elle est ajoutée en amont du processus de fabrication. Il
n'y a pas eu d'études à long terme sur la toxicité de l'EQ
chez les chiens et chats, mais les éleveurs rapportent que les
problèmes liés à la reproduction et les désordres dermatologiques
disparaissent lorsque la nourriture contenant de l'EQ est retirée
de l'alimentation (Peden 1999 & 2004).


L'hydroxyanisole
butylée (BHA) et l'hydroxytoluène butylé (BHT) sont utilisés pour
empêcher les graisses, les huiles, et les aliments contenant des
graisses de devenir rances; la BHA ou le BHT sont également souvent
ajoutés aux matériaux d'emballage de nourriture. En fait, l'utilisation
de BHA est quasi universelle, malgré son rôle soit
prouvé soit suspecté dans les lésions du foie, problèmes du
comportement, et déficiences du cerveau. Des chercheurs ont rapporté que
la BHA dans l'alimentation de souris enceintes entraîne des
modifications des enzymes du cerveau chez leurs petits, impliquant
une diminution d'activité en cholinestérase cervicale de 50%, ce qui
pourrait affecter la séquence normale du développement
neurologique chez ces jeunes animaux. La BHA et le BHT affectent
aussi le sommeil des animaux, leurs niveaux d'agression, et leur poids
(Steinman, 1990). Malheureusement pour les animaux en
croissance, Hills Science Diet introduit de la BHA dans ses
préparations pour chiots et chatons, ainsi que dans leurs formulations
adultes (Peden, 1999). Pourtant, malgré les dangers qu'elle
présente, il n'est même pas assuré que la BHA remplisse le rôle
qu'on lui assigne. D'après Eastman Chemical Products, «rien n'indique
que la BHA et/ou le BHT apporte des progrès significatifs
dans la stabilité des huiles végétales» (Jacobsen, 1972).


Le nitrite de sodium,
souvent utilisé comme agent colorant, fixant, et conservateur, a la
capacité de se combiner avec les produits chimiques
naturels de l'estomac et ceux présents dans la nourriture pour créer
des nitrosamines, qui sont de puissants cancérigènes (Perry, 1996). En
réalité, le nitrite de sodium est si dangereux que la
FDA a tenté de l'interdire dans les années 80, mais a échoué face au
puissant lobby des fabriquants d'alimentation, qui utilisent couramment
ses propriétés de colorant et de conservateur (Peden,
1999).


10*- LA FABRICATION - PRIVILEGIER LE CRU AU CUIT :

Lors du processus de
fabrication, on fait fondre les produits afin de séparer les composants
solubles dans les graisses de ceux solubles dans l'eau
et de ceux qui sont solides, et l'on utilise un système de chaleur
et de pression afin de 'souffler' les aliments secs en pépites ou
granulés (API, 2002). La cuisson, la réfrigération, la
déshydratation, la mise en boîte, l'extrusion, la granulation et le
passage au four qui ont lieu durant la fabrication de produits carnés
industriels pour animaux soumettent des substances
nutritives polyvalentes comme les enzymes et les vitamines, à des
températures, pressions et traitements chimiques qui détériorent
nettement leur activité biologique, et donc leur valeur
nutritionnelle. Par conséquent le produit final doit être renforcé
avec des vitamines et des minéraux. Malgré cela, de 7 à 12% de la
nourriture pour animaux analysée par les départements
américains de l'agriculture a échoué aux analyses chimiques en
substances nutritives garanties (Perry, 1996).


Les enzymes, qui
aident à la digestion de la plupart des autres substances nutritives, et
donc jouent un rôle très important, sont également des
plus vulnérables à l'altération par la chaleur ou Ph-induites
(séparation moléculaire). Le biochimiste Edward Howell déclare que les
enzymes sont «complètement détruits en 2 ou 3 minutes
d'ébullition de l'eau. De plus, elles sont détruites jusqu'à 100%
par la cuisson, grillade, friture, cuisson à l'étouffée, mise en boîte,
et de 80 à 95 pour cent par la demi-heure coutumière de
pasteurisation à 60°C. L'assujettissement à une chaleur extrême des
enzymes rend la prise de nourriture hautement déficiente en enzymes et
cette déficience est communiquée à l'organisme. Je fais
ces déclarations seulement après quelques années d'études intensives
du sujet et je les considère comme étant essentiellement correctes»
(Howell, 1980).


