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 André Raimbourg, alias Bourvil

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Fleur

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MessageSujet: André Raimbourg, alias Bourvil   Sam 12 Fév 2011 - 15:48

:x

Jeunesse et début de carrière[modifier]
André Raimbourg, alias Bourvil (ou durant la « Débâcle », à Arzacq en juin 1940, et en 1941-début 42, Andrel en référence à Fernandel qu'il admirait), n'a jamais connu son père, tué durant la Grande Guerre. Il passa son enfance avec sa mère et le nouveau mari de celle-ci, un agriculteur nommé Ménard, dans le village de Bourville. Son cousin germain, Lucien Raimbourg, étant déjà dans le métier, il prit un nom de scène afin d'éviter toute confusion et choisit "Bourvil" en référence au village de son enfance.
Il épousa Jeanne Lefrique (1918-1985) le 23 janvier 1943 avec qui il eut deux fils :
Dominique Raimbourg (né le 28 avril 1950), avocat pénaliste, conseiller municipal de Saint-Sébastien-sur-Loire et député.
Philippe Raimbourg (né le 18 mars 1953), professeur de finance à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l'ESCP Europe.
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MessageSujet: Re: André Raimbourg, alias Bourvil   Sam 12 Fév 2011 - 15:50

:roll:

Après un apprentissage de boulanger, il partit en région parisienne pour tenter une carrière musicale, qu'il commença par des radio-crochets. Jeune artiste en quête de succès, il s’installe avec son épouse, à Vincennes dans un minuscule appartement de la rue des Laitières, au septième étage, sous les toits (il y restera jusqu’en 1947).
Il enchaîna ensuite avec des numéros de « comique-paysan » (dérivé du comique troupier), mais c'est avec la chanson Les Crayons que sa carrière débuta vraiment en 1945. C'est d'ailleurs avec cette chanson qu'il fit sa première apparition au cinéma, en 1945 dans La Ferme du pendu, de Jean Dréville.
Un acteur de la gentillesse[modifier]
Le jeu comique de Bourvil a reposé principalement sur des rôles de gentils, parfois un peu bêtes ou naïfs, comme les rôles qu’il a tenus face à l’énergique Louis de Funès : le personnage incarné par Bourvil parvient toujours, par sa gentillesse, non seulement à faire rire, mais aussi à échapper aux manipulations des personnages machiavéliques interprétés par de Funès.
Bourvil a cependant tenu des rôles plus dramatiques, comme l’homme à tout faire dans L'Arbre de Noël, dans lequel il aide un petit garçon atteint d'une leucémie à assouvir sa passion pour les loups. Dans ce film comme dans les films comiques, le spectateur peut facilement s’identifier au personnage joué par Bourvil, car c’est un homme simple. Dans Le miroir à deux faces, son jeu est méconnaissable : face à Michèle Morgan, il incarne un homme qui manipule une femme laide pour pouvoir l'épouser, puis lorsque celle-ci devient belle grâce à une opération, il devient ignoble avec elle, jusqu'à la harceler et lui retirer ses enfants. On peut enfin citer son rôle de Thénardier dans l’adaptation cinématographique des Misérables, ou encore son avant-dernier rôle, celui d’un commissaire de police dans Le Cercle rouge.
Bourvil était un homme très cultivé. Son ami Georges Brassens, qui habitait non loin de Montainville dans un village appelé le Val des Quatre Pignons, confiait qu’il était le parfait honnête homme, façon xviie siècle et lui suggérait des lectures. Il partageait avec Brassens une connaissance encyclopédique sur la chanson française.
Il connaissait aussi Jean-Paul Sartre et on pensa à lui pour la Comédie-Française.
Il reste aujourd'hui une référence pour de nombreux artistes. François Morel et Antoine de Caunes ont notamment réalisé un portrait de lui, en mars 2005, dans le cadre de l’émission télévisée sur le plus célèbre des Français à travers les siècles, classement dans lequel il arrivait en 7e position, gage d’une très grande popularité, 35 ans après sa disparition. Il parlait le français, l'anglais et un peu l'espagnol dans les films qu'il tournait.
Il est parfois désigné par le nom d'« André Bourvil » (il existe d’ailleurs un « Théâtre André Bourvil » à Paris, XIe arrondissement). C'est sous ce nom qu'il apparaît au générique et à l'affiche de l'avant-dernier film qu'il a tourné, Le Cercle rouge. Il remercia Jean-Pierre Melville, le réalisateur, pour avoir mentionné ainsi son prénom.
Décès et derniers films[modifier]


