LA PETITE MAISON TRANQUILLE
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 Proverbe - poème - citation.

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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Jeu 7 Avr 2011 - 7:50



Le poème du jeudi 07 avril 2011 :

BONJOUR



Dire bonjour tous les jours de sa vie à quelqu’un,

c’est toujours une réinvention.

Émile Benveniste



Je l’ai perdu-

je l’avais pourtant-

au bout-

de la langue-

de la lande-

je l’avais là-

prêt à sortir-

à rompre-

le silence-

à soulever-

le couvercle-

le capot-

je ne sais d’ailleurs-

comment dire-



je l’ai perdu-

en chemin-

sur la langue-

la lande en fleurs-

je l’avais pourtant-

écrit-

sur un petit bout-

de papier-

ceci est un-

ou une-

j’ai même perdu-

le genre-



et maintenant-

ce mot-

c’est comme-

un âne mort-

une âme en peine-

allez savoir-

il est perdu-

mort-

comme l’on dit-

d’une langue-

ou d’un être-

du grec-

du latin-

et de l’algonquin-



des mots-

des pièces d’un jeu-

qu’il s’agit-

de recomposer-

de retrouver-

phonèmes-

et variantes-

saute-

et sotte-

de proche en proche-

je m’approche-

en oubliant-

en cherchant ailleurs-

le mot-

me brûle-

à nouveau-

les lèvres-

à nouveau-

ce matin-

il sort enfin-

ceci est un bon jour-

BONJOUR !


Jean-Jacques Dorio
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Fleur

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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Jeu 7 Avr 2011 - 9:47

;)
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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Ven 8 Avr 2011 - 7:40




Le poème du vendredi 08 avril 2011 :



Chanson d'après-midi



Recueil : Les fleurs du mal


Quoique tes sourcils méchants
Te donnent un air étrange
Qui n'est pas celui d'un ange,
Sorcière aux yeux alléchants,

Je t'adore, ô ma frivole,
Ma terrible passion !
Avec la dévotion
Du prêtre pour son idole.

Le désert et la forêt
Embaument tes tresses rudes,
Ta tête a les attitudes
De l'énigme et du secret.

Sur ta chair le parfum rôde
Comme autour d'un encensoir ;
Tu charmes comme le soir,
Nymphe ténébreuse et chaude.

Ah ! les philtres les plus forts
Ne valent pas ta paresse,
Et tu connais la caresse
Qui fait revivre les morts !

Tes hanches sont amoureuses
De ton dos et de tes seins,
Et tu ravis les coussins
Par tes poses langoureuses.

Quelquefois, pour apaiser
Ta rage mystérieuse,
Tu prodigues, sérieuse,
La morsure et le baiser ;

Tu me déchires, ma brune,
Avec un rire moqueur,
Et puis tu mets sur mon coeur
Ton oeil doux comme la lune.

Sous tes souliers de satin,
Sous tes charmants pieds de soie,
Moi, je mets ma grande joie,
Mon génie et mon destin,

Mon âme par toi guérie,
Par toi, lumière et couleur !
Explosion de chaleur
Dans ma noire Sibérie !


Charles Baudelaire
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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Ven 8 Avr 2011 - 7:41

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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Sam 9 Avr 2011 - 6:07




Le poème du samedi 09 avril 2011 :

Le Passeur d'eau


Le passeur d’eau, les mains aux rames,
À contre flot, depuis longtemps,
Luttait, un roseau vert entre les dents.

Mais celle hélas ! qui le hélait


Au delà des vagues, là-bas,
Toujours plus loin, par au delà des vagues,
Parmi les brumes reculait.

Les fenêtres, avec leurs yeux,
Et le cadran des tours, sur le rivage,
Le regardaient peiner et s’acharner,
En un ploiement de torse en deux
Et de muscles sauvages.

Une rame soudain cassa
Que le courant chassa,
À vagues lourdes, vers la mer.

Celle là-bas qui le hélait,
Dans les brumes et dans le vent, semblait
Tordre plus follement les bras,
Vers celui qui n’approchait pas.