De 1932 à 1942, le
docteur Francis Pottenger a conduit sur 900 chats une expérience
d'alimentation, afin de déterminer les effets respectifs de la
nourriture fraîche par rapport à la nourriture cuite. Son travail
soigneusement documenté, plus récemment publié en 1983 sous le nom de
Pottenger's Cats (Les chats de Pottenger), remplit un livre
de 126 pages illustré de graphiques et de photos. Pottenger a fait
la découverte que les chats mangeant de la nourriture cuite étaient
«irritables, tourmentés par la vermine et les parasites
intestinaux, souffraient de lésions de la peau, d'allergies, de
problèmes cardiaques, rénaux et hépatiques, d'une mauvaise vue,
d'infections glandulaires, de désordres articulaires et nerveux».
Le groupe alimenté de nourriture crue ne souffrait d'aucune de ces
maladies. Pour ces deux groupes, la nourriture, bien qu'essentiellement
la même, était cuite pour l'un et laissée crue pour
l'autre (Pottenger, 1983). Bien qu'elle date, l'étude bien
documentée de Pottenger illustre clairement les bienfaits nutritionnels
des aliments frais pour la santé.


11.- TOUTES LES MALADIES DUES A CETTE ALIMENTATION INDUSTRIELLE :

Les maladies décrites
dans la littérature scientifique provoquées par la prise suivie et à
long terme de nourriture carnée en boîte pour chiens et
chats comprennent: maladies rénales, hépatites, maladies cardiaques,
maladies neurologiques, problèmes ophtalmologiques, désordres
musculo-squelettiques et maladies de peau, désordres sanguins,
malformations congénitales, fragilisation de l’immunité et maladies
infectieuses (DiBartola et al. 1993, Dow et al, 1989, Freytag et al.
2003 et Strieker et al. 1996, se référer aux Appendices
ci-dessous).

En tant que
vétérinaire praticien, je conviens que les maladies appelées
dégénératives, telles que le cancer, les insuffisances hépatiques et
arrêts
cardiaques, sont bien plus répandues qu’elles ne devraient l’être,
et que beaucoup de ces maladies sont aggravées ou directement provoquées
par les nombreux ingrédients plus que douteux présents
dans les aliments carnés en boîte destinés aux chiens et chats. Les
maladies rénales, par exemple, sont l’une des trois premières causes de
décès chez les animaux de compagnie, et sont aggravées
par une surcharge de protéines s’amassant sur les reins (Di Bartola
et al., 1993), ainsi que par la qualité médiocre de la plus grande
partie de l'alimentation carnée du commerce. Non
diagnostiquée, la maladie rénale peut provoquer l’apparition
systématique de toxines, conduisant à un manque d’appétit, un
empoisonnement par augmentation du taux d'uricémie, des vomissements,
des désordres neurologiques, le décès de l’animal pouvant s’en
suivre. La maladie grave et potentiellement fatale de l’hyperthyroïdie
chez les chats est d'abord apparue dans les années 70, au
même moment où la nourriture en boîte pour animaux faisait son
apparition sur le marché, et peut être mise en relation avec les
quantités excessives d’iode présente dans ce type de nourriture
(Smith, 1993).


MALADIE DES REINS - DU FOIE - MALADIES NEUROMUSCULAIRES ET INFECTIEUSES.
Dans le Journal of
the American Veterinary Medical Association en 1993, DiBartola et al.
ont publié les résultats d'une étude de deux ans faite sur
dix chats soumis à un régime de type commercial. 50% (5/10) des
chats ont développé une inflammation et scaring des reins (néphrite
intersticielle lymphoplasmacystique et fibrose
intersticielle).

Dans le Journal of
the American Veterinary Medical Association en 1989, Dow et al. ont
publié les résultats d'un examen rétrospectif de données de
sérum biochimique de 501 chats sur une période de trois ans de 1984 à
1987. 37% (186/501) souffraient de taux en potassium anormalement bas
(hypokaliémie). A l'intérieur du groupe des 186 chats
atteints d'hypokaliémie, 48% (89/186) présentaient des taux de
cholestérol élevés, 46% (88/186) des taux de glucose dans le sang
importants, 46% (86/186) de hautes concentrations en sérum urée
nitrogène, 43% (73/186) des taux élevés en chlore, et 39% (73/186)
de hautes concentrations en créatinine dans le sérum. Les maladies des
reins (insuffisances rénales chroniques), du foie, les
infections virales ou bactériennes, et les maladies neurologiques ou
neuromusculaires étaient toutes significativement associées (p>0,05)
à la présence de l'hypokaliémie. Les chats atteints
d'une hypokaliémie sévère étaient 3,5 fois plus susceptibles de
souffrir d'insuffisances rénales que les chats présentant une
hypokaliémie moins sévère.