Tombe de Bourvil à Montainville.
Puis en 1967, lors du tournage des Cracks, le couperet tombe. Au faîte de sa gloire, Bourvil apprend qu'il est atteint de la maladie de Kahler, aussi connue sous de le nom de myélome multiple. Ses jours sont comptés. Il vivra en fait trois ans de plus, jusqu'à ce jour du 23 septembre 1970 où il s'éteint, à l'âge de 53 ans. Il venait de terminer le tournage du Cercle rouge avec Alain Delon et Yves Montand. Il repose à Montainville (Yvelines), village où il avait sa maison de campagne.
Son dernier film, tourné juste après Le Cercle rouge, fut Le Mur de l'Atlantique. Ces deux films sortirent quelques semaines après sa mort.
À ses obsèques étaient présents : Alain Delon, Yves Montand, Jean Poiret, Francis Blanche, François Périer, Terry-Thomas, Jean-Paul Belmondo, Gérard Oury, David Niven, Salvatore Adamo, Patrick Préjean, Robert Hirsch, Louis de Funès, Yves Robert, Danièle Delorme, Jean-Pierre Melville, André Hunebelle, Marcel Camus, Jean-Pierre Mocky, Jean Marais, Michèle Morgan, Laurent Terzieff, Lino Ventura, Fernandel, Gilles Grangier, Jean Gabin, Serge Reggiani, Pierrette Bruno, Jean-Claude Brialy, Bernard Blier ou encore Claude Autant-Lara pour ne citer que ceux-là...
Jeanne Lefrique, son épouse, née en 1918, mourut le 26 janvier 1985 dans un accident de voiture, alors qu’elle se rendait de Paris à Montainville sur la tombe de son époux.
Rôles et œuvres[modifier]

Bourvil a reçu le prix du meilleur acteur du festival de Venise (la Coupe Volpi) pour son rôle dans le film La Traversée de Paris (d’après l’œuvre de Marcel Aymé). Comédien complet, il a choisi à maintes reprises des rôles traitant de sujets de société, notamment en coproduisant les films avec Jean-Pierre Mocky (La Cité de l'indicible Peur ou La Grande Frousse, La Grande Lessive (!)...). Il a également assuré le doublage de ses films en anglais.
Filmographie[modifier]