Le passeur d’eau, avec la rame survivante,
Se prit à travailler si fort
Que tout son corps craqua d’efforts
Et que son cœur trembla de fièvre et d’épouvante.

D’un coup brusque, le gouvernail cassa
Et le courant chassa
Ce haillon morne, vers la mer.

Les fenêtres, sur le rivage,
Comme des yeux grands et fiévreux
Et les cadrans des tours, ces veuves
Droites, de mille en mille, au bord des fleuves,

Fixaient, obstinément,
Cet homme fou, en son entêtement
À prolonger son fol voyage.

Celle là-bas qui le hélait,
Dans les brumes, hurlait, hurlait,
La tête effrayamment tendue
Vers l’inconnu de l’étendue.

Le passeur d’eau, comme quelqu’un d’airain,
Planté, dans la tempête blême,
Avec l’unique rame, entre ses mains,
Battait les flots, mordait les flots quand même.
Ses vieux regards hallucinés
Voyaient les loins illuminés
D’où lui venait toujours la voix
Lamentable, sous les cieux froids.

La rame dernière cassa
Que le courant chassa
Comme une paille, vers la mer.

Le passeur d’eau, les bras tombants,
S’affaissa morne, sur son banc,
Les reins rompus de vains efforts,
Un choc heurta sa barque, à la dérive,
Il regarda, derrière lui, la rive :
Il n’avait pas quitté le bord.

Les fenêtres et les cadrans,
Avec des yeux béats et grands
Constatèrent sa ruine d’ardeur,
Mais le tenace et vieux passeur
Garda tout de même, pour Dieu sait quand,
Le roseau vert, entre ses dents.




Oeuvre:
Les Villages illusoires (1895)


Auteur:
Verhaeren Emile
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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Sam 9 Avr 2011 - 6:08

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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Dim 10 Avr 2011 - 7:00



Le poème du dimanche 10 avril 2011 :

Un des poèmes les plus célèbres de Louis Aragon :

Que serais-je sans toi.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant Que cette heure arrêtée au cadran de la montre Que serais-je sans toi que ce balbutiement.
J'ai tout appris de toi sur les choses humaines Et j'ai vu désormais le monde à ta façon J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines Comme au passant qui chante on reprend sa chanson J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson.
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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Dim 10 Avr 2011 - 7:05

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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Dim 10 Avr 2011 - 7:42

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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Lun 11 Avr 2011 - 6:22



Le poème du lundi 11 avril 2011 :














Il court à travers
la nuit,
Il court, il fuit, il fuit,
Le plus loin possible,
Le plus vite... il est la cible

Il court, court, il fuit,
Derrière lui, ça le poursuit,
Il n'ose se retourner,
Que va-t-il lui arriver ?

La lune s'est cachée,
En voile les nuages serrés
Font de l'ombre, faible lueur,
Son corps est tout en sueur

Il court à travers la nuit,
Bientôt le soleil va se lever,
Pourra t'il tenir jusque là ?
Il s'épuise, las des bras...

Il passe les bois, une rivière,
Déambule par le cimetière
Des indigènes, n'y prête attention,
Il trébuche sous la pression

Il se sent rattraper, silence
Glacée, à l'aube où la pitance
D'or se déverse... et il s'envole,
Fuyant à tout jamais l'immobilité

Il a vaincu, son âme en obole,
Il a gagné... gagné l'éternité,
Le droit de partout passer,
Souffler... Dieu Eole est ainsi né...



© Pascal Lamachère
p.h.l.31@hotmail.fr


Dernière édition par moumoune le Lun 11 Avr 2011 - 6:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Lun 11 Avr 2011 - 6:25

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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Mar 12 Avr 2011 - 7:26

:x

Le poème du mardi 12 avril 2011/


* Victor HUGO (1802-1885)
( La légende des siècles )


Les paysans au bord de la mer

I

Les pauvres gens de la côte,
L'hiver, quand la mer est haute
Et qu'il fait nuit,
Viennent où finit la terre
Voir les flots pleins de mystère
Et pleins de bruit.

