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Fleur

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MessageSujet: http://www.historia.fr/   Lun 10 Jan 2011 - 21:32

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MessageSujet: Re: http://www.historia.fr/   Lun 10 Jan 2011 - 21:32

:haha: Zarafa, la grande favorite de Charles X
01/06/2007 - 726

Jamais en France un roi n'avait reçu un cadeau diplomatique si... vertigineux ! Mesurant près de 4 m, la girafe expédiée par le vice-roi d'Egypte fait une entrée très remarquée à Paris le 30 juin 1827.
Le 23 octobre 1826, un brigantin jette l'ancre dans le port de Marseille. A son bord, un étrange animal jusqu'alors inconnu sur le sol de France. Son long cou émerge d'un trou aménagé dans les planches du pont entre les deux mâts. Ses yeux immenses laissent transparaître une dignité distante. Zarafa - autrement dit girafe -, tel est le nom de ce mammifère exotique.
Il s'agit là d'un présent destiné au roi de France Charles X de la part du vice-roi d'Egypte, Méhémet Ali. Alors que la cote de popularité de ce dernier, engagé auprès des Turcs contre les patriotes grecs, est au plus bas à Paris, le consul de France, Bernardino Drovetti, expatrié en Egypte depuis vingt ans et devenu son conseiller, lui suggère de faire ce cadeau pour la ménagerie royale afin d'apaiser les tensions entre les deux pays. Drovetti est le pourvoyeur de référence en matière d'animaux sauvages. Il en organise la capture au Soudan, une région qui abrite alors une faune très riche composée de crocodiles, d'hippopotames, d'hyènes, d'autruches, d'éléphants, de singes et de girafes. Zarafa, le girafon femelle d'environ cinq mois, ainsi que sa demi-soeur destinée à l'Angleterre, sont capturés en décembre 1825 et chargés à dos de chameau. Ces deux girafes nubiennes appartiennent à une espèce de petite taille et leur jeune âge permettra de les apprivoiser.
Leur périple débute sur les rives du Nil bleu o๠elles embarquent avec des esclaves soudanais sur une felouque en direction de Khartoum. Là , elles sont abritées dans le fort militaire jusqu'en mai 1826. Sous la responsabilité d'Hassan, un Bédouin au service de Drovetti, et d'Atir son assistant, un ancien esclave soudanais affranchi, elles y sont l'objet de soins méticuleux. Chaque girafon boit 25 litres de lait par jour : trois vaches laitières les accompagnent donc. Le voyage se poursuit de Khartoum à Alexandrie. La felouque est soit halée, soit manoeuvrée par perche lors du passage délicat des six cataractes qui ponctuent le cours du Nil.
A l'arrivée à Alexandrie en juillet, Zarafa est beaucoup plus vigoureuse que sa compagne. Les deux girafons sont tirés à la courte paille pour savoir lequel ira en France quand l'autre prendra la route de l'Angleterre. Zarafa échoit à la France. Drovetti y est sans doute pour quelque chose car l'autre animal, plus faible, mourra peu après son arrivée à Londres. Le transport de Zarafa entre Alexandrie et Marseille est confié au Sarde Stefano Manara, capitaine du navire I Due Fratelli (Les Deux Frères). On rapporte que, s'étant " entiché " d'elle, il lui roucoule du matin au soir des mélodies de son pays.
Le 23 octobre, après vingt-cinq jours de mer, Marseille est en vue. Ce n'est que le 31 que la girafe et ses trois vaches nourricières sont transbordées vers le lazaret, cet endroit qui accueille les équipages des bateaux mis en quarantaine. Mais le préfet de Marseille, le comte de Villeneuve-Bargemont, qui s'est pris d'affection pour celle qu'il appelle " sa fille adoptive ", lui fait construire un enclos dans le parc de son domaine. C'est de nuit, le 14 novembre, afin d'éviter un attroupement et des bousculades, que Zarafa rejoint sa nouvelle résidence. Maintenue par quatre longes doubles, elle suit docilement le cheval qui la précède. Si celui-ci disparaît de sa vue au détour d'une rue, elle pile net, n'acceptant de repartir qu'à la réapparition du cheval ! Les savants naturalistes de la ville viennent observer " la belle Africaine ". M. Salzes de l'Académie des sciences de Marseille exécute quelques croquis et la décrit comme saine, robuste et joyeuse, d'un naturel très doux. Elle mesure alors 3,55 m. Le préfet et son épouse organisent des dîners appelés " soirées à la girafe ". Après le dessert, les invités rendent visite à " l'enfant des tropiques ".
La question du transport de Zarafa vers la capitale fait l'objet de débats entre les professeurs du Muséum de Paris, le préfet et Drovetti. On hésite entre le voyage par mer jusqu'au Havre via Gibraltar, le transport fluvial sur le Rhône ou la remontée à pied par voie terrestre. Le voyage terrestre par " petites journées à la condition qu'une personne intelligente, avisée et connaissant les habitudes de l'animal " veille à son transfert, est retenu. Le grand naturaliste Etienne Geoffroy Saint-Hilaire débarque à Marseille le 4 mai 1827. Immédiatement, " l'aspect et les moeurs de cet animal gigantesque... si maniable, si doux, si bonne personne ", le passionnent. Il fait faire pour l'animal un imperméable de taffetas ciré, bordé d'un galon noir, taillé sur mesure, et des espèces de bottes au cas o๠l'usure de ses sabots l'handicaperait.
Le 20 mai 1827, la caravane s'ébranle. Le savant est en téte du cortège suivi des vaches nourricières puis de Zarafa tenue par Hassan et Atir. Des gendarmes à cheval ouvrent et ferment la marche afin de prévenir la panique parmi les attelages. Les paysages défilent, pinèdes, rocailles, vergers, vignes, mais partout les mémes badauds ébahis. Au rythme de 3,5 km/h ponctués de deux heures de pause à la mi-journée, avec des orages, le froid, et des vents violents dans la vallée du Rhône, il faut dix-sept jours pour rallier Lyon.
Le cortège y parvient le 6 juin 1827, par 5°C, le jour o๠Athènes tombe aux mains des Turcs. La place Bellecour est noire de monde. Trente mille personnes acclament Zarafa qui y est présentée deux fois par jour. La poursuite du voyage vers Paris est difficile. Geoffroy qui souffre de rhumatismes et d'un dysfonctionnement rénal, emprunte de plus en plus souvent la charrette.
Le 30 juin, le cortège entre dans la capitale. La girafe s'est fortifiée par l'exercice, son poil est plus doux, elle mesure 3,80 mètres. Toutefois pour lui épargner de nouveaux kilomètres, le savant souhaiterait que le roi se déplace à Paris pour la rencontrer, mais Madame Royale, épouse du dauphin, s'y oppose formellement. En délégation, les professeurs du Muséum dont le prestigieux Cuvier et l'infatigable Geoffroy, escortés par la cavalerie royale, se rendent à la résidence royale de Saint-Cloud. Devant toute la Cour rassemblée, Geoffroy présente officiellement l'animal. Charles X, passionné, assaille le savant de questions. Entre juillet et aoà»t, cent mille visiteurs défilent devant la rotonde du Jardin des Plantes, soit le huitième de la population parisienne. C'est là qu'après l'avoir longuement toilettée, Atir la promène chaque jour. Flaubert, Stendhal, Balzac la célèbrent. Les salons dansent au son de la valse à la girafe. Charles X meurt dans son exil en 1836, Geoffroy en 1844, Zarafa en 1845.
Par Françoise Labalette
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