1941-1949[modifier]
1941 : Croisières sidérales d'André Zwobada : figuration sous le nom d'Alain Grimor, un scientifique au début du film
1945 : La Ferme du pendu de Jean Dréville : le bourrelier, un villageois et chanteur à la noce
1946 : Pas si bête d'André Berthomieu, Léon Ménard (*), le paysan
1947 : Blanc comme neige d'André Berthomieu : Léon Ménard (*), le jeune paysan veilleur de nuit
1947 : Le Studio en folie, court métrage de Walter Kapps : Bourvil y tient son propre rôle
1947 : Par la fenêtre de Gilles Grangier : Gaston, dit « Pilou », peintre en bâtiment
1948 : Le Bal du comité de défense, court métrage muet, réalisation anonyme : Bourvil y tient son propre rôle
1949 : Le Cœur sur la main d'André Berthomieu : Léon Ménard (*), le bedeau musicien
1949 : Le Roi Pandore d'André Berthomieu : Léon Ménard (*), le gendarme
1949 : Miquette et sa mère d'Henri-Georges Clouzot : Urbain de la Tour-Mirande
(* : nom du second mari de sa mère, qui l'a élevé)
1950-1959[modifier]
1950 : Le Rosier de madame Husson de Jean Boyer : Isidore, le benêt au prix de vertu
1951 : Seul dans Paris d'Hervé Bromberger : Henri Milliard, le jeune marié
1951 : Le Passe-muraille (Mister Peek a Boo) de Jean Boyer : Léon Dutilleul, modeste fonctionnaire (**) (« Mister Peek a Boo » dans la version anglaise)
1952 : Cent francs par seconde de Jean Boyer : Bourvil est un invité d'honneur
1952 : Le Trou normand de Jean Boyer : Hippolyte Lemoine, le dadais (**)
1952 : Grrr, court métrage d'André Rigal : Bourvil y fait une participation
1953 : Les Trois Mousquetaires d'André Hunebelle : Planchet, valet de d’Artagnan
1953 : Étoiles au soleil, court métrage de Jacques Guillon : Bourvil y fait une participation
1954 : Cadet Rousselle d'André Hunebelle: Jérôme Baguindet
1954 : Le Fil à la patte de Guy Lefranc : Camille Bouzin, clerc de notaire compositeur
1954 : Poisson d’avril de Gilles Grangier: Émile Dupuy, mécanicien auto
1954 : Si Versailles m'était conté... de Sacha Guitry : un guide du musée de Versailles
1955 : Les Hussards d'Alex Joffé: Flicot, un soldat de l'armée napoléonienne
1956 : La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara : Marcel Martin, chauffeur de taxi au chômage (**)
1956 : Le Chanteur de Mexico de Richard Pottier : Bilou, l'ami de Vincent
1958 : Les Misérables, film tourné en deux époques de Jean-Paul Le Chanois : Thénardier, l'aubergiste de Montfermeil
1958 : Le Miroir à deux faces d'André Cayatte : Pierre Tardivet, professeur de calcul
1958 : Sérénade au Texas de Richard Pottier :Me Jérôme Quillebœuf, notaire
1958 : Un drôle de dimanche de Marc Allégret : Jean Brevent, publicitaire à « Publiparis »
1959 : La Jument cafe de Claude Autant-Lara : Honoré Haudouin, paysan
1959 : Le Bossu d'André Hunebelle : Passepoil, le compagnon de Lagardère
1959 : Le Chemin des écoliers de Michel Boisrond: Charles Michaud, entrepreneur intermédiaire
1960-1970[modifier]
1960 : Fortunat d'Alex Joffé : Noël Fortunat, le braconnier passeur
1960 : Le Capitan d'André Hunebelle : Cogolin, le roi des baladins
1961 : Le Tracassin ou Les Plaisirs de la ville d'Alex Joffé : André Loriot, laborantin
1961 : Dans la gueule du loup de Jean-Charles Dudrumet : Bourvil fait une apparition dans ce film
1961 : Tout l'or du monde de René Clair : Mathieu Dumont et ses fils, Toine et Martial
1962 : Les Bonnes causes de Christian-Jaque : le juge Albert Gaudet
1962 : Un clair de lune à Maubeuge de Jean Chérasse : Bourvil chante la chanson à la télévision
1962 : Les Culottes rouges d'Alex Joffé : Fendard, le prisonnier poltron
1962 : Tartarin de Tarascon de Francis Blanche : apparition en curé dans ce film
1962 : Le Jour le plus long (The Longest Day) de Ken Annakin : le maire de Colleville
1963 : La Cuisine au beurre de Gilles Grangier : André Colombet, le cuisinier normand (**)
1963 : Le Magot de Josefa de Claude Autant-Lara : Pierre Corneille, petit escroc
1963 : Un drôle de paroissien de Jean-Pierre Mocky : Georges Lachaunaye, noble déchu
1964 : Reflets du temps passé, court métrage de Marcel Leray : Bourvil y tient son propre rôle
1964 : Le Majordome de Jean Delannoy : apparition en vrai fiancé d'Agnès à la fin du film
1964 : La Cité de l'indicible Peur ou La Grande Frousse de Jean-Pierre Mocky : l’inspecteur Simon Triquet
1964 : Le Corniaud de Gérard Oury : Antoine Maréchal, modeste commerçant en vacances
1965 : Guerre secrète (The Dirty Game) de Christian-Jaque : sketch de Bourvil, Michel Lalande, agent secret
1965 : La Grosse Caisse d'Alex Joffé : Louis Bourdin, employé R.A.T.P et écrivain
1965 : Les Grandes Gueules de Robert Enrico : Hector Valentin, bûcheron
1966 : La Grande Vadrouille de Gérard Oury : Augustin Bouvet, peintre en bâtiment
1966 : Trois enfants dans le désordre de Léo Joannon: Eugène Laporte, entrepreneur de travaux publics
1967 : Les Arnaud de Léo Joannon : le juge Henri Arnaud
1967 : Les Cracks d'Alex Joffé : Jules Auguste Duroc, inventeur
1968 : Gonflés à bloc ou Le Rallye de Monte-Carlo (Monte Carlo or Bust) de Ken Annakin : Monsieur Dupont
1968 : La Grande Lessive (!) de Jean-Pierre Mocky : Armand Saint-Just, professeur de lycée
1969 : Le Cerveau de Gérard Oury : Anatole, le copain d'Arthur
1969 : L'Arbre de Noël (The Christmas Tree) de Terence Young : Verdun
1969 : L'Étalon de Jean-Pierre Mocky : William Chaminade, vétérinaire
1970 : Clodo de Georges Clair : Gaston, le père vivant sur le tableau
1970 : Le Cercle rouge de Jean-Pierre Melville : le commissaire Matteï
1970 : Le Mur de l'Atlantique de Marcel Camus : Léon Duchemin, restaurateur normand
(**: ayant une version colorisée)
Acteurs avec lesquels Bourvil a joué[modifier]