Ils sondent la mer sans bornes ;
Ils pensent aux écueils mornes
Et triomphants ;
L'orpheline pâle et seule
Crie : ô mon père ! et l'aïeule
Dit -. mes enfants !

La mère écoute et se penche ;
La veuve à la coiffe blanche
Pleure et s'en va.
Ces coeurs qu'épouvante l'onde
Tremblent dans ta main profonde,
Ô Jéhovah.

Où sont-ils tous ceux qu'on aime ?
Elles ont peur. La nuit blême
Cache Vénus ;
L'océan jette sa brume
Dans leur âme et son écume
Sur leurs pieds nus.

On guette, on doute, on ignore
Ce que l'ombre et l'eau sonore
Aux durs combats
Et les rocs aux trous d'éponges,
Pareils aux formes des songes,
Disent tout bas.

L'une frémit, l'autre espère.
Le vent semble une vipère.
On pense à Dieu
Par qui l'esquif vogue ou sombre
Et qui change en gouffre d'ombre
Le gouffre bleu !

II

La pluie inonde leurs tresses.
Elles mêlent leurs détresses
Et leurs espoirs.
Toutes ces tremblantes femmes,
Hélas ! font voler leurs âmes
Sur les flots noirs.

Et, selon ses espérances,
Chacun voit des apparences
A l'horizon.
Le troupeau des vagues saute
Et blanchit toute la côte
De sa toison.

Et le groupe inquiet pleure.
Cet abîme obscur qu'effleure
Le goéland
Est comme une ombre vivante
Où la brebis Épouvante
Passe en bêlant.

Ah ! cette mer est méchante,
Et l'affreux vent d'ouest qui chante
En troublant l'eau,
Tout en sonnant sa fanfare,
Souffle souvent sur le phare
De Saint-Malo.

III

Dans les mers il n'est pas rare
Que la foudre au lieu de phare
Brille dans l'air,
Et que sur l'eau qui se dresse
Le sloop-fantôme apparaisse
Dans un éclair.

Alors tremblez. Car l'eau jappe
Quand le vaisseau mort la frappe
De l'aviron,
Car le bois devient farouche
Quand le chasseur spectre embouche
Son noir clairon.

Malheur au chasse-marée
Qui voit la nef abhorrée !
Ô nuit ! terreur !
Tout le navire frissonne,
Et la cloche, à l'avant, sonne
Avec horreur.

C'est le hollandais ! la barque
Que le doigt flamboyant marque !
L'esquif puni !
C'est la voile scélérate !
C'est le sinistre pirate
De l'infini !

Il était hier au pôle
Et le voici ! Tombe et geôle,
Il court sans fin.
Judas songe, sans prière,
Sur l'avant, et sur l'arrière
Rêve Caïn.

Il suffirait, pour qu'une île
Croulât dans l'onde infertile,
Qu'il y passât,
Il fuit dans la nuit damnée,
La tempête est enchaînée
A ce forçat.

Il change l'onde en hyène
Et que veut-on que devienne
Le matelot,
Quand, brisant la lame en poudre,
L'enfer vomit dans la foudre
Ce noir brûlot ?

La lugubre goélette
Jette à travers son squelette
Un blanc rayon ;
La lame devient hagarde,
L'abîme effaré regarde
La vision.

Les rocs qui gardent la terre
Disent : Va-t'en, solitaire,
Démon ! va-t'en !
L'homme entend de sa chaumière
Aboyer les chiens de pierre
Après Satan.

Et les femmes sur la grève
Se parlent du vaisseau rêve
En frémissant ;
Il est plein de clameurs vagues ;
Il traîne avec lui des vagues
Pleines de sang.

IV

Et l'on se conte à voix basse
Que le noir vaisseau qui passe
Est en granit,
Et qu'à son bord rien ne bouge ;
Les agrès sont en fer rouge,
Le mât hennit.