MALADIES CARDIAQUES - DYSFONCTIONNEMENTS NEUROLOGIQUES - TROUBLES DE LA VUE ET IMMUNODEFICIENCE
Dans Science de 1987,
Pion et al. ont mis en évidence des concentrations faibles en plasma
taurine associées à des preuves échocardiographiques
(ultrasonographiques) de myocardie (infarctus) chez 21 chats nourris
de nourriture pour animaux de type commercial. A cette époque, des
milliers de chats de compagnie mouraient annuellement de
cardiomyopathie dilatée.

Une déficience en
taurine, un acide aminé, peut aussi donner naissance à une atrophie de
la rétine, causant une diminution de la vue, des atteintes
au développement du cortex visuel et du cervelet, stérilité et
thromboembolisme. La croissance normale, les fonctions immunitaires et
neurologiques dépendent toutes de niveaux adéquats en taurine
(Baker & Czarnecki-Maulden 1991, Blood & Studdert 1988, Gray
2004, National Research Council 1986, Palackal et al. 1986, Peden,
1999). Pion et al. ont démontré qu'un apport oral en
taurine fait reculer la maladie, d'où le fait que l'on ajoute de nos
jours de la taurine dans la majeure partie de l'alimentation carnée ou
végétarienne pour animaux.

L'acide aminé
L-Carnitine peut être important chez les chiens à risque de
cardiomyopathie dilatée. Cette maladie potentiellement fatale du muscle
cardiaque affecte environ 2% de tous les chiens, se déclarant avant
tout chez les grandes races et les races de chiens géantes. Un petit
pourcentage de ces chiens manquent de L-Carnitine, car
celle-ci est normalement perdue durant la fabrication, et n'est pas
rajoutée à cause des coûts que cela occasionnerait (Porreca, 1995).


DESORDRE SANGUIN
Dans la revue Small
Animal Practice, Strieker et al. (1996) ont mis en évidence des signes
cliniques de déficience en vitamine K chez les chats
nourris de deux types de nourriture de type commercial, à savoir au
saumon ou au thon. Des chattes mères et des chatons moururent, alors que
les survivants virent leur temps de coagulation
sanguine s'allonger. Les autopsies révélèrent des hémorragies dans
le foie et les intestins.


MALADIES DE LA PEAU
Dans le Journal of
the American Veterinary Medical Association en 1988, Sousa et al. ont
examiné 13 chiens présentant des maladies de peau, décrites
comme des dermatoses squameuses des jonctions mucocutanées (autour
de la bouche et des yeux), des points de pression (comme les coudes), et
du tronc. La maladie s'apparentait à ce qui a été
naguère appelé le pyodermite du chien, qui est aussi connu pour être
une dermatose sensible au zinc. Tous les chiens ont été nourris de
croquettes de marques industrielles non appropriées
nutritionnellement, et les maladies de peau de tous les 13
disparurent complètement après que leur régime eut été changé en un
régime qui répondait aux recommandations nutritionnelles faites par
le National Research Council.


MALFORMATIONS CONGENITALES
On trouve de hautes
concentrations en rétinoïdes dans certaines formulations de nourriture
industrielle pour chats, à cause de l'utilisation de
foies d'animaux comme ingrédients. Dans le Journal of Animal
Physiology and Animal Nutrition, R, Freytag et al. (2003) ont publié
leur étude sur 397 chatons issus de 97 portées de chattes mères
nourries d'aliments riches en rétinoïdes. Ils ont démontré que de
hautes concentrations en rétinoïdes peuvent entraîner des malformations
chez les chatons à la naissance, à savoir palais fendu,
cranioschisis (défauts dans la soudure des os du crâne, exposant
fatalement le cerveau), mâchoires raccourcies à l'avant (mâchoire
inférieure), sténose du côlon (rétrécissement du gros intestin),
coeur hypertrophié, et agénésie (arrêt du développement) de la
moëlle épinière et de l'intestin grêle.