[Dérouler]
▼ Acteurs et Actrices ayant joué avec Bourvil ▼

Duo célèbres :



La Cuisine au beurre :
La Vraie Bouillabaisse
ou
La Sole Normande ?
Louis de Funès : Le Corniaud / La Grande Vadrouille (génériques communs également pour Poisson d'Avril, Les Hussards et La Traversée de Paris)
Jean Gabin : La Traversée de Paris / Les Misérables
Lino Ventura : Le Chemin des écoliers / Les Grandes Gueules
Jean Marais : Le Capitan / Le Bossu
Fernandel : La Cuisine au beurre
Jean-Paul Belmondo : Un drôle de dimanche / Le Cerveau
Alain Delon : Le Chemin des écoliers / Le Cercle rouge
Bernard Blier : Les Hussards / Les Misérables
Michèle Morgan : Le Miroir à deux faces / Fortunat
Danielle Darrieux : Un drôle de dimanche
Pierrette Bruno : Le Capitan / Le Tracassin / Pacifico / La Bonne planque / ... et de nombreuses chansons en duo
Marie Dubois : Les Grande Gueules / La Grande Vadrouille / Gonflés à bloc
Jean Poiret : La Grande Lessive / Le Mur de l'Atlantique/ un drôle de paroissien / La Grande Frousse
Luis Mariano : Le Chanteur de Mexico / Sérénade au Texas
Georges Guétary : Ça sent si bon la Revue / La Route fleurie / Cavalcade / La Course à l'émeraude / Pacifico
Brigitte Bardot : Le Trou Normand
Paul Meurisse : La Grosse Caisse
Francis Blanche : Un drôle de paroissiens/ La jument cafe / La grande Frousse/ La grande lessive/L'Etalon
Cinéastes ayant tourné avec Bourvil[modifier]

Marcel Camus
Jean-Pierre Melville
Gérard Oury
Jean-Pierre Mocky
Léo Joannon
Ken Annakin
Alex Joffé
Robert Enrico
Christian-Jaque
Jean Delannoy
Claude Autant-Lara
Gilles Grangier
René Clair
André Hunebelle
Michel Boisrond
Marc Allégret
Richard Pottier
André Cayatte
Guy Lefranc
Sacha Guitry
Jean Boyer
Henri-Georges Clouzot
André Berthomieu
Jean Dréville
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MessageSujet: Re: André Raimbourg, alias Bourvil   Sam 12 Fév 2011 - 15:51

La Grande Vadrouille 1966 17 270 304
Le Jour le plus long 1962 11 905 556
Le Corniaud 1965 11 739 783
Les Misérables 1958 9 940 533
La Cuisine au beurre 1963 6 396 529
Pas si bête 1946 6 155 419
Le Bossu 1959 5 845 980
Le Cerveau 1969 5 547 305
Les Trois Mousquetaires 1953 5 354 739
La Jument verte 1959 5 294 328
Le Capitan 1960 5 177 812
La Traversée de Paris 1956 4 844 000
Le Mur de l'Atlantique 1970 4 770 962
Le Chanteur de Mexico 1956 4 751 000
Le Cercle rouge 1969 4 336 000
Cadet Rousselle 1954 3 995 775
Le Trou normand 1952 3 915 583
Blanc comme neige 1949 3 666 283
Le Cœur sur la main 1947 3 657 951
Le Roi Pandore 1949 3 625 511
Les Grandes Gueules 1966 3 595 000
Fortunat 1960 3 337 000
Par la fenêtre 1948 3 213 162
Les Cracks 1968 2 946 373
Les Hussards 1955 2 875 093
Le Miroir à deux faces 1958 2 864 701
La Ferme du pendu 1945 2 703 664
Le Passe-muraille 1950 2 566 767
Sérénade au Texas 1958 2 555 758
Le Chemin des écoliers 1959 2 516 000
Tout l'or du monde 1961 2 421 026
Un drôle de paroissien 1963 2 371 855
Les Arnaud 1967 2 168 748
Miquette et sa mère 1952 2 155 275
La Grande Lessive (!) 1968 2 111 923
Le Tracassin 1961 1 842 130
La Grosse Caisse 1965 1 836 779
Les Culottes rouges 1961 1 803 412
Le Fil à la patte 1955 1 797 375
Cent francs par seconde 1952 1 747 636
Les Bonnes Causes 1962 1 731 139
Seul dans Paris 1951 1 668 425
Un drôle de dimanche 1957 1 574 480
Trois enfants dans le désordre 1966 1 547 346
L'Étalon 1969 1 278 907
La Grande Frousse 1964 679 693
Théâtre, opérettes, opéra, radios, tournées[modifier]