Et l'on se met en prières,
pendant que joncs et bruyères
Et bois touffus,
Vents sans borne et flots sans nombre,
Jettent dans toute cette ombre
Des cris confus.

V

Et les écueils centenaires
Rendent des bruits de tonnerres
Dans l'ouragan ;
Il semble en ces nuits d'automne
Qu'un canon monstrueux tonne
Sur l'océan.

L'ombre est pleine de furie.
Ô chaos ! onde ahurie,
Caps ruisselants,
Vent que les mères implorent,
Noir gouffre où s'entre-dévorent
Les flots hurlants !

Comme un fou tirant sa chaîne,
L'eau jette des cris de haine
Aux durs récifs :
Les rocs, sourds à ses huées,
Mêlent aux blêmes nuées
Leurs fronts pensifs.

La mer traîne en sa caverne
L'esquif que le flot gouverne,
Le mât détruit,
Et la barre, et la voilure
Que noue à sa chevelure
L'horrible nuit.

Et sur les sombres falaises
Les pêcheuses granvillaises
Tremblent au vent,
Pendant que tu ris sur l'onde,
De l'autre côté du monde,
Soleil levant !
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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Mer 13 Avr 2011 - 7:41

:x

Le poème du mercredi 13 avril 2011 :


Les Hôtes

Émile VERHAEREN

Recueil : "Les Visages de la Vie"


- Ouvrez, les gens, ouvrez la porte,
je frappe au seuil et à l’auvent,
ouvrez, les gens, je suis le vent
qui s’habille de feuilles mortes.

- Entrez, monsieur, entrez le vent,
voici pour vous la cheminée
et sa niche badigeonnée ;
entrez chez nous, monsieur le vent.

- Ouvrez, les gens, je suis la pluie,
je suis la veuve en robe grise
dont la trame s’indéfinise,
dans un brouillard couleur de suie.

- Entrez, la veuve, entrez chez nous,
entrez la froide et la livide,
les lézardes du mur humide
s’ouvrent pour vous loger chez nous.

- Levez, les gens, la barre en fer,
ouvrez, les gens, je suis la neige ;
mon manteau blanc se désagrège
sur les routes du vieil hiver.

- Entrez, la neige, entrez, la dame,
avec vos pétales de lys,
et semez-les par le taudis
jusque dans l’âtre où vit la flamme.

Car nous sommes les gens inquiétants
qui habitons le nord des régions désertes,
qui vous aimons – dites, depuis quels temps ?
pour les peines que nous avons par vous souffertes.

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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Jeu 14 Avr 2011 - 9:41

:x

Le poème du jour ...

Jeudi 14 avril 2011 :

Nous nous aimerons tant…

Francis JAMMES

Nous nous aimerons tant que nous tairons nos mots,
en nous tendant la main, quand nous nous reverrons.
Vous serez ombragée par d’anciens rameaux
sur le banc que je sais où nous nous assoierons.
C’est là que votre amie, cette fée du hameau,
gracieuse comme au temps de Jean-Jacques Rousseau,
et bonne comme on est quand on a bien souffert,
c’est là, dans le secret de ces asiles verts,
qu’elle parla de vous à celui qui vous aime.
Donc nous nous assoierons sur ce banc, tous deux seuls,
à l’heure où le soleil empourprant l’écureuil
descend sur la pelouse où sont les poulinières.
D’un long moment, ô mon amie, vous n’oserez…
Que vous me serrez douce et que je tremblerai…

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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Jeu 14 Avr 2011 - 9:45

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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Jeu 14 Avr 2011 - 9:53

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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Ven 15 Avr 2011 - 8:20



Le poème du vendredi 15 avril 2011

La vie aux champs


Le soir, à la campagne, on sort, on se promène,
Le pauvre dans son champ, le riche en son domaine ;
Moi, je vais devant moi ; le poète en tout lieu
Se sent chez lui, sentant qu'il est partout chez Dieu.
Je vais volontiers seul. Je médite ou j'écoute.
Pourtant, si quelqu'un veut m'accompagner en route,
J'accepte. Chacun a quelque chose en l'esprit ;
Et tout homme est un livre où Dieu lui-même écrit.
Chaque fois qu'en mes mains un de ces livres tombe,
Volume où vit une âme et que scelle la tombe,
J'y lis.