12.- LES VIANDES DITES DE PREMIERE QUALITE :

S'il arrive que les
animaux de fermes bio échappent aux hormones et aux antibiotiques, et
s'il arrive que les animaux de fermes extensives évitent
les pires excès de cruauté soufferts par les animaux d'élevage
intensif, des enquêtes sur les fermes d'élevage en plein air ou
similaires ont à plusieurs reprises révélé que les conditions dans
nombre de telles fermes étaient loin d'être humaines ou naturelles
et que les animaux y étaient toujours victimes de souffrances
considérables. Même les animaux des meilleures élevages ont
toujours à endurer l'expérience violente, effrayante et
potentiellement douloureuse de la mort dans les abattoirs modernes,
généralement à un stage très prématuré de leur vie.

Une réserve éthique
majeure concernant les marques de première qualité est que,
contrairement aux marques de qualité moindre qui dépendent largement
des produits dérivés des fermes et des industries d'abattoir, ces
marques utilisent des animaux tués spécifiquement pour l'alimentation
pour animaux, leur fournissant par conséquent un support
financier bien plus grand.



13.- CONCLUSIONS :

Les régimes
commerciaux pour chiens et chats constituent en fait un moyen de se
débarrasser à bas prix de nombreux déchets industriels provenant des
abattoirs, de la viande 4-M (viande provenant d’animaux morts,
mourants, mal en point ou malades), de la viande périmée ou avariée en
provenance des supermarchés, des restes d'un grand nombre
d’animaux laissés pour compte aux refuges animaliers, des corps gras
usagés de restaurants, avec une haute concentration en dangereux
radicaux libres et acides gras trans, du poisson périmé ou
avarié, présentant un taux de mercure dangereusement élevé, et
saturé en polychlorobiphényles et autres toxines. Le produit final est
rendu tellement alléchant pour les animaux par l’addition
d’une soupe digestive – soupe d’entrailles de poulets partiellement
dissoutes – que plus de 95% des animaux en sont ainsi principalement
nourris (Perry, 1996), ce qui génère un excédent de 11
milliards de dollars US par an pour l’industrie américaine de
nourriture pour animaux (API, 2002).

Les bactéries
pathogènes, protozoaires, champignons, virus et prions, ainsi que les
endotoxines et mycotoxines qui leur sont associés, auxquels
s’ajoutent les résidus d’hormones, d’antibiotiques et de dangereux
conservateurs typiquement utilisés dans les régimes carnés commerciaux,
présentent également des risque potentiels importants
pour la santé de ‘nos’ animaux.

Les maladies décrites
dans la littérature scientifique, provoquées par la prise suivie et à
long terme de nourriture carnée en boîte pour chiens et
chats, comprennent: maladies rénales, hépatites, maladies de coeur,
maladies neurologiques, problèmes ophtalmologiques, affections
neuro-musculaires, maladies de peau, désordres sanguins,
malformations congénitales, fragilisation de l’immunité et maladies
infectieuses (DiBartola et al. 1993, Dow et al. 1989, Freytag et al.
2003 and Strieker et al. 1996). En tant que vétérinaire
praticien, je conviens que les maladies appelées dégénérantes,
telles que le cancer, les insuffisances hépathiques et arrêts
cardiaques, sont bien plus répandues qu’elles ne devraient l’être, et
que nombre de ces maladies sont très certainement aggravées ou
directement provoquées par les nombreux ingrédients plus que douteux
présents dans les aliments carnés en boîte destinés aux chiens
et aux chats. Les maladies rénales, par exemple, sont l’une des
trois premières causes de décès chez les animaux de compagnie, et sont
aggravées par une surcharge de protéines s’amassant sur les
reins (Di Bartola et al., 1993), ainsi que par la qualité médiocre
de la plus grande partie de l'alimentation carnée du commerce. Non
diagnostiquée, la maladie rénale peut provoquer l’apparition
systématique de toxines, conduisant à un manque d’appétit, un
empoisonnement par augmentation du taux d’urécémie, des vomissements,
des désordres neurologiques, le décès de l’animal pouvant
s’ensuivre. La maladie grave et potentiellement fatale de
l’hyperthyroïdie chez les chats est d'abord apparue dans les années 70,
au même moment où la nourriture en boîte pour animaux faisait son
apparition sur le marché, et peut être mise en relation avec les
quantités excessives d’iode présente dans ce type de nourriture (Smith,
1993).