1937 : L'Anglais tel qu'on le parle, théâtre aux Armées, caserne de la Pépinière (24e régiment d'infanterie), Paris 8e
1937 : L'Arlésienne, à la Gaîté-Lyrique de Paris, théâtre aux Armées
1938 : Le Music-hall des Jeunes Amateurs, sur Radio Cité
1942 : La Revue du Rire, Théâtre de l'Alhambra (octobre) (avec Ouvrard, Roger Pierre...)
1943 : Ça sent si bon la Revue, Théâtre de l'Alhambra (juillet) (avec Georges Guétary...)
1945 à fin 1947: Pêle-Mêle, sur Radio-Luxembourg, émission de Jean-Jacques Vital (l'inventeur de La Famille Duraton, futur Directeur de Air Production), avec Monsieur Champagne aux jeux, Ray Ventura et ses Collégiens, Henri Génès..; Robert Rocca assure ses textes
1946 : La Bonne Hôtesse opérette de Jean-Jacques Vital et Serge Veber, musique Bruno Coquatrix, mise en scène Fred Pasquali, Théâtre de l'Alhambra
1946 : tournée estivale de trois mois en première partie vedette des Collégiens de Ray Ventura, patronnée par Bruno Coquatrix
1947 : Le Maharadjah opérette de Jean-Jacques Vital et Serge Veber, musique Bruno Coquatrix, mise en scène Fred Pasquali, Théâtre de l'Alhambra
1947 et 1948 : Constellation 48, émission radiophonique de music-hall sur la RDF écrite par Robert Picq et Pierre Ferrary, présenté par Mauricet, avec Ray Ventura et son orchestre, Henri Salvador..; textes de Bourvil encore avec Robert Rocca
1948 : Les Contes d'Hoffmann, opéra de Jacques Offenbach, Théâtre des Champs-Élysées avec l'orchestre de l'Opéra-Comique
1949 : Le Bouillant Achille comédie de Paul Nivoix, mise en scène Robert Dhéry, Théâtre des Variétés
1949 et 1950: Le Café du coin, émission radiophonique sur Radio-Luxembourg par Jean-Jacques Vital, avec des textes de Maurice Horgues et Robert Rocca, patronnée par Verigoud puis Cinzano. Jacques Grello est le Barman, et Bourvil Monsieur Chose
1950 : Quelques Pas dans le Cirage, pour trois mois au Québec, avec Roger Pierre (complice deux ans plus tard dans Le Trou normand), Jean Richard, Darry Cowl, dans le cadre de la troupe Les Burlesques de Paris (dont Louis de Funès fera partie quelques mois plus tard, comme pianiste-comédien) dirigée par Max Révol
1950 : M’sieur Nanar opérette de Jean-Jacques Vital, Pierre Ferrari et André Hornez, musique Bruno Coquatrix, mise en scène Fred Pasquali, Théâtre de l'Étoile
1951 et 1952 : Les Aventures de Bourvil, sur Radio-Luxembourg, réalisées par André Sallée, textes de Robert Picq, patronnées par les pâtes Milliat. Bourvil est Marcel Lapierre
1951 : Soucoupes volantes, sur Radio-Luxembourg avec Jean Nohain, émission de Louis Merlin. Bourvil est alors Le Professeur Soucoupe, aux côtés de Pauline Carton et de André Gillois
1952 : La Route fleurie opérette de Raymond Vincy, musique Francis Lopez, mise en scène Max Révol, avec Georges Guétary, Théâtre des Célestins, Théâtre de l'ABC. L'œuvre durera 4 ans sans interruption. Soit 1302 représentations a Paris, et une tournée en province
1952 : Phi-Phi enregistrement de la célèbre opérette de Albert Willemetz
1956 : Cavalcade avec Georges Guétary, sur Radio-Luxembourg, chacun coachant un groupe d'artistes en compétition, puis
1956 : La Course à l'émeraude, toujours sur Radio-Luxembourg, et Radio Monte-Carlo, et toujours avec Georges Guétary, pour un feuilleton musical cette-fois
1958 : Knock ou le Triomphe de la médecine de Jules Romains, mise en scène Jean-Louis Barrault
1958 : Pacifico opérette de Paul Nivoix, musique Jo Moutet, mise en scène Max Revol, Théâtre de la Porte-Saint-Martin, avec ses principaux complices de La Route fleurie
1962 : La Bonne Planque de Michel André, mise en scène Roland Bailly, Théâtre des Nouveautés
1965 : Ouah ! Ouah ! opérette de Michel André, mise en scène Roland Bailly, musique Étienne Lorin et Gaby Wagenheim, Théâtre de l'Alhambra
entre 1969 et 1970: Paillasson, émission quotidienne matinale sur Europe 1, avec Robert Rocca et Maurice Horgues, sous la direction de Lucien Morisse, durant quelques semaines. Jean Richard lui succéda
Chansons[modifier]