Chaque soir donc, je m'en vais, j'ai congé,
Je sors. J'entre en passant chez des amis que j'ai.
On prend le frais, au fond du jardin, en famille.
Le serein mouille un peu les bancs sous la charmille ;
N'importe : je m'assieds, et je ne sais pourquoi
Tous les petits enfants viennent autour de moi.
Dès que je suis assis, les voilà tous qui viennent.
C'est qu'ils savent que j'ai leurs goûts; ils se souviennent
Que j'aime comme eux l'air, les fleurs, les papillons
Et les bêtes qu'on voit courir dans les sillons.
Ils savent que je suis un homme qui les aime,
Un être auprès duquel on peut jouer, et même
Crier, faire du bruit, parler à haute voix;
Que je riais comme eux et plus qu'eux autrefois,
Et qu'aujourd'hui, sitôt qu'à leurs ébats j'assiste,
Je leur souris encor, bien que je sois plus triste ;
Ils disent, doux amis, que je ne sais jamais
Me fâcher ; qu'on s'amuse avec moi ; que je fais
Des choses en carton, des dessins à la plume ;
Que je raconte, à l'heure où la lampe s'allume,
Oh! des contes charmants qui vous font peur la nuit ;
Et qu'enfin je suis doux, pas fier et fort instruit.

Aussi, dès qu'on m'a vu : «Le voilà !» tous accourent.
Ils quittent jeux, cerceaux et balles; ils m'entourent
Avec leurs beaux grands yeux d'enfants,sans peur,sans fiel,

Qui semblent toujours bleus, tant on y voit le ciel !

Les petits -- quand on est petit, on est très-brave --
Grimpent sur mes genoux; les grands ont un air grave ;
Ils m'apportent des nids de merles qu'ils ont pris,
Des albums, des crayons qui viennent de Paris ;
On me consulte, on a cent choses à me dire,
On parle, on cause, on rit surtout ; -- j'aime le ,
Non le ironique aux sarcasmes moqueurs,
Mais le doux honnête ouvrant bouches et coeurs,
Qui montre en même temps des âmes et des perles.

J'admire les crayons, l'album, les nids de merles ;
Et quelquefois on dit quand j'ai bien admiré :
«Il est du même avis que monsieur le curé.»
Puis, lorsqu'ils ont jasé tous ensemble à leur aise,
Ils font soudain, les grands s'appuyant sur ma chaise,
Et les petits toujours groupés sur mes genoux,
Un silence, et cela veut dire : «Parle-nous.»

Je leur parle de tout. Mes discours en eux sèment
Ou l'idée ou le fait. Comme ils m'aiment, ils aiment
Tout ce que je leur dis. Je leur montre du doigt
Le ciel, Dieu qui s'y cache, et l'astre qu'on y voit.
Tout, jusqu'à leur regard, m'écoute. Je dis comme
Il faut penser, rêver, chercher. Dieu bénit l'homme,
Non pour avoir trouvé, mais pour avoir cherché.
Je dis : Donnez l'aumône au pauvre humble et penché ;
Recevez doucement la leçon ou le blâme.
Donner et recevoir, c'est faire vivre l'âme !
Je leur conte la vie, et que, dans nos douleurs,
Il faut que la bonté soit au fond de nos pleurs,
Et que, dans nos bonheurs, et que, dans nos délires,
Il faut que la bonté soit au fond de nos rires ;
Qu'être bon, c'est bien vivre, et que l'adversité
Peut tout chasser d'une âme, excepté la bonté ;
Et qu'ainsi les méchants, dans leur haine profonde,
Ont tort d'accuser Dieu. Grand Dieu! nul homme au monde
N'a droit, en choisissant sa route, en y marchant,
De dire que c'est toi qui l'as rendu méchant ;
Car le méchant, Seigneur, ne t'est pas nécessaire !