La solution qui
mettrait fin aux énormes souffrances, à la mauvaise santé et à la mort
infligées littéralement à des milliards d'animaux de rente et
de compagnie par la nourriture carnée de type commercial passe par
l'éducation des 'propriétaires' d'animaux de compagnie sur les
ingrédients à risque endémique à ces régimes, et sur aux
alternatives saines qui existent.























PS. Voilà pourquoi j'utilise des croquettes sans céréale, sans OGM et non testées sur animaux pour mes chats
.



Par Marie


Publié dans : L'assiette de nos chats .




Merci de votre coup de patte









Voir les 5 coups de patte



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MessageSujet: Re: La Malbouffe pour Chats & Chiensfleur   Mar 15 Jan 2013 - 22:39



" Chaque chat est un chef-d'oeuvre " ( Léonard de Vinci )





L'Abyssin n'est pas un chat .... il est bien plus que ça !!!!!!
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MessageSujet: Re: La Malbouffe pour Chats & Chiensfleur   Mar 15 Jan 2013 - 22:40

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MessageSujet: Re: La Malbouffe pour Chats & Chiensfleur   Mar 15 Jan 2013 - 22:41

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MessageSujet: Re: La Malbouffe pour Chats & Chiensfleur   Mar 15 Jan 2013 - 22:45



L’alimentation des chiens et des chats


Les effets de notre alimentation sur notre santé
générale et notre longévité sont aujourd’hui bien démontrés. Nous sommes
en quelque sorte ce que nous mangeons et de nombreuses maladies sont
associées à notre régime alimentaire et à la qualité des aliments que
nous ingérons.


Ainsi, il existe un lien entre l’alimentation
et le cancer du sein, du colon, de la prostate, etc., sans parler des
allergies alimentaires, de l’intolérance à certains aliments, de
l’intoxication par les agents de conservation, colorants et additifs en
tout genre que l’on trouve couramment dans notre nourriture. Les
maladies métaboliques et glandulaires, comme le diabète,
l’hyperthyroïdisme, les déséquilibres minéraux, les maladie des gencives
et des dents liées à la présence de tartre, l’obésité, les maladies du
rein, certaines formes d’arthrite et certaines maladies osseuses telle
l’ostéoporose, les maladies cardiaques, etc., sont aussi reliées en
grande partie à notre alimentation.


Comme chez les humains, plusieurs des maladies dont
souffrent les animaux de compagnie sont attribuables à leur régime
alimentaire. Mais la comparaison s’arrête là, car la qualité des
ingrédients qui entrent dans la fabrication de la nourriture destinée à
nos enfants est de beaucoup inférieure à la qualité de nos aliments, et
la transformation industrielle que subissent ces ingrédients ne fait que
dégrader davantage la nourriture. Cela explique la fréquence très
élevée des maladies des bêtes associées à leur alimentation et démontre
bien qu’il n’est pas si facile que de fabriquer artificiellement une
nourriture acceptable.


J’ai moi-même eu recours à cette nourriture
pour nourrir mes propres enfants et j’en ai perdu un, mon préféré,
Arnaud, mort à la suite d’une longue et douloureuse maladie des reins.
Son système métabolique s’est complètement déséquilibré et l’autopsie a
déterminé clairement l’origine de sa maladie. Des calculs de type
oxalate de calcium se sont formés conséquemment à l’ingestion prolongée
d’une nourriture malsaine que je conseillais même, en toute bonne foi, à
mes clients et que je leur vendais à un prix relativement élevé.


C’est d’ailleurs sa mort qui a déclenché mon intérêt
critique pour l’alimentation des animaux de compagnie. On y reviendra
plus loin; pour le moment, parlons du cas de mon chat.

Au cours des trois mois précédents, j’avais trouvé des
flaques d’urine un peu partout sur les planchers et les comptoirs. Il
avait maigri et, par la suite, il avait eu beaucoup de mal à se
déplacer. Il miaulait continuellement et, quand je le prenais dans mes
bras, il se tordait de douleur. Je décidai sans attendre de l’examiner.
Pour ne pas le traumatiser, j’ai endormi Arnaud à l’aide d’un gaz
anesthésique à action ultrarapide et très sécuritaire. J’avais une
espèce d’aquarium hermétique où je plaçais les petits animaux pour les
endormir gentiment. Avec mon assistante Michelle, je lui ai fait une
prise de sang, ai prélevé un échantillon d’urine et l’ai radiographié.
Quelques minutes plus tard, il était réveillé.