Bourvil a mené, parallèlement à sa carrière cinématographique, une carrière au music-hall et à l'opérette, durant laquelle il interpréta près de 300 chansons. Jouant le plus souvent des personnages de gentil, voire de benêt (cf. supra), il en chanta aussi souvent durant plus de la première moitié de sa carrière au cinéma. Parmi les plus connues :
1945 : Les Crayons, paroles de Bourvil et musique d'Étienne Lorin, chanson du film La Ferme du pendu.
1946 : Pour sûr, paroles de Jean Rafa et Bourvil et musique de Jean Rafa et Émile Prudhomme, chanson du film Pas si bête.
1947 : C'est l'Piston, chanson du film Blanc comme neige.
1947 : La Rumba du pinceau, paroles de Bourvil et musique d'Étienne Lorin et Sterval, chanson du film Par la fenêtre.
1949 : La Tactique du gendarme, du 4e film d'André Berthomieu avec Bourvil, Le Roi Pandore, paroles de Bourvil et Lionel Leplat, musique d'Étienne Lorin.
1952 : Langage bébé ou Les Enfants Fan-Fan, paroles de Bourvil dès 1937 pour amuser ses copains de régiment, chanson du film Le Trou normand. Version colorisée de la chanson
1954 : Aragon et Castille de Boby Lapointe, dans le film Poisson d'avril.
1956 : Monsieur Balzac de Raymond Lévesque en hommage à Balzac
1956 : Quand on est deux amis, avec Luis Mariano dans le film Le Chanteur de Mexico.
1958 : Je t'aime bien (Casimir et Capucine) en duo avec Pierrette Bruno, dans l'opérette Pacifico.
1958 : Ballade irlandaise, paroles d'Eddy Marnay et musique d'Emil Stern.
1959 : Salade de fruits, paroles de Noël Roux, musique d'Armand Canfora et Noël Roux.
1960 : Ma p'tite chanson, paroles de Robert Nyel et musique de Gaby Verlor.
1960 : Pour se parler d'amour, toujours avec Pierrette Bruno, dans le film Le Capitan (ainsi que Baladin)
1962 : C’était bien, plus connue sous le nom apocryphe du Petit bal perdu, paroles de Robert Nyel et musique de Gaby Verlor.
1962 : Un clair de lune à Maubeuge, paroles de Pierre Perrin & de Claude Blondy, musique de Pierre Perrin, chanson du film éponyme de Jean Chérasse.
1963 : La Tendresse, paroles de Noël Roux et musique d'Hubert Giraud.
1963 : Un air de jeunesse, paroles de Bernard Dimey et musique d'Henri Salvador, dans le film Le Magot de Josefa.
1967 : Les Girafes, paroles et musique de Michel Berger.
1970 : Ça (Je t'aime...moi non plus), duo avec Jacqueline Maillan, paroles de Serge Gainsbourg et Marcel Mithois, musique de Serge Gainsbourg, une parodie par Maillan et Bourvil de l'œuvre tubuesque de Gainsbourg.
1970 : Pauvre Lola, duo avec Jacqueline Maillan, paroles de Serge Gainsbourg et Bourvil, musique de Serge Gainsbourg.
Un hommage lui a été rendu par Tom Novembre en 2006 par l'interprétation de 14 chansons dans son CD "André".
Une partie de sa discographie
Sketch[modifier]

La causerie anti-alcoolique, sketch écrit par Roger Pierre (enregistrement audio , transcription )
Musique[modifier]