Je leur raconte aussi l'histoire ; la misère
Du peuple juif, maudit qu'il faut enfin bénir ;
La Grèce, rayonnant jusque dans l'avenir ;
Rome ; l'antique Égypte et ses plaines sans ombre,
Et tout ce qu'on y voit de sinistre et de sombre.
Lieux effrayants ! tout meurt; le bruit humain finit.
Tous ces démons taillés dans des blocs de granit,
Olympe monstrueux des époques obscures,
Les Sphinx, les Anubis, les Ammons, les Mercures,
Sont assis au désert depuis quatre mille ans ;
Autour d'eux le vent souffle, et les sables brûlants
Montent comme une mer d'où sort leur tête énorme ;
La pierre mutilée a gardé quelque forme
De statue ou de spectre, et rappelle d'abord
Les plis que fait un drap sur la face d'un mort ;
On y distingue encor le front, le nez, la bouche,
Les yeux, je ne sais quoi d'horrible et de farouche
Qui regarde et qui vit, masque vague et hideux.
Le voyageur de nuit, qui passe à côté d'eux,
S'épouvante, et croit voir, aux lueurs des étoiles,
Des géants enchaînés et muets sous des voiles.








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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Ven 15 Avr 2011 - 8:25

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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Sam 16 Avr 2011 - 7:08

:x

Poème du samedi 16 avril 2011 :

Le petit poucet

ATOS

Arrête de trainer tes gosses au supermarché!
Arrête de leur montrer tout ce que tu ne pourras pas leur payer!
Arrête de leur crier de lâcher ce paquet et puis ce jouet!
Arrête de leur hurler de ne rien mettre dans ton panier!
Tu vas en faire des maudits,
Tu vas en faire des assoiffés.
Arrête de leur faire croire que tu n’es qu’un incapable.
Montre leur que t’es capable de renvoyer une balle,
Montre leur que tu connais l’arbre qui gratte le poil,
Fais les rêver et confie leur tes secrets.
Emmène les – tiens – pêcher le têtard,
Emmène les au bord de la Marne,
Emmène les s’aventurer au delà du bien plus loin,
Dis leur que si un jour ils apprennent à voler
Ce sera pour suivre les oies sauvages.
Arrête de t’ justifier tout le temps…!
« Trop grand » ou « pas besoin »
« le mois prochain » ou pas « vu à la télé »
Pourquoi qu’tu leur mens ?
Pourquoi t’ leur fais croire que c’est au poids de son panier
Qu’on reconnaît la richesse de son voisin de palier ?
Qu’est ce qui t’est arrivé pour que t’en viennes à penser
Que c’est chez les marchands que l’on élève ses enfants ?
Pourquoi qu’ tu leur mens ?
Pourquoi tu lui dis pas que c’est seulement
Parce que tu n’as pas assez d’argent ?
Que ce sera des raviolis premiers prix
Parce que sinon ils pourront pas participer à la sortie ?
Mais dis leur surtout – je t’en prie – que tout ça,… on s’en fout!
Parce que demain tu vas leur montrer comment griller des châtaignes!
Alors arrête de t’énerver!
Arrête de cacher la honte que tu t’inventes,
Derrière les têtes de gondoles,
Devant ces têtes de guignols.
Arrête de leur voler tout ce temps!
Il n’y a rien intéressant chez les marchands!
On y apprend la haine et puis la rage.
Le supermarché est un taudis où tu perdras tes enfants.
Pas la peine de lancer un appel à la caisse centrale
C’est au rayon des consoles
Que ton dernier sera méchamment conditionné.
C’est pas un endroit décent, crois moi.
C’est un endroit qui te rendra inintéressant.
Entre le parking et le caddy
son mercredi à ton gamin ?
Il est fumé.
Et toi… tu comptes ta cagnotte.
Tu as enfin gagné assez de points ?
Génial!
C’est donc samedi que vous serez tous ruinés!
Arrête de trainer tes gosses au supermarché, s’ te plait..
Arrête de leur dire que tu fais tes courses chez des voleurs
Ils commencent à penser qu’ils sont enfants de receleur!
Et qu’à la caisse 23, il y a, comme qui dirait, association de malfaiteurs.
Laisse pas tes gosses trainer au supermarché, s’ te plait!
ils ont le droit d’avoir des rêves bien plus grands que ceux que l’on te vend.