Les résultats
ont confirmé mes appréhensions. Arnaud présentait une déficience rénale
assez grave. Ses deux reins au niveau des bassinets (la région centrale
de l’organe) et un de ses uretères (le canal qui conduit l’urine du rein
à la vessie) étaient remplis de calculs urinaires. Les calculs de type
oxalate, comme ceux qu’il avait, ne répondent pas à un traitement
médical et, dans son cas, la chirurgie était peu prometteuse.
J’ai hésité pendant plusieurs jours, mais je savais ce que je devais faire...
Par hasard, Joe, une collègue vétérinaire, est passée me voir pour me
mettre à jour sur les nourritures du fabricant qu’elle représentait et
que je distribuais à mes clients. C’est cette nourriture qu’Arnaud
mangeait. Incapable de le faire moi-même, j’ai saisi l’occasion et lui
ai demandé d’euthanasier Arnaud. Je l’ai tenu sur la table et Joe, aussi
émue que moi, a procédé d’une main sûre et expérimentée. Arnaud s’est
affaissé instantanément. N’arrivant pas à me contenir, j’ai fondu
silencieusement en larmes. Joe, aussi sensible que moi, pleurait
également, et je vous jure qu’à ce moment-là, on n’avait vraiment pas
l’air très professionnel.

Euthanasier un animal est toujours émouvant, mais
mettre fin aux jours d’un animal qu’on connaît est parfois difficile et
même traumatisant pour beaucoup de vétérinaires, même pour les plus
endurcis.
Arnaud le chat m’avait donné six ans de bonheur et sa mort
m’a causé un grand choc. C’est quand on perd ceux qui partagent notre
vie qu’on s’aperçoit de leur importance.
Par une ironie du sort,
c’est Joe, la représentante innocente de la nourriture qui avait tué
Arnaud, que le destin m’avait envoyée.
Il me reste encore un chat et, par habitude, il mange toujours les mêmes croquettes.
Un jour, ce sera peut-être encore le cœur tendre de Joe qui viendra finir le travail...


Notre mode de vie nous amène, pour des raisons
pratiques, à donner aux bêtes un régime alimentaire fabriqué
industriellement, une commodité qui facilite la satisfaction des besoins
alimentaires d’un animal en captivité. Peu de gens ont le temps et le
désir de faire autrement et, pour promouvoir la consommation,
l’industrie entretient soigneusement l’idée qu’une telle alimentation
convient parfaitement à un animal captif.



Alors que pour les
êtres humains, les nutritionnistes recommandent de manger des aliments
frais et variés, de modérer la cuisson et d’éviter le prêt-à-manger et
les aliments contenant des agents de conservation et divers autres
produits chimiques comme les pesticides, les insecticides, les
fongicides, etc., l’industrie alimentaire pour animaux a réussi à
convaincre les consommateurs qu’il était contre nature, voire dangereux,
de faire pour les animaux ce que nous faisons pour nous-mêmes pour des
raisons de santé.


Nous offrons donc à nos enfants, jour après jour, des aliments de piètre qualité, fabriqués à même les restes, les déchets de l’industrie agroalimentaire, archi-transformés, dénaturés
et dévitalisés par la cuisson, bourrés de toxines, de déchets
biologiques, de pesticides, d’insecticides, de fongicides, de colorants,
d’agents de conservation et de saveurs artificielles.
Cette pitance est un poison qui les tue d’une mort lente mais certaine.



La source des ingrédients


L’industrie
agroalimentaire qui produit des denrées destinées à la consommation
humaine trouve dans l’industrie de l’alimentation animale un débouché
inespéré pour ses restes.


C’est un peu
normal, alors que la nourriture de qualité se fait rare même pour les
humains. Après tout, les chiens, des éboueurs, des détritivores, des
coprophages et des nécrophages par nature, consomment volontiers des
cadavres, des détritus et des excréments. Dans certains pays du
tiers-monde où les conditions sanitaires laissent à désirer, les chiens
mangent ce qu’ils peuvent pour survivre... Par ailleurs, la plupart des
chiens abandonnés qui retournent à l’état sauvage survivent en mangeant
ce qu’ils trouvent dans les dépotoirs municipaux. En sachant cela, il
est beaucoup plus facile de lire les pages qui suivent.