Harmonica, mandoline, accordeon, guitare, cornet à pistons, trompette, bugle...:
1934 : harmonie municipale de Fontaine-le-Dun
1935 : trio musical à Saint-Laurent-en-Caux, à la trompette, avec Victor Gemptel (mécanicien, à l'accordéon), et le Dr Piory (médecin, au violon)
1935 : harmonie municipale de Rouen-Saint-Sever
1936 : harmonie municipale de Rouen
1937 : section musique du 24e régiment d'infanterie (Paris)
1941 et 1942 : cours de trompette du Conservatoire de Paris (en candidat libre)
Accordéoniste de Bordas La femme à barbe à l'ABC en 1941, avec Étienne Lorin
Récompenses[modifier]

1er du concours de Georges Briquet au Poste parisien en 1938
Prix Byrrh du radio-crochet Les Fiancés de Byrrh à Radio Paris en 1938
Grand Prix de l'Académie du disque français en 1953, avec les Pierrots Parisiens et l'orchestre Nelly Marco
Comique français le plus populaire de l'année pour Radio-Luxembourg en 1953 (sondage)
Prix d’interprétation masculine2 (coupe Volpi) à la Mostra de Venise en 1956 pour La Traversée de Paris
Victoire du Cinéma français du meilleur acteur en 1956 pour La Traversée de Paris
Victoire du Cinéma français du meilleur acteur en 1959 pour Le Miroir à deux faces
Prix Georges Courteline de l'humour en 1961 pour Le Tracassin
Prix Courteline de l'humour en 1964 pour La Cuisine au beurre (également décerné à Fernandel)
Nommé Chevalier des Arts et des Lettres en 1968
... alors que la même année, il a refusé – toujours par modestie – d'être intronisé dans l'Ordre de la Légion d'Honneur, Charles de Gaulle s'étant proposé en personne pour éventuellement la lui remettre
Durant les années 60, il a en outre obtenu le Prix d’interprétation de l’Académie du Cinéma français (Étoile de Cristal), et une Médaille d'Honneur de la ville de Paris
Anecdotes[modifier]

Il fut reçu 1er du canton au Certificat d'études primaires en 1931, alors que c'est par inadvertance qu'il réussit, 21 ans plus tard, cette même épreuve, dans Le Trou normand en 1952, alors âgé de 35 ans (30 dans le film)
Il forma d'éphémères duos au cabaret en 1941, avec Étienne Lorin (clowns musicaux), puis Jean Richard
Bourvil devient un personnage de dessin animé, dans le court métrage Grrr de 1952
Lucien Raimbourg, de parenté distante, tourna avec lui dans Sérénade au Texas en 1958
Il refusa le rôle du commissaire Juve dans Fantômas, confié à Louis de Funès pour cause d'emploi du temps surchargé
Le triporteur du film Les Cracks lui tomba dessus dans un fossé en 1967: ses douleurs osseuses vertébrales se dévoilèrent alors...
Espérant vivre vieux, il accordait une attention toute particulière à une nourriture saine et équilibrée
Un timbre postal « Bourvil » a été édité par la poste française en 1994, dans le cadre d’une série consacrée aux acteurs du cinéma français.
Louis de Funès en 1965 (*) et Bourvil en 1968 (**) montèrent à bord du France. Fernandel se contenta du Normandie en 1936 (***) et 1938 (****) et de L'Île de France en 1957 (*****). (* : Le Gendarme à New York; ** : Le Cerveau; *** : Un de la légion; **** : Les Cinq Sous de Lavarède; ***** : À Paris tous les deux -... de Funès réapparaîssant en bas du France en fin du film Les Grandes Vacances)
Gage d'un talent hors norme, Fernandel interpréta 6 rôles familiaux différents du 1er degré en 1954 dans Le Mouton à cinq pattes, Bourvil 3 en 1961 dans Tout l'or du monde, et Michel Simon 2 en 1952 dans La Vie d'un honnête homme ainsi que Louis de Funès en 1961 dans La Belle Américaine (hors concours Jerry Lewis en 1965 dans Les Tontons Farceurs, grâce à 7 rôles ! 1 chauffeur et 6 frères)
Projets[modifier]

La mort de Bourvil mit fin à plusieurs de ses souhaits cinématographiques (L'Albatros de Jean-Pierre Mocky ; une Guerre des Gaules et les tribulations de deux frenchies aux USA, avec Louis de Funès, et toujours par Gérard Oury ; les aventures d'un tonique curé de campagne du Pays de Caux imaginées par l'abbé Alexandre..) et théâtraux (Le Contrat avec de Funès, écrit par Francis Veber et mis effectivement en scène par Jean Le Poulain).
Seuls La Folie des grandeurs, tirée de Ruy Blas (Yves Montand le suppléant) et L'Emmerdeur, issu du Contrat (avec Jacques Brel comme premier François Pignon) furent ensuite réalisés.
Autobiographie (autre projet)[modifier]