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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Sam 16 Avr 2011 - 7:44

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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Dim 17 Avr 2011 - 12:01




Le poème du dimanche 17 avril 2011 :

Le papillon malade


Marceline DESBORDES-VALMORE

Recueil : "Mélanges"

Apologue
Las des fleurs, épuisé de ses longues amours,
Un papillon dans sa vieillesse
(Il avait du printemps goûté les plus beaux jours)
Voyait d’un œil chagrin la tendre hardiesse
Des amants nouveau-nés, dont le rapide essor
Effleurait les boutons qu’humectait la rosée.
Soulevant un matin le débile ressort
De son aile à demi-brisée :
» Tout a changé, dit-il, tout se fane. Autrefois
L’univers n’avait point cet aspect qui m’afflige.
Oui, la nature se néglige ;
Aussi pour la chanter l’oiseau n’a plus de voix.
Les papillons passés avaient bien plus de charmes !
Toutes les fleurs tombaient sous nos brûlantes armes !
Touchés par le soleil, nos légers vêtements
Semblaient brodés de diamants !
Je ne vois plus rien sur la terre
Qui ressemble à mon beau matin !
J’ai froid. Tout, jusqu’aux fleurs, prend une teinte austère,
Et je n’ai plus de goût aux restes du festin !
Ce gazon si charmant, ce duvet des prairies,
Où mon vol fatigué descendait vers le soir,
Où Chloé, qui n’est plus, vint chanter et s’asseoir,
N’offre plus qu’un vert pâle et des couleurs flétries !
L’air me soutient à peine à travers les brouillards
Qui voilent le soleil de mes longues journées ;
Mes heures, sans amour, se changent en années :
Hélas ! Que je plains les vieillards !
» Je voudrais, cependant, que mon expérience
Servît à tous ces fils de l’air.
Sous des bosquets flétris j’ai puisé ma science,
J’ai défini la vie, enfants : c’est un éclair !
Frêles triomphateurs, vos ailes intrépides
S’arrêteront un jour avec étonnement :
Plus de larcins alors, plus de baisers avides ;
Les roses subiront un affreux changement.
» Je croyais comme vous qu’une flamme immortelle
Coulait dans les parfums créés pour me nourrir,
Qu’une fleur était toujours belle,
Et que rien ne devait mourir.
Mais le temps m’a parlé ; sa sévère éloquence
A détendu mon vol et glacé mes penchants :
Le coteau me fatigue et je me traîne aux champs ;
Enfin, je vois la mort où votre inconséquence
Poursuit la volupté. Je n’ai plus de désir,
Car on dit que l’amour est un bonheur coupable :
Hélas ! D’y succomber je ne suis plus capable,
Et je suis tout honteux d’avoir eu du plaisir. »
Près du sybarite invalide,
Un papillon naissait dans toute sa beauté :
Cette plainte l’étonne ; il rêve, il est tenté
De rentrer dans sa chrysalide.
» Quoi ! Dit-il, ce ciel pur, ce soleil généreux,
Qui me transforme et qui me fait éclore,
Mon berceau transparent qu’il chauffe et qu’il colore,
Tous ces biens me rendront coupable et malheureux !
Mais un instinct si doux m’attire dans la vie !
Un souffle si puissant m’appelle autour des fleurs !
Là-bas, ces coteaux verts, ces brillantes couleurs
Font naître tant d’espoir, tant d’amour, tant d’envie !
Oh ! Tais-toi, pauvre sage, ou pauvre ingrat, tais-toi !
Tu nous défends les fleurs encor penché sur elles.
Dors, si tu n’aimes plus ; mais les cieux sont à moi :
J’éclos pour m’envoler, et je risque mes ailes ! «
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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Lun 18 Avr 2011 - 9:07