Les équarrisseurs recueillent dans les fermes,
les abattoirs, les fourrières, les zoos, les restaurants, les grandes
surfaces, chez les vétérinaires, au bord des routes, etc. tous les
sous-produits de l’industrie agricole et les animaux morts, peu importe
ce qui a causé la mort. Tout ce qui est impropre à la consommation
humaine est recyclé par les équarrisseurs pour être resservi aux bêtes
ou transformé en engrais agricoles.



Or, indirectement, ces sous-produits reviennent
dans notre assiette, car nous mangeons non seulement la viande des
animaux nourris de ces déchets, mais aussi des légumes, des céréales et
des fruits (même biologiques) fertilisés avec des engrais d’origine
animale (poudre d’os, farine de sang, de viande, de poisson, etc.). En
outre, une grande variété de sous-produits des animaux de boucherie
servent à fabriquer une multitude de produits de consommation.

Il est exceptionnel de trouver un aliment destiné à la
consommation humaine qui ne soit pas fabriqué, sous une forme ou une
autre, avec des produits qui viennent d’animaux nourris de farines
protéinées composées des déchets de l’industrie agroalimentaire. La
chaîne alimentaire tout entière peut être contaminée par les toxines,
les produits chimiques tels que les pesticides, les insecticides et les
fongicides, et par les microbes que ces déchets peuvent contenir. Non
seulement le lait, les œufs et le beurre, mais encore le saindoux et la
gélatine qui sert à fabriquer les bonbons des enfants, les guimauves,
les biscuits, les sirops peuvent être contaminés. Même les cosmétiques
(le rouge à lèvres, par exemple), le tabac (les toxines contenues dans
les engrais fabriqués à partir des sous-produits animaux peuvent être
absorbées par les plantes), les aliments biologiques (engrais de
sou-produit animal) peuvent être contaminés. Dans le domaine médical, de
tels sous-produits entrent, directement ou indirectement, dans la
fabrication de nombreux vaccins, du catgut des chirurgiens, des hormones
de croissance, de l’insuline, des gonadotrophines, etc. Les études sur
les greffes d’organes de cochons (xénogreffes) modifiés génétiquement
pour réduire les risques de rejet laissent entrevoir la possibilité
imminente de remplacer les organes défectueux des humains, mais
également le danger de contamination. À long terme, la boucle se ferme
par la contamination de la terre et de l’eau potable1.


Non seulement les abats, les pattes, les
articulations, le contenu intestinal, le poil, les plumes, les têtes,
les glandes mammaires, les fœtus riches en œstrogènes, les nageoires,
les arêtes et les viscères de poissons sont recyclés, mais aussi les
viandes et les poissons avariés et pourris et toutes les autres denrées
comestibles dont la date de péremption est dépassée (y compris leur
emballage en plastique), les graisses rances et détériorées des
restaurants, les parties cancéreuses, les abcès découpés et les
quartiers de viande rejetés par les inspecteurs des abattoirs, les
animaux morts pendant le transport et les autres trop faibles pour
atteindre l’abattoir, les cadavres d’animaux de ferme morts à la suite
d’une maladie, d’un empoisonnement, d’un accident, les animaux sauvages
et domestiques écrasés par les voitures, et même les corps en
putréfaction.


Selon Deborah Lynn Dadd, auteure du livre The
Non-toxic Home of Office, aux États-Unis, 116 000 mammifères et 15
millions de volailles sont condamnés avant l’abattage. Après l’abattage,
325 000 carcasses et plus de 5,5 millions de parties malades sont
refusées pour la consommation humaine. 140 000 tonnes de volailles sont
retirées de la chaîne alimentaire pour cancer.

Tous les animaux impropres à la consommation humaine sont utilisés dans la fabrication des aliments pour bêtes.


En Suisse, jusqu’en 1996, les placentas, les
tumeurs excisées dans les hôpitaux et d’autres tissus humains étaient
«recyclés» de cette façon2.
C’est ce que les Anglo-Saxons nomment
les 4D, pour diseased (malade), dead (mort), dying (en train de mourir)
et decomposed (décomposé).





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MessageSujet: Re: La Malbouffe pour Chats & Chiensfleur   Mar 15 Jan 2013 - 22:46

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MessageSujet: Re: La Malbouffe pour Chats & Chiensfleur   Aujourd'hui à 12:53

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