C'est l'Piston : une soixantaine de feuillets manuscrits, inachevés... et perdus
Bibliographie[modifier]

1949 : Le Miroir des vedettes, no 2, article Bourvil, comique paysan, Jean Polbernar, dans le supplément illustré de Radio-Revue
1951 : Le Film vécu, no 32, mars, spécial Bourvil, éd. Cinémonde
sd : Les Grandes stars du grand écran, no 1, spécial Bourvil, Bourvil: le génie du comique, éd. du page
1969 : Notre ami Bourvil, Catherine Claude, éd. Éditeurs français réunis
1972 : André Bourvil, Maurice Bessy, éd. Denoël
1975 : Bourvil, du rire aux larmes, Pierre Berruer, éd. Presses de la cité
1981 : Bourvil, Jacques Lorcey, éd. P.A.C.
1983 : Bourvil, Christian Plume et Xavier Pasquini, éd. Bréa
1990 : Un certain Bourvil, Catherine Claude, éd. Messidor
1990 : Bourvil, Jean-Jacques Jelot-Blanc et James Huet, éd. Stock
1990 : Bourvil, ou la tendresse du rire, Philippe Huet et Élizabeth Coquart, éd. Albin Michel
2000 : Bourvil... c'était bien, Gérard Lenne, éd. Albin Michel
2003 : Chansons de Bourvil en bandes dessinées (coll.), éd. Petit à Petit
2006 : répliques de Bourvil, Jean-Jacques Jelot-Blanc, éd. du Rocher
2006 : Bourvil. De rire et de tendresse, Philippe Crocq et Jean Mareska, éd. Privat
2008 : Dictionnaire des comédiens français disparus, Yvan Foucart, Mormoiron : Éditions cinéma, 2008, 1185 p. (ISBN 978-2-9531-1390-7)
2010 : Bourvil : ça va, ils sont contents, Pascal et Annie Delmotte, Gilles Verlan, préface de Dany Boon, Flammarion, 2010, 208 p.
Documentaires[modifier]

Légende Bourvil, Air Production (la société de Jean-Jacques Vital, grand ami de Bourvil), 52' (VHS)
1982 : Bourvil, un éclat de rire, réalisateur Catherine Dupuis, scénario Catherine Chanteloup et Jocelyne Triquet (TV)
1996 : Bourvil, réalisateur Jacques Pessis, 25' (TV)
2000 : Sur les traces de Bourvil, évocations avec les Frères Taloche, réalisateur Pierre Dupont, RTBF/ARTE/TSR, 30' (TV et DVD)
2005 : portrait sur France 2 par François Morel et Antoine de Caunes, dans le cadre de l'émission Les 100 plus grands français de tous les temps, (TV - cf. supra)
2006 : Bourvil, l'homme qui s'était fait artiste. Portrait d'une star pas comme les autres, réalisateur Armand Isnard, Cat Productions, 58' (TV)
2007 : L'air du temps, réalisateur Jacques Plessis, 55' (TV)
Notes et références[modifier]

↑ Reférence : Extrait d'acte de naissance n° 8/1917 [archive ]
↑ « J’ai eu le prix à Venise, bon, j’en suis pas mal fier, mais je ne confonds pas vitesse et précipitation, Bourvil et Sarah Bernhardt. Le rire dans la qualité c’est ce que je voudrais pouvoir faire. L’imbécile heureux, voilà mon emploi. Que je m’évade de temps en temps je ne dis pas non mais ce sera toujours pour y revenir. » Bourvil cité dans Maurice Bessy, André Bourvil, Denoël, 1972
Liens externes[modifier]

Sur les autres projets Wikimédia :
« Bourvil », sur Wikiquote (recueil de citations)
(fr)/(en) Bourvil sur l’Internet Movie Database - Version plus complète en anglais
Bourvil sur lesgensducinema.com
Portrait de Bourvil en vidéos sur ina.fr
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MessageSujet: Re: André Raimbourg, alias Bourvil   Sam 12 Fév 2011 - 15:51

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MessageSujet: Re: André Raimbourg, alias Bourvil   Sam 12 Fév 2011 - 15:52

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