Poème du lundi 18 avril 2011 :

A la Marquise


Pierre CORNEILLE

Marquise, si mon visage
A quelques traits un peu vieux,
Souvenez-vous qu’à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux.
Le temps aux plus belles choses
Se plaît à faire un affront,
Et saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front.
Le même cours des planètes
Règle nos jours et nos nuits
On m’a vu ce que vous êtes;
Vous serez ce que je suis.
Cependant j’ai quelques charmes
Qui sont assez éclatants
Pour n’avoir pas trop d’alarmes
De ces ravages du temps.
Vous en avez qu’on adore;
Mais ceux que vous méprisez
Pourraient bien durer encore
Quand ceux-là seront usés.
Ils pourront sauver la gloire
Des yeux qui me semblent doux,
Et dans mille ans faire croire
Ce qu’il me plaira de vous.
Chez cette race nouvelle,
Où j’aurai quelque crédit,
Vous ne passerez pour belle
Qu’autant que je l’aurai dit.
Pensez-y, belle marquise.
Quoiqu’un grison fasse effroi,
Il vaut bien qu’on le courtise
Quand il est fait comme moi.
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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Lun 18 Avr 2011 - 9:09

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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Mar 19 Avr 2011 - 8:06



Poème du mardi 19 avril 2011 :


Deux
trois notes




Deux trois notes, claironne
Le souffle, du cœur chantonne,
J'entends les vagues de la mer
S'écumer sur les joues de la terre

Deux trois notes, petites fleurs
Font douce mélodie, un envole,
Un voyage vers la bonne humeur
Qui ne souffrira d'aucune anicroche

Deux trois notes, notes en obole
A l'imaginaire, tel varappeur accroche,
Le musicien dispose dans sa palette
D'émotions qu'à l'aire il transpose

Deux trois notes, notes de fête,
La mélodie se fait symphonie éclose,
Libérée de son créateur, s'en va
Mourir pour renaître dans l'esprit

Deux trois notes, dans la joie
Sont envoyées valser sur nos parvis,
Deux trois notes et l'univers
Entier est tout, tout en couleur

Le vent fait valser les feuilles,
Les nuages font révérence en l'air,
VIE sors une - dernière - fois de torpeur
Avant au silence tourner l'œil

Pour deux trois notes, petites notes,
Petite pause, bonheur humeur dénote...



© Pascal Lamachère
p.h.l.31@hotmail.fr
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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Mar 19 Avr 2011 - 8:09

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MessageSujet: Re: Proverbe - poème - citation.   Mer 20 Avr 2011 - 7:15



le poème du mercredi 20 avril 2011 :

Le monde est méchant



Le monde est méchant, ma petite :
Avec son sourire moqueur
Il dit qu'à ton côté palpite
Une montre en place de coeur.

- Pourtant ton sein ému s'élève
Et s'abaisse comme la mer,
Aux bouillonnements de la sève
Circulant sous ta jeune chair.

Le monde est méchant, ma petite :
Il dit que tes yeux vifs sont morts
Et se meuvent dans leur orbite
A temps égaux et par ressorts.

- Pourtant une larme irisée
Tremble à tes cils, mouvant rideau,
Comme une perle de rosée
Qui n'est pas prise au verre d'eau.

Le monde est méchant, ma petite :
Il dit que tu n'as pas d'esprit,
Et que les vers qu'on te récite
Sont pour toi comme du sanscrit.

- Pourtant, sur ta bouche vermeille,
Fleur s'ouvrant et se refermant,
Le , intelligente abeille,
Se pose à chaque trait charmant.

C'est que tu m'aimes, ma petite,
Et que tu hais tous ces gens-là.
Quitte-moi ; - comme ils diront vite :
Quel cœur et quel esprit elle a !

Œuvre:
Émaux et camées


Auteur:
Gautier Théophile
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